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«Un soulagement» pour Marie-Ève Dicaire

Publié | Mis à jour

De par sa nature, Marie-Ève Dicaire aborde avec sérénité le confinement imposé par la pandémie mondiale de coronavirus qui sévit actuellement.  

Même si la propagation de la COVID-19 a forcé l’annulation du plus grand combat de sa carrière, elle préfère voir le côté positif de la situation.   

«Au départ, c’était un peu un soulagement malgré la déception. Je voyais ce qui se passait autour de moi et c’était pour moi un non-sens de tenir cet événement dans les circonstances. Je pense que c’était la décision la plus sécuritaire et responsable à prendre. 

«Par contre, de nature, je vois toujours les choses de façon positive. J’ai décidé d’utiliser ça et d’en sortir grandie et plus forte.» 

C’est ce que la boxeuse québécoise a confié en entrevue à l’émission matinale de TVA, Salut Bonjour, dimanche. À voir dans la vidéo ci-dessus. 

«Le projet d’une vie» 

Le 9 mai, elle devait se mesurer à l'Américaine Claressa Shields à Flint, au Michigan. Cet affrontement représentait une occasion pour Dicaire (17-0-0, 0 K.O.) d'obtenir deux autres ceintures, elle qui détient déjà le titre de championne IBF des poids mi-moyens. De son côté, Shields (10-0-0, 2 K.O.) possède les couronnes WBC et WBO.  

«Ce combat, c’était le projet d’une vie. J’ai travaillé toute ma vie pour ça. Mais ce n’est que partie remise», a-t-elle dit avec philosophie. 

En attendant que la vie reprenne son cours normal, elle continue évidemment de s’entraîner, mais différemment.  

«Je m’entraîne à l’extérieur pour me changer les idées et garder la forme, a indiqué Dicaire. Je garde mon objectif en tête. Je vois un lien direct entre ce que je vis présentement en confinement et un camp d’entraînement. Ça prend de la discipline. Il faut choisir où mettre ses énergies et garder malgré tout le moral. Il y a un parallèle direct à faire.»  

Aucune date de remplacement n'a été évoquée pour l'instant.