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«Les chances s'amenuisent énormément»

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La décision de suspendre jusqu’au 12 juillet toutes les activités dans le tennis professionnel, ce qui inclut le célèbre tournoi de Wimbledon, n’indique rien de bon pour le directeur de la Coupe Rogers, Eugène Lapierre.  

Le populaire tournoi canadien, tenu en partie à Montréal, doit avoir lieu au début août. Il faudra que la situation globale de la pandémie de coronavirus se soit sensiblement améliorée pour que la compétition ait lieu.  

«Ça va recommencer, par miracle je dirais, le 13 juillet si les choses s'améliorent partout dans le monde», a indiqué Eugène Lapierre, mercredi, en entrevue à «JiC». 

«Ce que ça veut dire pour nous, c'est que les chances s'amenuisent énormément qu'on puisse avoir un tournoi cet été, mais il faut quand même qu'on considère la possibilité et on continue d'attendre et d'observer la situation», a-t-il ajouté. 

Par conséquent, la Coupe Rogers demeure en préparation jusqu’à nouvel ordre. 

Pour se guider dans leur décision d’annuler le tournoi ou non, les organisateurs doivent d’abord regarder ce que décideront les circuits de la WTA et de l’ATP, mais aussi les différents paliers de gouvernement. 

«Ce sera étape par étape, indiqué M. Lapierre. Là on est rendus à l'étape des tournois d'été, sur surface dure, qui mène au US Open, alors on va voir comment ça se déroule et on va attendre la décision des circuits professionnels.» 

La WTA et l’ATP se donnent jusqu’au 1er juin pour se décider au sujet de cette étape de la saison. 

Le huis clos, pas vraiment une option 

M. Lapierre admet que les organisateurs ont regardé la possibilité de tenir le tournoi à huis clos, mais les embûches apparaissent nombreuses. 

«On ne croit pas que ça va être possible de notre côté, a-t-il admis. Si la NBA regarde quelque chose comme ça, c'est pour des raisons financières. Pour les circuits qui peuvent aller chercher des montants énormes en droits de télévision, d'image, peut-être que ça vaut le coup.»  

«De notre côté, on n'est pas rendus là et on ne serait pas capables de faire assez de sous du côté des droits de télévision pour rentabiliser toute la présentation d'un tournoi comme ça, même à huis clos. Donc ça ne vaudrait pas le coup de notre côté», a-t-il précisé. 

Cela dit, tout le monde garde son sang froid. 

«Pour ce qui est de garder notre calme, il le faut, il se passe des choses beaucoup plus importantes dans le monde et chez nous, a-t-il tempéré. L'important est de régler cette fameuse crise, faire redescendre la courbe et tout le monde doit y participer, ça c'est important.»