Lutte

WrestleMania 36: la WWE réussit son pari

WrestleMania 36: la WWE réussit son pari

Patric Laprade

Publié 06 avril
Mis à jour 06 avril

WrestleMania 36 n’a laissé personne indifférent.

Dès le départ, certains avaient décidé de ne pas l’écouter parce qu’il n’y avait pas de spectateurs et que ça n’aurait pas l’ambiance d’un vrai WrestleMania. Pour ceux et celles à l'écoute, une partie avait de la difficulté à faire abstraction de la salle vide. Puis il y a eu deux matchs, un chaque soir, qui sont complètement sortis de l’ordinaire. Les puristes ont détesté. Les plus progressistes ont aimé. 

De mon côté, la seule chose que j’ai dû changer est ma façon d’écouter les matchs. Habituellement, j’écoute la lutte en ayant mon cellulaire tout près, lisant ce qui se passe sur les réseaux sociaux au même moment, répondant à un message ici et là. Encore plus, quand je suis avec d’autres personnes, une conversation à gauche, une autre à droite, tout en gardant mes yeux sur le produit bien entendu. En personne, l’effet d’entrainement, les lumières et les artifices font aussi en sorte que tu n’es jamais concentré à 100% sur le produit. 

Samedi et dimanche, je n’ai pas eu le choix de changer mes habitudes d’écoute. Je n’avais pas une ambiance et des milliers d’amateurs pour me dire « Pat, y se passe quelque chose là, lâche ton cell!» Il fallait donc que je garde les yeux rivés sur le produit afin de bien l’apprécier et de bien l’analyser. L’aspect lutte et l’aspect théâtral devenaient alors encore plus important. 

Une fois que j’étais pleinement concentré, ça allait. Et la salle vide ne me dérangeait plus, car j’étais uniquement concentré sur le produit. Bien évidemment, il y a des matchs qui étaient plus difficiles à regarder, soit parce que le match était moins bon, ce qui arrive dans tous les événements, soit parce que les personnes impliquées dans le combat ne faisaient pas compenser le manque de spectateurs. 

Il n’y a pas de règles sur comment agir quand tu luttes devant personne. Parce que même une mince foule de 10 personnes, les 10 qui sont là, si tu as un bon match, elles vont te répondre et elles vont embarquer. Mais de ce que j’ai remarqué depuis le début de la crise, c’est que plus les lutteurs et lutteuses vont parler dans le match, plus les partenaires ou les gens qui accompagnent vont parler et émettre des sons, plus l’ambiance du match sera différente. Aussi bête que ça puisse sonner, un lutteur qui respire plus fort ou qui marmonne lorsqu’il vend fait une différence en ce moment. 

Oui, à certains moments ça pouvait ressembler à une pratique de WrestleMania. Mais j’ai déjà assisté à une lecture d’une pièce de théâtre et même si aucun acteur ne jouait comme tel, j’ai quand même été diverti par les textes. Tu peux être diverti par une forme d’art sans l’avoir dans sa forme complète ou originale. On ne peut pas toujours dire «Oh, ce match aurait été meilleur devant une foule» ou bien «Le manque de foule a fait mal au match». Fallait l’accepter ou ne pas écouter le show. Point barre. Sinon, c’est sûr que vous avez passé deux misérables soirées.

La créativité a payé

Deux matchs ont retenu l’attention par leur créativité. La WWE avait l’occasion en fin de semaine d’offrir un contenu complètement différent. Pas dans tous leurs combats, mais pour certains d’entre eux. Si le match entre Edge et Randy Orton n’a pas été un de ceux-là, c’est tout le contraire pour celui entre l’Undertaker et AJ Styles et celui entre John Cena et Bray Wyatt.

Quel match ce fut entre l’homme d’outre-tombe et l’homme phénoménal! La WWE nous a offert un film, un court-métrage, tourné à l’extérieur, dans ce qui ressemblait à un cimetière. Au lieu d’avoir des commentateurs, c’était une trame sonore, qui était parfaite et qui nous expliquait toute la dramatique du combat. Ça ressemblait beaucoup aux matchs des frères Hardy avec Impact. C’était tellement différent de ce qu’on voit à la WWE. Tellement meilleur que le match entre Randy Orton et Bray Wyatt d’il y a quelques années. Pour les circonstances, l’Undertaker a sorti son personnage de l’American Bad Ass des boules à mites. Et c’était aussi la bonne fin, alors que le Taker a fait semblant de vouloir donner une chance à Styles, pour ensuite l’envoyer dans le trou creusé pour lui et au final, l’enterrer vivant! Un vrai match à la sauce Undertaker! D’ailleurs, la WWE a peut-être trouvé une façon de prolonger la carrière du Taker. Avec ce genre de production, je prendrais un match par année de l’Undertaker à WrestleMania, tant qu’il pourra le faire. 

