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Golf

Un imposant dilemme en pleine crise du COVID-19

François-David Rouleau

Publié | Mis à jour

Partir à la conquête du monde amateur avec l’équipe canadienne, amorcer sa carrière professionnelle ou retourner chez les Moutaineers de l’Université West Virginia dans la première division de la NCAA? 

Étienne Papineau se trouve devant un imposant dilemme en pleine crise du COVID-19.

Même si le monde des sports s’est violemment arrêté il y a trois semaines en emportant ses rêves et ses aspirations sur la scène universitaire américaine, l’heure des grandes décisions a sonné chez le jeune golfeur de 23 ans.

La NCAA a confirmé cette semaine qu’elle octroyait une année s'admissibilité additionnelle à ses athlètes finissants évoluant dans les sports printaniers. En voie d’obtenir son diplôme en psychologie sportive d’ici un mois, Papineau complétait son dernier tour de piste chez les Mountaineers.

Ce n’est pas l’envie qui manque de retrouver ses compagnons de jeu à West Virginia l’an prochain, surtout si la direction lui octroie une bourse supplémentaire équivalente à celle qu’il avait en poche depuis 2016. 

D’autant plus que l’entraîneur Sean Covich tire sur sa manche. Mais il désire faire un choix éclairé en concertant ses proches, son entraîneur personnel et les entraineurs de l’équipe canadienne.

Planification

«J’avais des plans pour l’année 2020. Si je n’étais pas sur l'équipe canadienne en 2021 avec laquelle je pourrais participer aux tournois internationaux, je désirais entreprendre ma carrière professionnelle. 

«Dans cette éventualité, je ne pourrais pas retourner à l’université», a relaté le golfeur qui occupait une place de choix sur l’échiquier des Moutaineers dans cette course vers le championnat de la conférence Big-12.

Rappelons que le 12 mars, les dirigeants de la NCAA avaient décidé d’annuler toutes les activités sportives en raison de la pandémie du COVID-19.

Cette décision sonnait le glas de son aventure universitaire sur les parcours. Selon lui, les Moutaineers possédaient les munitions nécessaires pour livrer bataille aux Longhorns de l’Université du Texas, aux Bears de Baylor et aux Sooners de l’Oklahoma. Jamais ils n’avaient été aussi compétitifs à ses quatre années, autant individuellement que collectivement. Ses coéquipiers et lui battaient des records du programme universitaire de la Virginie-Occidentale.

Le vague à l’âme, il avait paqueté sa voiture en moins de 24 heures et mis le cap vers Saint-Jean-sur-Richelieu.

«On ne saura jamais ce que nous aurions pu faire. C’est dommage. Je me préparais mentalement à cette fin qui approchait en mai. Pas en mars», a-t-il raconté avec tristesse.

Pour l’instant, Papineau privilégie la voie des championnats internationaux sous les couleurs de la formation canadienne, lui qui figure parmi les cinq membres de l’équipe amateur nationale dirigée par Derek Ingram. Ce chemin lui permettrait de gagner en expériences en se frottant aux plus redoutables amateurs de la scène mondiale dans des tournois aux quatre coins du globe.

Évidemment, tout dépend du contexte «post COVID-19»...