Coupe Rogers 2019

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Tennis

Coupe Rogers : le développement souffrira de la COVID-19

Publié | Mis à jour

Par Philippe Asselin 

Aux dires d’Eugène Lapierre, c’est le développement du tennis canadien qui est le grand perdant du report de la Coupe Rogers 2020. 

Samedi, Tennis Canada a été contraint de repousser l’événement montréalais à 2021, et ce, à la suite de la décision du gouvernement du Québec de mettre en veilleuse les événements sportifs et culturels jusqu’au 31 août. 

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La Coupe Rogers de Montréal et la Rogers Cup de Toronto représentent plus de 90% des revenus de Tennis Canada. Il va sans dire que la non-tenue de l’événement de la métropole québécoise va créer un immense trou dans le budget de l’organisation. 

«Il est certain qu’avec le manque à gagner que nous allons avoir, ça va demander une restructuration de l’organisation, a indiqué M. Lapierre lors d’un entretien téléphonique. Nous allons devoir sabrer dans les dépenses de développement du tennis. C’est vraiment ce qui est le plus triste dans tout ça.» 

«Nous allons tout de même essayer de garder le plus possible les programmes de développement, mais c’est sûr qu’il va y avoir un impact majeur», a poursuit le directeur de la Coupe Rogers. 

L’importance de la relève 

Les programmes, dont parle M. Lapierre, sont mis en place aux quatre coins du pays pour soutenir les diverses institutions qui amorcent la formation des futurs joueurs d’élite de l’unifolié. Tennis Canada leur offre diverses formes de soutien, dont financier. 

Malgré les coupes budgétaires qui sont à prévoir, Eugène Lapierre insiste sur l’importance de maintenir la recette qui a permis au Canada de développer des athlètes qui sont partie prenante de l’élite mondiale. 

«Nous ne voulons pas qu’il y ait un trop gros impact sur ce que nous appelons le «pipeline», soit les jeunes entre 11 et 16 ans», a-t-il dit. 

«C’est important, car il y a un facteur d’émulation qui vient avec eux, a renchéri celui qui détient également le titre de vice-président chez Tennis Canada. Nous en avons eu la preuve avec les Milos (Raonic), Vasek (Pospisil), Eugenie (Bouchard) et la nouvelle garde (Bianca Andreescu, Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime).» 

«Les jeunes les regardent et il s’agit du meilleur moyen que nous puissions avoir pour populariser la pratique du sport chez les jeunes du pays», a conclu M. Lapierre.