L’univers parallèle de Bray Wyatt!

QUEL match, ou devrais-je dire, QUEL segment entre John Cena et Bray Wyatt! Dans les circonstances, un «vrai» match n’aurait pas fait mieux. Et j’ajouterais que même pour un WrestleMania normal, ça aurait pu bien passer, sauf peut-être pour les gens sur place. Wyatt nous a emmené dans son univers parallèle, en recréant des scènes de la carrière de John Cena, que ce soit le «Ruthless Agression» ou le rappeur. On nous a ramené à Saturday Night Main Event, avec Wyatt qui imitait Hogan. Par la suite, à WrestleMania 30 quand Cena avait défait Bray. Puis on est retourné à Nitro avec Wyatt imitant Eric Bishoff et Cena portant un chandail de la nWo. Tout ça entrecoupé de scènes où Cena ne comprenait pas ce qui se passait et où il y avait un peu de confrontations physiques. Sans oublier la marionnette de Vince McMahon et le vieux Bray Wyatt dans sa chaise! Au final, c’est le «Fiend» qui est arrivé et qui a battu Cena. 

J’ai ri, j’ai crié tout seul chez moi, j’ai aimé chaque minute de ce segment. J’avais les yeux rivés sur l’écran. J’étais vraiment captivé. Par contre, c’est un segment très polarisant. Tu aimes ou tu n’aimes pas et ceux qui aiment vont le vénérer et ceux qui n’aiment pas vont le détester. Moi, j’ai vraiment embarqué dans le monde merveilleux et magique de Bray Wyatt!

Un bon WrestleMania

Si vous avez été capable de faire abstraction de la salle vide, de façon générale, nous avons eu droit à bon WrestleMania. Parmi les points positifs, notons :

  • Présenter l’événement sur deux soirs. Les shows ont passé beaucoup plus vite. J’aimerais qu’on garde l’idée l’an prochain.  
  • Les lutteurs et lutteuses qui ont adapté leur jeu pour compenser la salle vide
  • La créativité de la WWE
  • Les matchs d’Owens-Rollins, Flair-Ripley, le match d’échelles, le match des Street Profits et celui des Kabuki Warriors
  • Les deux segments cinématographiques
  • Les «Mania Moments» de KO et de Gronk

Parmi les points négatifs, notons :

  • Ceux et celles qui n’ont pas su adapter leur jeu à la situation
  • Les commentateurs dans le match entre Edge et Orton
  • Le match entre Edge et Orton
  • Les matchs non essentiels, comme Black-Lashley et Corbin-Elias
  • Les fins de certains matchs, surtout le premier soir

Mais comme rien n’est jamais parfait, je trouve qu’il y a plus de bon que de mauvais lorsqu’on combine les deux soirs. Cela dit, je peux comprendre quelqu’un qui n’est pas émoustillé par une salle vide. Mais je ne comprends pas ceux qui s’attendaient à plus, ceux qui croient que la WWE pouvait faire mieux, voire beaucoup mieux. Surtout quand aucune solution n’est amenée. 

Est-ce que c’était comme un WrestleMania normal? Bien sûr que non. Est-ce que c’était un mauvais WrestleMania pour autant? Pas plus. Et quand on ajoute dans le calcul la crise mondiale dans laquelle nous sommes, WrestleMania nous a permis de nous divertir pendant un week-end. 

En terminant, voici mes impressions, match par match, de ce WrestleMania qui passera à l’histoire et dont on risque de se rappeler pendant longtemps. 

Meilleurs matchs

1-Kevin Owens c. Seth Rollins 

2-Charlotte Flair c. Rhea Ripley

3-Undertaker c. AJ Styles

4-John Cena c. Bray Wyatt

5-John Morrison c. Kofi Kingston c. Jimmy Uso

WrestleMania 36 partie 1

Cesaro a battu Drew Gulak (avant-show)

Un bon match de lutte, bien travaillé avec une bonne psychologie. L’histoire reposait sur l’épaule droite de Cesaro. À la limite, placé dans la même position devant 80 000 personnes, le match n’aurait pas mieux sorti, car on aurait noté que la foule n’était pas toute assise et n’était pas dedans pour ce match, comme pour la plupart des combats d’avant-show à WrestleMania. 

