LHJMQ

Repêchage 2020: top 10 des Québécois selon les recruteurs

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Ce sont eux qui enfilent leurs bottes de travail pour aller scruter le terrain. Et c'est à eux que revient le devoir de mettre leur poing sur la table s'ils croient avoir trouvé le diamant brut du repêchage. Leur travail est ingrat, mais ils ne s'en plaindront pas. Ils sont trop passionnés pour ça.                                 

Pour établir son top 10 des espoirs québécois du repêchage de 2020 de la Ligue nationale de hockey (LNH), c'est aux recruteurs de la Belle Province que le TVASports.ca a donné la parole. Plusieurs dépisteurs amateurs travaillant pour différentes équipes du circuit Bettman, dans l'Est comme dans l'Ouest, ont été consultés pour l'exercice. Ce texte est le résultat de plus de deux heures d'enregistrements téléphoniques et il contient pour vous une foule de points de vue des experts du milieu sur les différents joueurs.                       

En raison d'Alexis Lafrenière seulement, cette cuvée québécoise passera à l'histoire. Mais, outre le prodige, elle paraît très relevée pour ce qui est des deux premiers tours.                          

«Le haut du repêchage est de haut niveau, s'est prononcé un recruteur. C'est une très, très bonne cuvée pour le Québec.»                          

Seul hic : si l'on regarde le repêchage dans son ensemble, elle ne présente pas une profondeur extraordinaire au-delà des 62 premiers choix. À ce chapitre, elle ne rivalise pas avec la cohorte de 2015, qui avait vu 18 Québécois être repêchés.                           

«La profondeur est dans la moyenne... des années moyennes, a nuancé un recruteur. Elle n’est pas dans la moyenne des très bonnes années et pas dans celle des moins bonnes années non plus.»                                 

La cuvée 2020 risque de se démarquer d'une autre manière, avec plusieurs joueurs susceptibles d'être choisis au 1er tour. La dernière fois qu'on a vu plus de deux Québécois être sélectionnés lors de la première journée de la séance, c'était en 2013. Samuel Morin, Anthony Mantha, Frédérik Gauthier et Émile Poirier avaient tous été sélectionnés parmi les 30 premiers.                                 

Cette année, voici les candidats, outre Lafrenière : Hendrix Lapierre, Jacob Perreault, Mavrik Bourque, Thomas Bordeleau et Jérémie Poirier.                                 

Évidemment, chaque année, il y a plus de prétendants que de Québécois réellement repêchés au premier tour, mais il y a tout de même un nombre très intéressant de possibilités dans cette cuvée.                   

Crédit photo : Photo Pascal Huot

10. Xavier Simoneau   

Joueur de centre, gaucher, 5 pi 6 po, 169 lb – 19 mai 2001
Voltigeurs de Drummondville (LHJMQ) : 28 buts, 61 aides, 89 points en 61 matchs

Tous les recruteurs sondés n’avaient que du respect pour ce travailleur infatigable. Oui, il ne mesure que 5 pi 6 po, mais ce ne serait pas une bête idée du tout de se tourner vers lui vers la fin du repêchage.                                        

«Il a mûri, a constaté un recruteur. Il se concentre davantage à jouer entre les sifflets qu’à perdre du temps dans les arrêts de jeu à achaler les autres, à se faire achaler et à parler aux arbitres. Son attitude est A1, c’est un super compétiteur.»                                         

«Le leader incontesté de son équipe, a affirmé un autre dépisteur. Il a toujours le nez dans le trafic. Je sais qu’il fait juste [5 pi 6 po], mais il est toujours en train de créer quelque chose. C’est une peste. J’adore son chien, son caractère. Je n’aurais pas de misère à prendre une chance avec lui à la fin du repêchage.»                                         

Et le concert d’éloges se poursuit...                                         

«Tous les coachs aimeraient avoir 23 joueurs comme lui, a soutenu un recruteur. C’est un petit gars avec du caractère qui joue avec détermination. C’est un bon patineur. Des petits gars comme lui peuvent causer bien des surprises. Je respecte beaucoup les joueurs de ce type.»                                         

