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F1: Cinq éditions marquantes du GP du Canada

Publié | Mis à jour

Disputé une première fois sur le circuit de l’île Notre-Dame en 1978, le Grand Prix du Canada a été le théâtre de nombreux événements marquants, à commencer par la première victoire en Formule 1 de Gilles Villeneuve lors de cette édition inaugurale.

Ce triomphe, le tout premier d’un Québécois dans la discipline-reine du sport automobile, n’est toutefois pas le souvenir impérissable que les amateurs gardent en tête. Voici donc cinq courses tenues sur le circuit Gilles-Villeneuve qui ont gardé les spectateurs sur le bout de leur siège.

1995 – Consécration pour Alesi

Considéré par bien des connaisseurs comme un pilote très rapide, mais très malchanceux, Jean Alesi a signé sa seule et unique victoire à Montréal, en 1995.

Le Français a cette fois été du bon côté d’un coup du sort. En effet, Michael Schumacher, alors chez Benetton, menait la course lorsqu’un ennui mécanique l’a forcé à faire un très long arrêt au puits.

Ainsi, Alesi a gagné au volant d’une Ferrari numéro 27, tout comme l’avait fait le défunt Gilles Villeneuve 17 ans plus tôt. Une panne d’essence l’a toutefois forcé à s’arrêter sur la piste lors de son tour d’honneur, et il a profité d'un «lift» de Schumacher pour revenir aux puits.

Très populaire à Montréal, Alesi a d’ailleurs fait déferler les partisans sur le tracé en l’emportant.

1999 - Le mur des champions

Les amateurs de course automobile ont tous entendu du «mur des champions», à la sortie de l'emblématique virage 13 du circuit Gilles-Villeneuve. C’est en 1999, alors qu’une publicité du gouvernement du Québec sur laquelle on pouvait lire «Bienvenue au Québec» y figurait, qu’il est devenu célèbre.

Cette année-là, ce sont en effet trois champions du monde qui ont terminé leur course à cet endroit. Damon Hill (13e tour), Michael Schumacher (30e) et Jacques Villeneuve (35e) ont ainsi embouti le mur de béton.

Un premier pilote, soit Ricardo Zonta, avait fait la même erreur dès la troisième boucle. S’il n’a pas été champion en F1, il venait tout juste, la saison précédente, d’être couronné dans le championnat GT de la Fédération internationale de l’automobile (FIA).

Mika Hakkinen, seul champion encore en lice après tous ces accidents, a profité des ennuis des autres pour remporter la course. Il a ainsi été sacré champion par deux points au terme de la campagne.

2007 – La naissance d’une légende

En 2007, le GP a été marqué par de nombreux incidents et plusieurs abandons qui ont notamment forcé quatre neutralisations, ce qui représentant un record pour l’épreuve montréalaise à ce moment.

Parmi tous ces incidents, c’est toutefois l’horrible accident de Robert Kubica qui a marqué les esprits. Le Polonais a en effet effectué une sortie de piste et a percuté de plein fouet un mur de béton à 230 km/h. Sa voiture a été complètement détruite et il a souffert d’un léger traumatisme crânien et d'une entorse à la cheville.

Pendant ce temps, à l’avant, Lewis Hamilton transformait une position de tête en victoire. Il s’agissait par ailleurs de son tout premier triomphe en carrière, lui qui disputait une sixième course seulement dans la discipline.

2011 – Les multiples remontées de Button

Parmi tous les éléments qui peuvent bonifier le spectacle en F1, la pluie figure au sommet de la liste. L’édition de 2011 s’est déroulée sur une chaussée détrempée du début à la fin. Tout était donc en place pour un classique.

Interrompue en raison d’un orage pendant deux heures, la course a été le théâtre d’une course d’anthologie pour Jenson Button. Ayant notamment mis fin aux efforts de son coéquipier Hamilton et de Fernando Alonso en raison d’accrochages, il a dû s’arrêter six fois au puits. Il s’est entre autres retrouvé bon dernier environ à mi-chemin lors de la course.

Aidé par une intervention de la voiture de sécurité et un passage aux pneus pour le sec au moment opportun, Button est remonté jusqu’en deuxième place. Lors du tout dernier tour, il a finalement poussé Sebastian Vettel à la faute pour remporter la course.

Par ailleurs, cette course détient encore à ce jour le record pour la plus longue de l’histoire de la F1. Elle s’est déroulée en 4 h 4 min 39 s.

2014 – Défaillance des freins

En 2014, une nouvelle réglementation technique a permis à l’écurie Mercedes d’établir une domination complète sur ses adversaires. La firme allemande a en effet remporté 16 des 19 courses, mais le GP du Canada n’a pas figuré à ce palmarès.

Les Flèches d’argent ont malgré tout accaparé la première ligne en qualifications et se dirigeaient vers une autre victoire lorsque des ennuis de freins ont mis fin à la course de Hamilton.

Auteur de la position de tête, Nico Rosberg roulait vers la victoire lorsqu’il a lui-même dû réduire le rythme pour faire baisser la température des freins. Daniel Ricciardo, qui disputait une première saison chez Red Bull, en a profité pour le passer et signer une toute première victoire en F1.

La course a également été marquée par un violent accident lors du tout dernier tour. Un contact entre Sergio Perez et Felipe Massa, qui luttaient pour la quatrième place, a été à l’origine d’une violente sortie de piste des deux hommes. La course s’est d’ailleurs terminée derrière la voiture de sécurité.