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Crédit : AFP

LNH

Retour brutal à la réalité

Publié | Mis à jour

La récession qui sévira sans doute après la pandémie actuelle de coronavirus aura des répercussions partout, même dans la Ligue nationale de hockey.  

La crise économique mondiale annoncée «remettra les pendules à l’heure et le monde du sport, qui est plongé dans l’abondance depuis des années, n’y échappera pas», écrit l’analyste de TVA Sports Yvon Pedneault dans sa chronique publiée samedi dans Le Journal de Montréal (à lire ici)

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Lorsque la LNH pourra finalement reprendre son cours normal, chaque équipe devra «composer avec la réalité et revoir sa gestion des opérations» et «s’interroger sérieusement sur la rémunération des athlètes».  

La situation provoquera assurément une baisse de revenus dans le circuit Bettman, comme dans toutes les autres ligues professionnelles d’ailleurs, puisque les spectateurs seront moins nombreux aux matchs et auront certainement moins d’argent à accorder aux loisirs. Avant tout, les entreprises investiront bien moins en publicité et en commandite, avance Pedneault.  

Selon lui, ce sera encore pire dans les plus petits marchés, moins portés sur le hockey, surtout que la LNH risque d’être en compétition avec d’autres sports en même temps puisque toutes les ligues en Amérique du Nord ont suspendu leurs activités en raison de la propagation de la COVID-19.  

Beaucoup de questions, peu de réponses 

«Il ne faut pas s’étonner que les propriétaires songent à amenuiser leurs pertes financières en disputant des matchs en juillet, en août et en septembre. Ne veulent-ils pas tirer profit de leurs contrats avec les diffuseurs, parce qu’il se pourrait qu’on évolue devant des gradins inoccupés? Mais a-t-on songé qu’une perte de 2 à 3 M$ par match est à considérer si jamais le public est écarté des amphithéâtres? A-t-on pensé que le hockey serait en compétition direct avec le baseball, la MLS, le football de la NFL (en septembre) et la NBA?», se questionne-t-il.  

Comme moins de dollars iront dans les coffres de la LNH, il est fort possible que nous assisterons à la fin des contrats à plus de 10 millions $ par saison.  

«Ne pas tenir compte de la réalité économique serait un manque de jugement de la part des propriétaires et des joueurs, écrit à juste titre Pedneault. Les proprios devront s’assurer plus jamais que leurs partenaires – les joueurs – réalisent que la donne n’est plus la même et qu’elle invite à une grande concertation.» 

Bref, on n’a pas fini de mesurer les impacts de la crise et de se questionner sur la suite...