Projection : 7e tour  

Crédit photo : ANNIE T. ROUSSEL/JOURNAL

9. Théo Rochette  

Joueur de centre, gaucher, 5 pi 10 po, 161 lb – 20 février 2002
Saguenéens de Chicoutimi (LHJMQ) : 4 buts, 12 aides, 16 points en 19 matchs
Remparts de Québec (LHJMQ) : 10 buts, 13 aides, 23 points en 30 matchs  

Rochette possède la double citoyenneté canadienne et suisse. Il n'a pas connu la saison espérée, mais la mononucléose dont il a souffert en début d'année a nui à sa progression.                        

Un recruteur estime que son jeu ressemble drôlement à celui de Philipp Kurashev au même âge. «Même type de joueur. Habiletés, vitesse, capacité de créer des choses offensivement à l’aide de ses bonnes mains, a-t-il énuméré, mais il doit s’adapter au style physique du junior majeur.»                                         

«Un bon passeur, mais il doit apprendre à mieux détailler son jeu», a indiqué un autre dépisteur.                         

Il ne fait pas de doute que Rochette devra gagner de la masse musculaire s’il espère être compétitif chez les professionnels. Son jeu a progressé lorsque les Saguenéens l’ont échangé aux Remparts.                                         

«J’ai vu une amélioration pour ce qui est de son coup de patin au début de l’année, a noté un recruteur, mais on dirait qu’il n’a jamais été capable de lancer sa saison à Chicoutimi. J’ai vu un petit regain de vie quand il a été échangé à Québec. Il était plus à l’affût des détails, c’est un gars que Patrick Roy utilisait dans toutes les situations. L’équipe à Chicoutimi était plus mature, donc il était plus restreint dans ses tâches. Il a eu une petite éclosion, mais je m’attendais à un peu plus de sa part.»                                         

Projection : 4e tour  

Crédit photo : Photo Pascal Huot

8. William Villeneuve   

Défenseur, droitier, 6 pi 1 po, 175 lb – 20 mars 2002
Sea Dogs de Saint-Jean (LHJMQ) : 9 buts, 49 aides, 58 points en 64 matchs  

«Il passe en dessous du radar et je ne comprends pas pourquoi», a confié un recruteur, qui croit que Villeneuve aurait dû être invité au match des meilleurs espoirs de la Ligue canadienne.                                         

Villeneuve a terminé au premier rang des pointeurs de la LHJMQ chez les défenseurs, et ce, en affichant un différentiel (-5) de loin supérieur à celui de son coéquipier Jérémie Poirier (-25).                                         

«Un défenseur assez complet, a mentionné un dépisteur. Je ne pense pas qu’il a autant d’offensive qu’on le prétend. Ses qualités premières sont défensives. C’est un gars qui est difficile à cerner un peu parce que, toute l’année, il a joué avec Poirier, un gars qui pense beaucoup à l’attaque. Il a été mis dans des conditions difficiles pour performer. On voit les qualités, mais elles sont difficiles à mettre ensemble. Ça m’énerve un peu quand vient le temps d’aller au batte pour lui...»                                      

«Physiquement, il est mince, a relevé un autre recruteur. Il manque de force. Son coup de patin est à améliorer.»                         

Le manque de maturité physique de Villeneuve fait de lui un joueur difficile à évaluer du point de vue des recruteurs.                         

«Il aura beaucoup de travail à faire pour amener son jeu chez les professionnels, a fait savoir un dépisteur. Plusieurs de ses lacunes sont liées à son manque de puissance. Cela a un impact sur son coup de patin, sa manière de défendre et ses batailles à un contre un dans les coins de patinoire.»                         