Introduction – Rob Gronkowski

Petit message obligé de Stephanie McMahon, souhaitant que WrestleMania soit une distraction avec tout ce qui se passe dans le monde entier. C’était la bonne personne pour livrer ce message et il est vrai que la compagnie pense ainsi. Ensuite, montage de ceux et celles qui ont chanté America the Beautiful au fil des années, un classique de WrestleMania. Bon flash. 

Rob Gronkowski, l’hôte de WrestleMani,a a démontré qu’il avait plus de charisme et un meilleur micro que son bon ami Mojo Rawley. Bon, je sais, ce n’est pas dur à battre. J’ai aimé la ligne où il a dit «Je sais comment commencer un party samedi et le finir 36 heures plus tard!» Les deux ont gardé ça court. 

Michael Cole, Tom Phillips, Byron Saxton et JBL aux commentaires. JBL? Je ne peux pas croire qu’il était le premier sur la liste. Mais bon. Situation extrême, mesure extrême j’imagine. 

Alexa Bliss et Nikki Cross ont défait les championnes par équipe Asuka et Kairi Sane pour remporter les titres

J’ai aimé le match car ce fut un match avec de l’ambiance, merci aux deux Nipponnes et à Nikki. Les filles se sont données dans ce match. Le changement de titre m’a surpris par contre, parce que je ne voyais pas Bliss et Cross comme de vraies aspirantes. De plus, c’est du réchauffé. Mais on avait promis un événement qui mettrait un sourire dans le visage des gens et les babyfaces ont gagné ici, même si celle qui me donne la plus grande raison de sourire est Asuka (et Sane jusqu’à un certain degré) et non pas l’une des deux nouvelles championnes. 

Elias a vaincu le Roi Corbin

Un match qui n’aurait pas été meilleur devant une foule et qui n’était pas nécessaire sur la carte. Une victoire du babyface, la thématique de la soirée. 

La championne Raw Becky Lynch a battu Shayna Baszler

Ce fut une surprise pour moi. Si tu veux mettre en valeur une nouvelle lutteuse et en faire une vedette, tu dois lui donner la dernière victoire. Oui, elle a gagné à Survivor Series, elle a bien paru au Royal Rumble, elle a attaqué Becky à Raw dans un segment qui a fait parler et elle a dominé dans l’Elimination Chamber. Mais malheureusement, on ne se rappelle pas des équipes qui gagnent toutes les rondes si elles ne gagnent la série finale. 

Pour moi, il s’agit d’un désaveu de la direction envers Baszler, même si cette dernière a eu le dessus tout au long du combat et qu’elle a probablement eu son meilleur match sur l’alignement principal. 

Le champion Intercontinental Sami Zayn a défait Daniel Bryan

Pour un deuxième combat consécutif, je n’ai pas aimé la fin du match. Une fin, tout comme celle entre Baszler et Lynch, qui est sortie de nulle part. Le match était bon. Très physique, ce qui aide dans un contexte comme celui-ci. Une rare victoire du côté des heels. Et bien content que le Québécois conserve son titre. 

Le co-champion par équipe SmackDown John Morrison a vaincu Kofi Kingston et Jimmy Uso dans un match d’échelles pour conserver les titres

Aucune mention de pourquoi le Miz n’y était plus. On a simplement annoncé dans l’avant-show que le match était maintenant un triple menace, tout comme on avait fait la veille à SmackDown pour annoncer que Strowman replacerait Roman. Je comprends qu’on veut divertir les gens et leur faire oublier le virus. Mais on aurait quand même pu donner un peu de contexte.

Le match comme tel était bon. J’ai bien aimé. Le finish était créatif. Je n’irais pas jusqu’à dire que je l’ai adoré. Mais on a tenté quelque chose de différent et je vais toujours respecter ça. Je suis surpris qu’on garde les titres sur Miz et Morrison, surtout dans une soirée où les babyfaces sont à l’honneur. On voulait peut-être ne pas punir le Miz pour avoir fait la bonne chose et être demeuré à la maison. 

Kevin Owens a battu Seth Rollins

Meilleur match de la première soirée. Ma foi que ce match était bon. On s’est même permis une feinte, alors que Rollins s’était volontairement fait disqualifier. Owens l’a convaincu de continuer, le match est devenu sans disqualification et ça nous a donné tout un «Mania Moment» avec la chute du Québécois du haut du signe de WrestleMania. Belle victoire d’Owens et beau retour, après avoir été boudé l’an dernier.

