Canadiens de Montréal

Patrick Roy avait bel et bien une faille

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On reproche souvent à Daniel Bouchard d’avoir permis aux Canadiens de Montréal de renverser la vapeur dans leur série contre les Nordiques de Québec en 1993. L’ancien instructeur des gardiens des Fleurdelisés avait déclaré avoir trouvé une faille dans le jeu de Patrick Roy.     

Les Nordiques menaient alors la série 2-0. Ils ont perdu les quatre affrontements suivants, devant un Roy en pleine possession de ses moyens.     

Or, Bouchard a tenu à préciser deux choses lors de l’émission JiC, mercredi : il n’a jamais vraiment cherché à transmettre de tels propos aux médias et ses informations étaient fondées.                 

«Quand ça s’est produit, je parlais avec Jacques Lavergne, qui était le soigneur des Nordiques, a-t-il raconté. On était près de la bande et on regardait l’entraînement. J’avais fait des commentaires parce que j’avais eu des informations. Mes espions m’avaient dit quelque chose.         

«Pendant qu’on regardait l’exercice des Canadiens qui s’entraînaient, Jacques m’a dit : "Dan, c’est évident, c’est ça qu’il faut faire." Là, il y avait d’autres journalistes autour qui demandaient : "C’est quoi la faille? C’est quoi la faille?" J’ai dit que ça ne regardait que les Nordiques, nos joueurs et notre comité d’entraîneurs.»         

Bouchard a d’ailleurs révélé l’identité de sa source.         

«C’était mon beau-frère qui travaillait au Royal Victoria, a-t-il confié. Il l’avait vu aller aux radiographies, donc on savait qu’il avait une blessure.»         

Et la blessure de Roy n’était pas mineure, semble-t-il. Lorsque Bouchard a par la suite croisé Roy au cours de l’été, celui-ci recommençait tout juste à jouer au golf.         

«C’était certainement une blessure assez grave», a-t-il affirmé.         

Malgré l’issue de la série et le réveil de Roy, Bouchard dit ne pas avoir de regrets.         

«Non, je ne regrette pas. [...] La guerre se gagne avec des espions. Je savais qu’on avait trouvé une faille», a-t-il indiqué.         

«Ce ne sont pas seulement les Nordiques qui ont manqué leur coup», a-t-il fait valoir, sachant que le CH a forcément disposé de trois autres autres équipes pour remporter la coupe Stanley cette année-là.