Projection : 4e tour  

Crédit photo : Photo d'archives,Simon Clark

7. William Dufour   

Ailier droit, droitier, 6 pi 2 po, 195 lb – 28 janvier 2002
Saguenéens de Chicoutimi (LHJMQ) : 31 matchs, 10 buts, 12 aides, 22 points
Voltigeurs de Drummondville : 28 matchs, 18 buts, 15 aides, 33 points

Les petits et rapides patineurs ont plus que jamais leur place dans la LNH, mais les attaquants de puissance ont encore la cote. En voilà un.           

Il y a le William Dufour de la première moitié de saison et celui de la deuxième. Le premier a laissé à désirer, l’autre a franchement impressionné.                                         

Quitter les Saguenéens a sérieusement relancé le gros bonhomme. Son potentiel est fort intéressant, mais les recruteurs noteront qu’il a déjà été échangé deux fois au cours de sa carrière junior.                                         

«Ses habitudes de travail se sont améliorées, a indiqué un dépisteur. Il a amélioré beaucoup sa condition physique au cours de l’hiver. À Chicoutimi, sur la grande glace, il avait un peu de misère à trouver son rythme. En raison de la profondeur du club, il ne jouait pas beaucoup et il ne semblait pas en très bonne forme. Ce qu’il a démontré en deuxième moitié de saison est extraordinaire.»                                         

«Il a des habiletés de compteur, a soutenu un autre recruteur. Il faut qu’il soit régulièrement dans la zone payante, c’est là qu’il est vraiment efficace. Parfois, il a peut-être tendance à rester un peu à l’extérieur, mais ça fait partie de l’apprentissage. Son coup de patin est bon pour sa grosseur, mais c’est sûr qu’il faudra qu’il développe un peu plus de "quickness". Dans les espaces restreints, il devra être plus agile. Avec toutes les méthodes d’entraînement aujourd’hui, les probabilités qu’il améliore son coup de patin sont là.»                                       

Projection : 3e tour   

6. Jérémie Poirier   

Défenseur, gaucher, 6 pi, 196 lb – 2 juin 2002
Sea Dogs de Saint-Jean (LHJMQ) : 20 buts, 33 aides, 53 points en 64 matchs

Tout un casse-tête. Ce joueur risque de poser un sérieux dilemme à plusieurs équipes.                                         

Grossièrement, voici le problème : avec la rondelle, Poirier est sensationnel. C’est quand il ne la possède pas que ça se gâte...                                         

«Il semble manquer d’intérêt ou d’habileté à jouer défensivement, mais son côté offensif est trop bon pour qu’il ne soit pas considéré comme un joueur de premier tour, a expliqué un recruteur. Cela dit, ça va amener bien des questionnements chez les équipes.»                                         

Un autre dépisteur croit pour sa part que Poirier pourrait glisser jusqu’au... troisième tour.                                         

«Il a tous les atouts pour être une "star", mais sa compréhension du jeu m’inquiète beaucoup, a-t-il mentionné. Est-ce que c’est parce qu’il ne veut pas ou parce qu’il veut trop en faire, ou encore parce qu’il ne comprend pas ce qui se passe? J’ai hâte de voir qui va jeter son dévolu sur lui.»                           

Mais vous savez ce qu’on dit dans le milieu : on peut enseigner le jeu défensif, alors que l'instinct offensif est en grande partie inné. Et celui de Poirier est hors de l'ordinaire.                       

«Tout le monde recherche des défenseurs offensifs. Ils sont rares. Il a un potentiel qui est là. Il a des défauts qui pourraient être corrigés avec le temps», a fait valoir un recruteur.                         

