Canadiens de Montréal

1993: le «Elvis» du CH

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Gilbert Dionne n’avait que 22 ans à l’époque et en était à ses premiers pas dans la LNH avec les Canadiens de Montréal. Même s’il n’avait joué qu’une centaine de matchs dans la grande ligue, l’attaquant avait brillé lors des séries éliminatoires de 1993, particulièrement dans la série de premier tour contre les Nordiques de Québec.     

La chaîne TVA Sports présentera, ce soir dès 19h, la quatrième partie de cette série. Les cinquième et sixième rencontres seront diffusées vendredi et samedi.   

Dionne avait amassé 12 points, dont six buts, lors du printemps de 1993. Plus particulièrement, il s’était illustré avec cinq points uniquement dans cette série contre les Fleurdelisés.     

«Ça, c’est sûr, aujourd'hui, c’est 3 ou 4 millions $ par année. Je vais peut-être me remettre en forme, a rigolé Dionne, jeudi, lors d’une entrevue accordée à Salut Bonjour à TVA. J’avais 22 ans et pas assez d’expérience pour comprendre par ce que l’on a passé. Tout ce que je voulais, c’était d’être dans la formation, faire mon travail, écouter les entraîneurs, écouter notre capitaine Guy Carbonneau et les vétérans et s’amuser à jouer au hockey. La grosse série contre les Nordiques, ç’a été super le "fun".»     

Dionne était un jeune joueur, mais il était entouré de vétérans qui avaient la situation bien en main.     

«Les vétérans étaient en contrôle de la situation, a souligné le natif de Drummondville, qui habite maintenant à Kitchener en Ontario. Si Jacques (Demers) avait quelque chose à dire, il le disait à Guy Carbonneau ou Vincent Damphousse, (Brian) Bellows, (Kirk) Muller, Mike Keane et surtout Patrick Roy.»     

D'ailleurs, lors de cette série, le vent a changé de côté lors du troisième match. Dionne savait que c'était le début de la fin pour les «Bleus».     

«(Ron) Hextall commençait à être frustré. Les joueurs des Nordiques commençaient à être frustrés et on a su qu’on les avait dans les câbles», a analysé Dionne.     

L'homme aux multiples surnoms  

Dionne a d’ailleurs reçu plusieurs surnoms lors de cette série, donc ceux de «Joker» et «King» par Vincent Damphousse.     

«Dans les moments difficiles ou stressants dans le vestiaire, on ne commençait pas seulement à se taquiner, mais à se blâmer les uns et les autres en raison des erreurs, s’est rappelé Dionne. Je ne faisais pas mon bouffon, à moins qu’un vétéran me demandait de faire quelque chose pour relaxer. J’ai commencé à chanter du Elvis. Patrick (Roy) me demandait de chanter une petite chanson pour nous avant d’embarquer sur la patinoire. Tout le monde riait. On voulait être tout le monde ensemble et s’amuser.»     

À voir dans la vidéo ci-dessus.