Mojo Rawley, et ensuite Rob Gronkowski, remportent le titre 24/7

Je ne peux pas croire que ce titre existe encore. Gronk a frappé le champion R-Truth et y est allé d’un tombé, mais Rawley l’a poussé et a fait le tombé lui-même. « Fast forward» à dimanche, Gronk a fait l’ouverture du show seul, sans Rawley. Plus tard, certains lutteurs étaient à la poursuite de Rawley, Gronk est alors monté sur un perchoir et a fait une chute, dos premier, un peu à la Darby Allin, sur le lot de lutteurs en bas. Il a ensuite fait le tombé sur Rawley pour remporter le titre et ainsi permettre à la WWE de faire les manchettes un peu partout dans les médias traditionnels. 

Braun Strowman a défait le champion Universel Goldberg pour remporter le titre

Aucun autre match n’a autant été influencé par l’argent que celui-ci. Goldberg coûte cher et il ne veut pas travailler à temps partiel, encore moins à temps plein. S’il avait été là, Reigns aurait gagné le titre. Son remplaçant a donc remporté le titre. Oui, j’imagine que la WWE aurait pu s’entendre avec Goldberg pour le garder plus longtemps. Mais peut-être que c’était lui qui ne voulait pas, surtout dans le contexte actuel. 

Au final, il fallait trouver le meilleur moyen de faire bien paraître le monstre parmi les hommes et de garder ça court. Il s’est dégagé de trois coups de lance. Et s’est relevé d’un quatrième. Ça a par la suite pris quatre powerslam pour la victoire. Le match était meilleur que Goldberg contre l’Undertaker en Arabie Saoudite. Bon. Ça ne veut pas dire que c’était un bon match. Mais on a trouvé une façon de garder Strowman fort dans le combat. C’était le seul but. Le reste, on y verra j’imagine. 

L’Undertaker a vaincu AJ Styles dans un match «boneyard»

Aux commentaires du début de texte, j’ajouterais que pour ceux qui affirment que c’était la seule bonne chose samedi soir, je trouve que c’est un manque de respect envers des gars comme Owens, Rollins, Morrison, Kingston et Uso, qui ont offert de solides performances.

WrestleMania 36 partie 2

Liv Morgan a battu Natalya (avant-show)

Probablement le pire match de la fin de semaine. La foule n’aurait aucunement aidé les deux lutteuses ici. C’est toujours mieux un silence que des huées. Le début fut pénible, car elles étaient presque muettes.  

Charlotte Flair a défait la championne NXT Rhea Ripley pour remporter le titre

Excellent match. J’ai adoré la psychologie du match et l’histoire racontée. Il n’y a rien de plus beau qu’un match où tout au long on travaille un membre de son adversaire et qu’à la fin, on le bat avec une prise appliquée sur ce même membre, dans ce cas-ci le genou de Ripley. Seul bémol, un tantinet long. Clairement, on veut augmenter les cotes d’écoute de NXT dans sa guerre face à AEW. Depuis janvier, Dynamite domine largement et l’écart a été encore plus grand récemment quand NXT a pris la décision de présenter une émission sans combat. En espérant que Ripley ait un match revanche à NXT et qu’elle regagne le titre, parce que sinon, entre sa défaite et celle de Baszler, le futur de la division féminine n’a pas vraiment eu le dessus.  

Aleister Black a vaincu Bobby Lashley

Match ordinaire, mais meilleur que je l’aurais pensé. Les gars n’étaient pas assez vocaux et Lana a manqué une belle occasion d’aider le match. Pour la première moitié du combat, elle était un poteau autour du ring, tellement silencieuse, alors qu’elle aurait pu mettre de l’ambiance. La fin était stupide. 

Otis a battu Dolph Ziggler

Une fin à l’eau de rose. Mais c’était la seule fin possible. Otis remporte le match grâce à Mandy Rose, gagne son cœur et en plus, on a eu droit au baiser. Le match pour sa part ne passera pas à l’histoire. Il y a eu beaucoup trop de longs silences dans ce match. Ziggler et Otis n’ont presque rien fait à ce niveau et Sonya Deville, dans le coin de Dolph, a été vocale à quelques reprises, mais vraiment pas assez souvent. La rivalité entre Otis et Ziggler étant terminée, on va pouvoir débuter celle entre Otis et Mandy contre Sonya et Dolph. Ah j’oubliais : quelqu’un peut dire à JBL qu’on est en 2020? Pourquoi c’est dégueulasse de voir Rose embrasser Otis? Parce qu’il est gros et barbu? C’mon!