«Son tir frappé et son tir des poignets sont de calibre professionnel, estime un autre intervenant. Certains le comparent à Thomas Chabot. Au début de sa carrière junior, les gens du milieu disaient qu'il n'avait pas un grand intérêt à jouer en défense.»                                         

Projection : fin 1er tour ou 2e tour  

Crédit photo : Rena Laverty / USA Hockey

5. Thomas Bordeleau   

Joueur de centre, gaucher, 5 pi 10 po, 175 lb – 3 janvier 2002
Programme de développement américain : 16 buts, 30 aides, 46 points en 47 matchs (dans la USHL seulement : 7 buts, 11 aides, 18 points en 19 matchs)

Voilà un joueur très intrigant qui est peut-être sous-estimé en raison du chemin qu’il a emprunté, lui qui a opté pour le programme de développement américain.                                         

«On ne sait jamais, s’il avait joué dans la LHJMQ, peut-être qu’il serait classé plus haut», a soulevé un éclaireur.                                         

Le fils de Sébastien Bordeleau et petit-fils de Paulin, deux anciens attaquants de la LNH, est doté d’un excellent coup de patin et fait preuve de créativité en zone offensive.                                         

«C’est sûr qu’on aimerait qu’il soit un peu plus grand, mais les chances qu’il puisse éventuellement jouer comme un gars de 5 pi 10 po et 190 lb avec beaucoup d’habiletés, beaucoup de vitesse et de "quickness" sont très grandes», estime un recruteur.                                         

«Je ne suis pas certain qu’il est aussi fiable défensivement [qu’offensivement], a nuancé un autre dépisteur. Mais il aime avoir la rondelle et, quand il la possède, c’est moins inquiétant.»                                         

Projection : fin 1er tour ou début 2e tour  

Crédit photo : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

4. Mavrik Bourque   

Joueur de centre, droitier, 5 pi 10 po, 178 lb – 8 janvier 2002
Cataractes de Shawinigan (LHJMQ) : 29 buts, 42 aides, 71 points en 49 matchs

Ses statistiques cette saison avec une équipe moyenne sont extraordinaires. Les experts sont unanimes au sujet de sa vision du jeu, qui est de très haut niveau. Bien qu'on le décrive comme un passeur, Bourque peut aussi marquer un but important à l’aide de son dangereux tir sur réception. Mais il demeure assez chétif et il devra impérativement prendre du coffre.                                         

«Excellent fabricant de jeu, QI hockey très élevé, spécialement en attaque, a résumé un recruteur. C'est le genre de joueur qui peut contribuer de différentes façons. La plupart de ses 29 buts ont été inscrits à égalité numérique. Son coup de patin continuera de s'améliorer. Je crois qu'il sera un excellent joueur au niveau professionnel.»                         

«Il a eu beaucoup de responsabilités à Shawinigan, peut-être même trop, a dit un autre recruteur. Il était tout seul dans cette équipe. Il devra vraiment renforcer ses muscles. Il n’est pas assez fort physiquement.»                                         

Avec la rondelle, Bourque joue «un peu comme Mike Ribeiro», a fait remarquer un évaluateur de talent. «Ce n’est pas un patineur exceptionnel. Mais son coup de patin est supérieur à celui de Ribeiro au même âge. Malgré sa taille, il est assez intelligent pour ne pas se mettre dans des situations vulnérables.»                                         

Un autre recruteur aime le fait qu'il joue avec émotion tout en démontrant un «calme exceptionnel en possession de la rondelle».                          

Projection : fin 1er tour  

Crédit photo : Photo courtoisie, Sting de Sarnia

3. Jacob Perreault   

Ailier droit, droitier, 5 pi 11 po, 192 lb – 15 avril 2002
Sting de Sarnia (OHL) : 39 buts, 31 aides, 70 points en 57 matchs

Un nom familier pour les partisans des Canadiens de Montréal. Oui, Jacob est bel et bien la progéniture de Yanic. Mais il ne prône pas tout à fait le même style de jeu que le paternel.                      

«Jacob est un joueur très, très offensif, a décrit un dépisteur. Il a un instinct offensif hors de l'ordinaire. Avec la rondelle, il est toujours dangereux. Dans les tests sur patins du match des meilleurs espoirs de la Ligue canadienne, il était parmi les plus rapides.»                      

