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«Un match gravé dans ma mémoire» - Denis Boucher

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C’était le 11 septembre 1993. À son deuxième départ avec les Expos de Montréal, le lanceur québécois Denis Boucher signait une première victoire avec l'équipe, devant près de 30 000 personnes au Stade olympique.    

Ne donnant qu’un point et quatre coups sûrs en cinq manches sur la butte, Boucher a été l’un des principaux artisans d’une victoire de 4 à 2 contre les Reds de Cincinnati.    

Les amateurs de baseball pourront d’ailleurs visionner cette rencontre ce soir à 19 h sur les ondes du réseau TVA Sports.    

S’il admet garder un bon souvenir de cette rencontre, c’est toutefois son premier match dans l’uniforme des Expos, six jours plus tôt, qui garde une place particulière dans son cœur. Nos Amours avaient vaincu les Rockies du Colorado 4 à 3, mais Boucher n’avait pas été impliqué dans la décision.    

«On a parlé beaucoup [de mon premier départ], a-t-il rappelé en entrevue avec l’Agence QMI, lundi. On en a parlé une semaine avant et une semaine après. Avec mon premier départ et ma première victoire dans les ligues majeures, ce sont les trois plus belles journées de ma carrière de baseball.»    

Voyez dans la vidéo ci-dessus l'entrevue que Boucher a accordé à l'émission Salut Bonjour sur les ondes de TVA, mardi matin.  

«Tous les matchs à Montréal vont rester gravés dans ma mémoire, c’est sûr», a également avoué l’ancien artilleur.    

Hanté par les blessures    

Boucher a par ailleurs connu ses meilleurs moments dans le baseball majeur en 1993 avec les Expos. Même s’il n’a obtenu que cinq départs, il a limité ses adversaires à un seul point à quatre occasions. Il n’avait concédé que deux points mérités aux Phillies de Philadelphie lors de sa seule défaite.    

Les blessures au coude et à l’épaule ont toutefois miné la carrière de l’athlète originaire de Lachine, qui était devenu, en 1991 avec les Blue Jays de Toronto, le premier Québécois en près de 20 ans à participer à une rencontre du baseball majeur. Il succédait à Claude Raymond à ce chapitre.    

«Des blessures sont venues en ligne de compte, s’est désolé Boucher. J’essayais de lancer malgré les blessures pour pouvoir rester au niveau des ligues majeures. Avec le recul, peut-être que j’aurais dû me soigner au lieu de continuer. Ça m’a coûté un peu de temps dans les ligues majeures.»    

Un homme habile    

Encore impliqué dans le baseball à titre de recruteur des Yankees de New York et d’entraîneur avec la formation canadienne de baseball, Boucher n’échappe toutefois pas aux consignes de confinement qui le forcent à rester à la maison.    

«Je fais un peu d’entraînement et beaucoup de ménage et de rénovations», a lancé l’homme de 52 ans, qui assure être l’homme de la situation pour les travaux manuels.