Canadiens de Montréal

Les superstitions de «Casseau» comme point de repère

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L’ancien attaquant des Canadiens Gilbert Dionne avait été très utile à l’équipe dans la victoire contre les Nordiques au premier tour des séries de 1993, au terme desquelles la formation montréalaise avait soulevé la coupe Stanley.    

Dionne, qui n’avait que 22 ans à l’époque, se souvient notamment d’une intervention du directeur général de l’équipe, Serge Savard, après l’équipe eut perdu les deux premiers matchs de la série contre Québec.    

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«Serge Savard nous avait dit que si on continuait à jouer comme on avait joué, qu'on allait gagner la série et c'est ça qui est arrivé», s’est-il souvenu, jeudi, en entrevue à «JiC».    

« Il est venu dans la chambre, il était très calme, lui qui avait vécu toute sorte d'histoires avec les Canadiens», a-t-il ajouté.     

«Je me rappelle que les vétérans dans l'équipe ont dit aux jeunes "suivez-nous et tout va bien aller" et c'est ce qui est arrivé», a également mentionné l’ancien numéro 45, qui portait fièrement son chandail des Canadiens durant l’entrevue.    

Parlant des vétérans, celui qui était devant le filet, Patrick Roy, était sans doute le plus important de tous. Le penchant très superstitieux de «Casseau» avait déteint sur toute l’équipe durant les séries.    

«Durant les échauffements, fallait tous qu'on se mette à la même place, dans nos soupers, il fallait s'asseoir à la même place après les matchs qu'on gagnait, s’est rappelé Dionne. Il ne fallait pas toucher à son équipement dans la chambre, il fallait faire attention. Et pourquoi pas? Ça a marché pour nous, si c'est pour aider notre gardien à bien performer, on a tous embarqué dans le jeu. Le reste, c'est l'histoire. On a eu deux-trois bons mois ensemble et on a gagné la Coupe Stanley, je n'oublierai jamais ça.»    

Il n’oubliera pas non plus le fait que le titre a été vécu en famille avec son père et son frère Marcel, qui a eu une scintillante carrière dans la LNH sans toutefois gagner le gros trophée.    

«Marcel était descendu à Montréal pour voir le cinquième match (le dernier de la finale) contre Los Angeles, a-t-il raconté. À la fin, ça a été super le "fun" que Marcel me dise, avec mon père, "on a gagné". C'était la famille Dionne qui avait gagné la Coupe. Mais Marcel a eu une super bonne carrière, il est au Temple de la renommée, il a joué pour Équipe Canada, il a gagné beaucoup de trophées il est très fier de sa carrière.»    

Maintenant domicilié à Kitchener en Ontario, Dionne, qui a maintenant 49 ans, ne chôme pas en cette période de pandémie mondiale de coronavirus.