Le jeune homme a affiché des statistiques intéressantes avec une équipe qui en a arraché dans la Ligue junior de l’Ontario – le Sting a compilé une fiche de 22-34-6.                                         

«Un gars qui est bon avec la rondelle et qui marque des buts, a souligné un recruteur. Il a de bonnes mains. Ce n’est pas un grand patineur, il devra s’améliorer dans cet aspect. Il travaille extrêmement fort. Il a une bonne connaissance de la "game", il est bien placé. Il est fiable. C’est un gars qui est agréable à avoir comme compagnon de trio, et il peut donner beaucoup d’options à un entraîneur.»                                         

Projection : fin 1er tour  

Crédit photo : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU

2. Hendrix Lapierre  

Joueur de centre, gaucher, 6 pi, 179 lb – né le 9 février 2002
Saguenéens de Chicoutimi (LHJMQ) : 2 buts, 15 aides, 17 points en 19 matchs

Le pauvre a subi trois commotions cérébrales en 10 mois et a été limité à une vingtaine de matchs cette saison. Mais la dernière commotion qu'il a subie en était-elle vraiment une? Dans les coulisses, on raconte qu'il pourrait plutôt s'agir de problèmes au niveau du cou.                

Malgré tout cela, les recruteurs n’ont pas perdu de vue qu’il demeure un joueur fort talentueux. Lapierre devient très intéressant pour les équipes qui possèdent plus d’un choix de premier tour. Les experts s'accordent pour dire qu'en termes de talent seulement, il appartient ou top 10 ou au top 15 de ce repêchage. D'ailleurs, l'ancien directeur général des Flames de Calgary Craig Button l'adore et va jusqu'à le qualifier de «meilleur joueur du repêchage dans les deux sens de la patinoire».               

Au sommet de sa forme, Lapierre est un attaquant très intelligent et un patineur fluide.               

«Un passeur naturel», a résumé un évaluateur de talent.                   

«Ce sont les examens médicaux qui vont faire foi de tout, a fait savoir un autre recruteur. Ceci dit, trop de talent, trop bien connu des décideurs... Au tournoi Hlinka-Gretzky, il a été extraordinaire, l’un des meilleurs joueurs avec Cole Perfetti.»                                        

«C’est davantage un fabricant de jeu qu’un marqueur, a observé un dépisteur. Il pourrait peut-être améliorer un peu sa touche autour du filet, mais il complémente bien ses ailiers. Au tournoi Hlinka, il a été fantastique.»                               

Projection : 1er tour   

Crédit photo : Photo d'archives, Didier Debusschère

1. Alexis Lafrenière  

Ailier gauche, gaucher, 6 pi 1 po, 193 lb – né le 11 octobre 2001
Océanic de Rimouski (LHJMQ) : 35 buts, 77 aides, 112 points en 52 matchs  

C'est simple, Lafrenière a tous les outils et aucune grande faiblesse. «Le joueur le plus complet du repêchage», a soutenu un dépisteur.               

Vision, coup de patin, tir, mains, jeu défensif... tout est là, même un côté robuste qui plait aux recruteurs. Le talent lui sort par les oreilles, mais il montre tout de même beaucoup de hargne sur la patinoire.                

«Un futur capitaine dans la Ligue nationale de hockey, a dit un recruteur. Je l’ai vu pour la première fois à 14 ans et j’avais dit à mon patron qu’on avait un futur choix top 10 au repêchage. Quatre ans plus tard, il est pressenti comme le 1er choix au total. Malgré tout son talent, il a continué de s’améliorer et ça en dit long sur son caractère.»               

Toutefois, si on devait mentionner un aspect dans le jeu de Lafrenière qui sort du lot, il faudrait souligner sa vision du jeu, qui est ahurissante. Cela explique entre autres pourquoi il est parfois comparé à Jonathan Huberdeau.               

Quelle passe de Lafrenière - TVA Sports

La question à mille dollars est la suivante : Lafrenière sera-t-il un excellent joueur de la trempe des Taylor Hall et Rick Nash ou une supervedette dans la lignée des Sidney Crosby et Connor McDavid?                          

«Je le mets au milieu des deux catégories», a sagement répondu un recruteur.                          

