LNH

«Notre recruteur s’est presque battu avec lui»

Publié | Mis à jour

Contrairement à bien d’autres clubs de la Ligue nationale de hockey (LNH), les Maple Leafs de Toronto ne voulaient pas de Nail Yakupov lors du repêchage de 2012.   

En entrevue pour un épisode de la baladodiffusion «Spitting Chiclets» mis en ligne lundi, le directeur général de l’époque, Brian Burke, a révélé que son entretien avec le Russe en prévision de l’encan s’était très mal passé.      

«Nous n’allions pas le sélectionner, a dit Burke, qui parlait au cinquième rang cette année-là. Son entrevue de repêchage a été la pire jamais réalisée dans ma vie. Il était provocant, odieux et renfrogné. John Lilley, notre recruteur, s’est presque battu avec lui. Donc, ce n’était pas une bonne entrevue.»   

Yakupov a finalement été choisi au premier rang par les Oilers d’Edmonton. S’il a connu une bonne première campagne, avec 17 buts et 31 points en 48 parties en 2012-2013, il n’a jamais été en mesure de s’établir durablement par la suite.   

Ainsi, il a été limité à 62 réussites et 136 points en 350 rencontres en six campagnes avec les Oilers, les Blues de St. Louis et l’Avalanche du Colorado. Il évolue maintenant avec le SKA de Saint-Pétersbourg dans la Ligue continentale de hockey (KHL).   

Rielly disponible   

Sur la liste de Burke, c’était plutôt le défenseur Morgan Rielly qui était au sommet. Ainsi, lorsque Yakupov, Ryan Murray, Alex Galchenyuk et Griffin Reinhart ont trouvé preneur aux quatre premiers échelons, les Maple Leafs ne se sont pas fait prier pour sélectionner Rielly.   

«Il a été blessé l’année du repêchage et il n’a pas joué beaucoup. Il s’est retrouvé sur la touche tôt dans la saison et n’est revenu qu’à la toute fin de la saison. Je crois qu’il a joué 15 matchs (NDLR: 23 en tout avec les éliminatoires). Conséquemment, nous avons triplé notre personnel d’évaluation. Je crois que nous avions quatre ou cinq recruteurs qui l’épiaient. Quand ils sont revenus, il était premier sur notre liste», a expliqué Burke.   

«J’ai regardé toutes ses présences sur la patinoire cette année-là deux fois. Il n’y en avait pas tant que ça. Et les recruteurs avaient raison: ce jeune voyait bien le jeu, il patinait très bien et c’était un bon garçon.»   

Le choix s’est finalement avéré excellent, puisque l’arrière est maintenant une pièce très importante de la formation des Maple Leafs. Sa saison de 20 buts et 72 points en 2018-2019 lui avait d’ailleurs valu le cinquième rang au décompte des votes pour le trophée Norris.