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F1

Ce n’est que partie remise... ou presque

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Les Francos, le Festival de jazz et le Tour cycliste de l’Île, tous des événements d’envergure qui devaient avoir lieu à Montréal en juin, ont été annulés en raison de la COVID-19. 

À la liste, il ne manque que le Grand Prix du Canada, mais ce n’est qu’une formalité.

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Le grand cirque de la F1 ne fera pas escale au circuit Gilles-Villeneuve du 12 au 14 juin, comme initialement prévu.

Si le promoteur du plus grand événement touristique au pays, François Dumontier, n’a pas annoncé officiellement le report de la course, c’est sans doute parce que ce sont les autorités de la F1 qui se réservent le droit de le faire.

Comme ils ont confirmé le report des huit premières étapes du championnat qui devait s’amorcer en mars à Melbourne, en Australie, le mois dernier.

La pandémie n’épargne pas la F1 et nul ne peut prédire quand le coup d’envoi de la saison sera donné. Si saison il y a, au risque de se répéter.

Les plus optimistes s’attendent à une reprise des activités à l’occasion du Grand Prix de Grande-Bretagne, le 19 juillet.

Mais rien n’est sûr. L’annulation du prestigieux tournoi de tennis de Wimbledon, dont la finale devait être disputée une semaine plus tôt, est un indice clair que les échéanciers seront repoussés. L’Angleterre et tout le continent européen sont au cœur de la pandémie.

Bon nombre d’observateurs prétendent maintenant que les premiers tours de roue des bolides de F1 en 2020 ne seront bouclés qu’en septembre. Dans le meilleur des scénarios.

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Championnat ou pas ?

Le président de la F1, Chase Carey, s’est voulu rassurant en déclarant récemment qu’il souhaite élaborer un calendrier remanié «qui présenterait entre 15 et 18 courses en 2020».

Le règlement sportif de la F1 comporte néanmoins certaines clauses pour conserver son statut de Championnat du monde.

Un article stipule notamment que le calendrier doit inclure des épreuves ayant lieu dans au moins trois continents durant la même saison tout en exigeant huit épreuves pour qu’un pilote soit titré.

Le Grand Prix du Canada est l’une des escales les plus appréciées en F1, or son report à cet automne est donc très probable. À condition évidemment que la course ait lieu avant la tombée... des premiers flocons de neige.

En ce qui concerne le Grand Prix d’Angleterre, ses autorités ont proposé vouloir organiser plus d’une course sur leur site en 2020. Quitte à envisager une utilisation éventuelle du circuit en sens inverse.

NASCAR Pinty’s : report

Sans surprise, les dirigeants de la Série canadienne NASCAR Pinty’s ont annoncé vendredi que la première épreuve de la saison prévue au circuit de Mosport, en Ontario, le 17 mai, a été reportée en raison de la COVID-19.

«À la suite de discussions avec les experts médicaux et les autorités fédérales, NASCAR a pris la décision de remettre à plus tard la course qui devait être présentée au Canadian Tire Motorsport Park, peut-on lire dans le communiqué. Toutes autres informations supplémentaires seront diffusées quand elles seront disponibles.»

Selon toute vraisemblance, il appert que les cinq premières étapes inscrites au calendrier 2020 sont sérieusement compromises.

Outre Mosport, elles doivent avoir lieu à Jukasa (Ontario) le 6 juin, à Vallée-Jonction (Québec) le 27 juin, à Innisfil (Ontario) le 4 juillet, et dans les rues de Toronto le 10 juillet.