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Hockey

La LNAH planche sur un scénario catastrophe

Publié | Mis à jour

Grandement affectée par la pandémie de coronavirus, la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) songe non seulement à annuler les séries éliminatoires, mais la saison 2020-2021 pourrait être aussi compromise.  

«Disons que c’est notre scénario catastrophe, a indiqué le commissaire Renaud Lefort, mardi, lors d’une entrevue téléphonique. La porte est toujours ouverte, mais c’est une option qu’on n’a pas le choix d’envisager. C’est aussi la dernière qu’on veut imaginer.»    

Le constat est brutal, mais le scénario existe bel et bien à la suite d’une réunion tenue par vidéoconférence, lundi soir, avec les propriétaires des six clubs de la LNAH (Jonquière, Laval, Rivière-du-Loup, Saint-Georges, Sorel-Tracy et Thetford).  

«On dépend beaucoup des commanditaires et bon nombre de propriétaires demeurent des petites et moyennes entreprises, a expliqué Lefort. Présentement, comme le reste du Québec, on se croise les doigts pour que tout redevienne à la normale, mais c’est dur d’être positif dans le contexte actuel. Je suis personnellement affecté de savoir que certaines entreprises sont en danger. En même temps, c’est la planète entière qui est dans le flou actuellement.»  

Parmi les autres scénarios sur la table, on pense tout simplement à annuler les éliminatoires de 2020 et entamer la prochaine saison, selon le calendrier habituel. Une autre option : disputer les prochaines séries en septembre ou en octobre et y aller d’une campagne écourtée en 2020-2021.  

La ligue va survivre  

Malgré le climat d’incertitude, et la possibilité de «sauter une saison», l’avenir du circuit Lefort ne serait toutefois pas menacé.  

«La LNAH n’est pas en danger à long terme, ce n’est que la prochaine saison qui pourrait être en péril», a assuré le commissaire.  

Avec la diffusion des matchs de la LNAH sur le web, chaque formation a généré des revenus supplémentaires lors de la présente saison. C’est un peu ce qui sauve la mise.  

«Il reste que plusieurs équipes se fient aux séries éliminatoires pour faire un peu d’argent ou pour simplement être rentables, a noté Lefort. La présente situation est difficile.»  

Un investisseur se retire  

Parmi les mauvaises nouvelles entourant la LNAH, l’arrivée d’une nouvelle équipe à Saint-Jean-sur-Richelieu est également sur la glace (contrairement aux joueurs).  

«Le principal investisseur s’est retiré, a confirmé le commissaire. On peut dire que la venue d’un club à Saint-Jean est compromise à court terme.»  

Advenant le scénario catastrophe, il s’agirait d’une triste nouvelle, d’autant plus que la LNAH devait célébrer son 25e anniversaire en 2020-2021.  

«Je ne veux pas dévoiler trop de détails, mais ça fait mal parce qu’on imaginait déjà plusieurs activités spéciales», a dit Lefort.  

Plusieurs gros noms  

Au cœur des festivités, un match des anciens de la LNAH commençait à se dessiner dans la tête du commissaire. Imaginez un peu les Jesse Bélanger, Marco Charpentier et Yves Sarault rassemblés au grand bonheur des partisans ou encore, les Mario Roberge, Paul Shantz, Steve Bossé, Joël Thériault, Mike Brault et Jon Mirasty.  

Pour l’heure, le gâteau du 25e anniversaire ne lève pas fort. On ne sait même pas encore si on aura un four pour le faire cuire. Les propriétaires analysent les options et doivent se rencontrer à nouveau par vidéoconférence dans moins d’un mois, soit le 27 avril, pour établir le plan de match. D’ici là, on espère que la crise du coronavirus se sera estompée.