Edge a défait Randy Orton dans un « last man standing »

J’ai vraiment eu de la difficulté à embarquer dans ce match. Mais genre, vraiment. Beaucoup trop long, autour de 40 minutes. Beaucoup trop silencieux. Je comprends ce qu’on a voulu faire. On a voulu avoir un match différent. Et c’était le bon match pour ça. Mais c’était pénible à regarder. Entre les commentateurs qui ne semblaient pas dedans et qui ne réagissaient même pas sur les manœuvres spectaculaires, les lutteurs qui ne parlaient presque pas, l’arbitre qui ne comptait pas au bon moment, la soumission d’Edge qui a fini le match, mais que je n’achète pas (même s’il y avait eu une foule) et pour finir la longueur du match, ce n’était pas facile. Les gars ont travaillé fort physiquement. Bon flash pour le bump du caméraman. Et merci pour la visite guidée gratuite du centre de performance. Mais c’est le match qui va avoir le plus souffert de la situation actuelle.

Les champions par équipe Raw les Street Profits ont vaincu Angel Garza et Austin Theory

Si Kevin Raphaël et moi sommes aux antipodes, ce match et celui d’Edge et Orton l’étaient tout autant. Pas trop long. Beaucoup plus de bruit, d’énergie et de dynamisme. De plus, la bonne équipe a gagné et on a eu droit à une surprise avec la présence de Bianca Belair (la femme de Montez Ford), alors la rivalité entre les Street Profits et le clan de Zelina Vega n’est pas terminée. Bon match, rien à redire. 

La championne SmackDown Bayley a battu Tamina, Naomi, Sasha Banks et Lacey Evans

Match correct, sans plus. La deuxième moitié était de loin supérieure à la première. Justement, dans la première partie, on a eu un exemple concret de ce que je veux dire quand j’explique que les lutteurs ou lutteuses ne sont pas assez expressifs. Quand Banks, Tamina et Naomi étaient en cercle, parce que c’était la réunion de Team BAD, pourquoi n’ont-elles pas été plus vocales? Parlez-vous! Mentionnez Team BAD, encouragez-vous. Soyez «loud»! Ne le jouez pas comme s’il y avait 80 000 personnes et qu’on ne vous entendrait pas. J’ai aimé la feinte avec Sasha et Bayley, ça a permis une fin plus surprenante. L’histoire des deux amies continue. 

«Le Fiend» Bray Wyatt a défait John Cena dans un match « Firefly Fun House »

À ce que j’ai expliqué plus haut dans le texte, c’est un match à voir. Point. Ne vous faites pas une opinion sans l’avoir vu au complet. 

Drew McIntyre a vaincu le champion de la WWE Brock Lesnar pour remporter le titre

Ils ont gardé ça court, moins de cinq minutes. Bonne décision. Traditionnel match de Brock. Ça commence avec un gros impact, ensuite chacun fait ses grosses prises. Paul Heyman était excellent à l’extérieur, une chance, parce que McIntyre n’a pas compris le concept qu’il devait être plus vocal en fin de semaine. Match qui ne passera pas à l’histoire, mais qui n’était pas mauvais non plus. L’Écossais se devait de gagner ici, alors la bonne personne a remporté le combat. 

Bonus: WWE 24, documentaires sur l’Undertaker et Drew McIntyre

À la suite de WrestleMania, la WWE nous proposait quelques documentaires forts intéressants. 

Le documentaire sur l’Undertaker semble excellent. J’ai adoré l’avant-goût de 15 minutes qu’on nous a présenté. 

Le 24 sur Edge est très bon. Ce qui devait être au début un documentaire sur sa vie après la lutte en est rapidement devenu un sur son retour dans le ring. Des images exclusives de lui après SummerSlam 2019, des entrevues avec son meilleur ami Christian et sa femme Beth Phoenix, le voir s’entraîner chez lui dans un ring que la WWE lui a prêté avec Beth et Dash Wilder, et la fin, quand il fait son entrée au Royal Rumble, j’en ai eu des frissons!

Finalement, le documentaire sur le nouveau champion de la WWE est aussi bien fait. On réalise rapidement que la rumeur voulant que Vince McMahon était le seul à vouloir que WrestleMania soit présenté est fausse.

Sur ce, je vous dis à la semaine prochaine, c’est un rendez-vous!

Ne manquez pas la lutte WWE Raw, à l’antenne de TVA Sports, tous les mercredis en fin de soirée avec Kevin Raphaël et moi-même, Patric Laprade. Pour plus de détails sur l’heure de diffusion et sur les rediffusions, consultez la grille horaire (https://www.tvasports.ca/television/grille-horaire) de TVA Sports. De plus, ne manquez pas notre baladodiffusion sur QUB Radio à toutes les deux semaines, disponible sur iTunes, Google Play, Spotify et Stitcher. 

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Sur ce, je vous dis à la semaine prochaine, c’est un rendez-vous!