Hockey

Le dilemme de Francis Paré

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Francis Paré n’a jamais fait carrière dans la Ligue nationale de hockey. Et celui qui s’est exilé en Europe il y a sept ans est maintenant à la croisée des chemins. Ou presque. 

L’attaquant de 32 ans vivait la fièvre des séries éliminatoires avec le Dynamo de Minsk lorsque la Ligue continentale de hockey a annulé la ruée vers la coupe Gagarine. 

Voyez l'entrevue de Francis Paré à «Salut Bonjour», ci-dessus. 

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A-t-il donné ses derniers coups de patin sur le plan professionnel? Ce n’est pas le dénouement qu’il souhaite dans le contexte et il laisse entendre qu'il les rechaussera pour une dernière campagne. 

«Je n’ai pas encore décidé, mais je pense que oui. On devrait chausser les patins pour une dernière année», a-t-il indiqué à Salut Bonjour, dimanche, sur les ondes du réseau TVA. 

L’ancien des Cataractes de Shawinigan voudrait avoir l’occasion de savourer une conquête de la coupe Gagarine pour la deuxième fois, après avoir accompli ce fait d’armes avec le Metallurg de Magnitogorsk en 2014. 

Il était alors le premier Québécois à soulever le plus prestigieux trophée de cette ligue. 

«L’année d’avant, j’avais remporté la coupe Calder avec les Griffins de Grand Rapids [le club-école des Red Wings de Detroit]. Je croyais que c’était l’apogée de ma carrière. 

«Mais quand j’ai soulevé cette coupe-là, j’ai vu l’ampleur (de l’exploit). Ce n’était pas que pour la coupe, mais pour le championnat de Russie.»  

C’est qu’en KHL, les formations ne se situent pas seulement qu’en Russie. La Chine et la Finlande abritent aussi des clubs. Mais les partisans les plus passionnés ne veulent pas que la coupe passe en pays étranger. 

«Les Russes sont très attachés à leur culture. Ils voulaient que les deux trophées y restent. On sentait que toute la Russie était derrière nous.»  

Père d’une jeune fille, Paré et sa conjointe ont séjourné dans plusieurs pays d’Europe depuis son exode en Europe : excluant la Russie, il a évolué en Finlande, en Croatie et en Suisse. 

Jamais repêché, l’athlète originaire de Le Moyne n’éprouve aucun regret d’avoir renoncé à son rêve de jouer dans la LNH. 

«Pas du tout. Avec tous les voyages vécus, ce fut une belle expérience que j’ai vécue. Tous les voyages qu’on a faits en famille... ça fait plus de six ans que nous partons tous les mois de juillet. 

«Je n’ai pas regretté mon choix.»