«Je suis prudent avant de le mettre dans la même phrase que Crosby, a indiqué un autre éclaireur. Mais je peux te dire qu’il va être un tabarnouche de bon joueur.»                                         

Projection : 1er au total  

Si l'on exclut Lafrenière, qui possède...                      

Les meilleures mains

Hendrix Lapierre                     

Le meilleur coup de patin   

Thomas Bordeleau

La meilleure vision du jeu  

Mavrik Bourque

Le meilleur tir   

Jacob Perreault                     

Mentions honorables                                        

Patrick Guay   

Joueur de centre, gaucher, 5 pi 9 po, 171 lb – 29 avril 2002
Phoenix de Sherbrooke (LHJMQ) : 21 buts, 19 aides, 40 points en 55 matchs

«Il a des qualités offensives naturelles. Il a un vraiment un bon instinct. Il doit gagner de la force physique et améliorer sa vitesse», a résumé un recruteur.                                          

Elliott Desnoyers   

Joueur de centre, gaucher, 5 pi 11 po, 178 lb – 21 janvier 2002
Wildcats de Moncton (LHJMQ) : 11 buts, 24 aides, 35 points en 61 matchs

«Il peut jouer au centre ou à l’aile. Il doit travailler beaucoup sur son coup de patin, mais il a un bon gabarit. Il est intelligent, il travaille fort. Il a de belles habiletés. Il joue bien des deux côtés.»                                         

Shawn Element, 19 ans   

Joueur de centre, gaucher, 6 pi, 187 lb – 23 avril 2000
Titan d'Acadie-Bathurst (LHJMQ) : 20 buts, 14 aides, 34 points en 32 matchs
Eagles du Cap-Breton (LHJMQ) : 18 buts, 10 aides, 28 points en 29 matchs

«Un joueur qui travaille sur les 200 pieds, comme le veut l’expression. Il doit travailler sur son coup de patin. Il a du caractère. Une équipe ne perd rien à le prendre au sixième, septième tour, estime un recruteur. Reste à voir s’il pourra faire la transition chez les professionnels, mais les éléments de base sont bons et l’aspect physique est bon.»                                         

«Il a peut-être un peu moins de talent que Simoneau, mais c’est à peu près le même profil. Il joue dans les deux sens. J’aimerais l’avoir sur la glace avec une avance d’un but. Il amène un côté physique intéressant», a mentionné un autre dépisteur.                                         

Jacob Dion   

Défenseur, gaucher, 5 pi 9 po, 181 lb – 1er novembre 2001
Voltigeurs de Drummondville (LHJMQ) : 17 buts, 34 aides, 51 points en 63 matchs

«Il est un peu "hit or miss", a expliqué un évaluateur de talent. Il a beaucoup de travail à faire sur son jeu défensif. Il s’était sûrement fixé de gros objectifs offensifs, et ça a fonctionné. Défensivement, ça le faisait peut-être plus mal paraître. À cause de son parcours et de ce qu’il a démontré offensivement, je trouve ça intéressant de l’ajouter dans l’équation.»                        

Louis Crevier  

Défenseur, droitier, 6 pi 7 po, 212 lb – 4 mai 2001
Saguenéens de Chicoutimi (LHJMQ) : 10 buts, 11 aides, 21 points en 59 matchs   

«Sa grandeur est une rareté. Sa façon de patiner pour un joueur de 6 pi 7 po est très impressionnante. C'est un défenseur défensif qui joue très, très bien à un contre un. Il a affronté les meilleurs joueurs de l'autre équipe toute la saison avec Artem Kniazev. Il excelle en désavantage numérique. Il a une excellente portée avec son bâton. On ne voit peut-être pas le côté offensif et dynamique qu'on recherche chez les nouveaux défenseurs, mais il y a quand même de la place pour les arrières de son genre. Ses statistiques offensives sont intéressantes considérant son gabarit et le fait qu'il ne joue pas en avantage numérique.»