Conférence sous carte EOTTM

Crédit : Courtoisie EOTTM Vincent Éthier

Boxe

«Je sais que ça va faire mal à mon retour»

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Depuis ses débuts chez les professionnelles, Kim Clavel a dû surmonter quelques embûches sur sa route. L’annulation de son dernier combat en est une belle preuve.

Le 21 mars, Clavel devait être la tête d’affiche du gala de GYM devant être présenté au Casino de Montréal. À ses débuts avec le promoteur Yvon Michel, elle avait une adversaire solide devant elle.

C’était une occasion en or pour elle d’amorcer un nouveau chapitre de sa carrière. On se souvient qu’elle sortait d’une association de deux ans avec Eye of the Tiger Management (EOTTM).

«Dans tout ce que j’ai fait à mes débuts, ça n’a jamais été facile, raconte-t-elle. Avec EOTTM, mon adversaire était trop lourde. Cette fois, avec GYM, c’est la COVID-19 qui s’en est mêlée.»

«Dans le néant»

Avec la pandémie qui fait rage un peu partout en Amérique, Clavel est bien consciente que sa patience sera mise à rude épreuve. Un retour sur le ring ne sera pas envisageable avant plusieurs mois.

«On est vraiment dans le néant à l’heure actuelle. On ne sait pas ce qui va arriver. On ne connaît pas encore le moment où le Centre Claude-Robillard va rouvrir ses portes», ajoute la boxeuse de 29 ans.

«J’ai bien l’impression qu’il n’y aura pas de boxe avant l’automne prochain.»

Les amateurs de boxe pourraient devoir s’armer de patience avant de revoir leurs favoris en action avec ce qui passe au Canada et aux États-Unis. Les rassemblements seront interdits pendant encore plusieurs semaines.

Garder la forme

Comme la majorité des athlètes, Clavel se sert des réseaux sociaux pour discuter avec ses entraîneurs et son préparateur physique.

«Je leur parle souvent. On a un groupe de discussion sur Facebook et on jase notamment avec notre préparateur physique.

«Je m’entraîne tous les jours pour me garder en forme. Je fais de la course à pied et du "shadow" dans mon salon. Je fais aussi des poids. Je tente de garder une condition physique de base.

«Je sais que ça va faire mal à mon retour au gymnase.»