Canadiens de Montréal

Jacques Demers savait trouver les bons mots

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Les joueurs des Canadiens qui ont participé à la conquête de la Coupe Stanley en 1993 n’hésitent jamais à dire à quel point l’entraîneur-chef de l’équipe, Jacques Demers, savait motiver ses troupes.

L’ancien défenseur Éric Desjardins se souvient d’un moment particulier, après que l’équipe eut perdu les deux premiers matchs de la série de premier tour contre les Nordiques.

«Jacques avait dit "même si c'est 2-0, ce n'est pas terminé, on s'en va à la maison et on sera devant nos partisans". Il avait trouvé les bons mots. (...) Il a été capable d'envoyer des petits messages auxquels tout le monde a voulu croire», a indiqué l’ancien numéro 28, en entrevue à «Dave Morissette en direct».

Si Desjardins, qui avait lui-même amassé cinq points dans cette série, se souvient du jeu inspirant de Vincent Damphousse, Guy Carbonneau et Patrick Roy, il rappelle que cette victoire, «ça a été une histoire d'équipe, il y a tellement de gars qui ont participé défensivement, mais surtout offensivement (...) tout le monde avait sa place, une responsabilité et c'est ça qui a fait qu'on a gagné».

Le défenseur québécois se rappelle aussi à quel point les Nordiques avaient du talent, surtout en attaque.

«Leur leader était (Joe) Sakic, avec toutes les habiletés qu'il avait, sa vitesse, son lancer, c'était quelqu'un qu’il fallait surveiller», a-t-il souligné, avouant au passage qu’il a récemment eu l’occasion de revoir les matchs de ce parcours du printemps 1993.

«Le côté où ils ont eu plus de misère, c'est défensivement et c'est ça qui a fait virer la série de bord», a précisé Desjardins. Il a aussi mentionné que la citation faite par un membre des Nordiques au sujet d’une présumée faiblesse chez Patrick Roy avait été «une grosse erreur».

«Connaissant Pat, c'est quelque chose que tu ne peux pas vraiment faire», a-t-il rappelé en souriant.

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.