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Lutte

WrestleMania reste le «big deal» pour Kevin Owens

Agence QMI

Publié | Mis à jour

Le lutteur québécois Kevin Owens a vécu une expérience pour le moins particulière la semaine passée quand il a participé aux enregistrements de WrestleMania 36, la grand-messe annuelle de la World Wrestling Entertainement (WWE) qui s’est déroulée en l’absence des spectateurs habituellement en délire.

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À l’image des autres entreprises de sport et de divertissement de la planète, la WWE a dû effectuer quantité d’ajustements et prendre des décisions douloureuses en raison de la pandémie de coronavirus. Ainsi, son plus important gala de l’année qui devait se dérouler au Raymond James Stadium de Tampa, dimanche, a été en quelque sorte scindé en deux : il sera diffusé lors des deux soirées du prochain week-end.

Les 25 et 26 mars, les lutteurs de la fédération ont été contraints de se produire devant des gradins vides au centre de performance de l’organisation situé à Orlando, où ils ont en fait préparé non seulement WrestleMania 36, mais aussi quelques émissions du début avril. Il fallait d’ailleurs agir rapidement, puisque la Ville a ordonné la fermeture des commerces non essentiels pour le 26 mars, de sorte que l’édifice en question n’est désormais plus accessible.

Pour Owens, en confinement en Floride, tout cela ne l’a pas empêché de travailler comme il le fait si bien. À ses yeux, WrestleMania reste WrestleMania et il s’est concentré sur son combat face à Seth Rollins.

«Ce sont des circonstances uniques dans la lutte et dans le monde au complet Pour ce qui est du match et du gala, étant donné que le centre de performance d’Orlando a tellement d’histoire pour moi et Rollins, le fait qu’il n’y ait personne ne m’a vraiment pas affecté. Quand je suis sorti pour le match, je me sentais comme dans un WrestleMania, c’était le big deal», a-t-il déclaré durant la baladodiffusion de QUB radio «Les anti-pods de la lutte».

Aux yeux du Québécois, c’est davantage le lieu dans lequel il se trouvait et non l’atmosphère calme de l’endroit qui revêtait un cachet particulier. Owens a réalisé ses premiers pas au sein de la WWE en 2014 à Orlando, où la fédération évalue ses jeunes prometteurs. Donc, les contraintes liées à la COVID-19 pour le gala n’ont pas été déterminantes quant à sa performance dans l’arène.

«Cela n’a pas nui à la qualité du match. Je ne me disais pas que ce n’était pas WrestleMania et j’ai hâte que les gens voient le show. C’était WrestleMania et tout le monde a donné un gros effort pour offrir un bon spectacle dans les circonstances», a-t-il dit.

Beaucoup de précautions

Cependant, rien n’a été laissé au hasard par la WWE, qui voulait s’assurer de la sécurité de ses lutteurs. Des précautions, il y en avait «à la tonne», selon Owens.

«Il y avait prise de température chaque fois qu’on sortait et on rentrait de la bâtisse. Il fallait signer un formulaire confirmant qu’on n’avait pas été autour de gens ayant voyagé ou quelque chose du genre. Dès que quelqu’un avait un symptôme, il se faisait renvoyer chez lui, a-t-il expliqué. Ils ont fait leur possible pour éviter la propagation et je me sentais en sécurité.»

Malgré tout, Owens ne regrette rien. Même s’il avait la possibilité de demeurer chez lui par mesure préventive, il a choisi de prendre part au gala, sachant qu’après, «ça allait être la fin pour un bon bout». Pour l’occasion, il dit avoir appliqué la recette lui ayant permis de se hisser dans les plus hautes sphères de la lutte.

«Devant les spectateurs, les meilleurs lutteurs peuvent ressentir la foule et ce qu’elle veut. Ils savent quoi faire pour optimiser la réaction souhaitée. Là, j’ai adopté la même approche que d’habitude : j’ai lutté comme j’aimerais voir quelqu’un d’autre le faire. C’est ce que j’ai toujours fait durant ma carrière», a-t-il souligné.