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Canadiens de Montréal

CH: les 15 meilleurs bagarreurs des 30 dernières années

Publié | Mis à jour

Il est maintenant acquis que le rôle de bagarreur, ou de «policier», est en voie de disparition dans le hockey professionnel, surtout dans la LNH. Il y aura encore des combats dans le futur, mais ils seront moins fréquents, et de moins en moins l’œuvre de joueurs dont c’est la principale responsabilité.    

C’est une bonne chose : si les combats sont divertissants et relèvent la charge émotive d’un match, on sait désormais qu’un joueur qui en livre des dizaines par année, pendant plusieurs saisons, en gardera probablement des séquelles physiques et psychologiques. Se faire régulièrement frapper le crâne à mains nues par un matamore de 220 livres, ça laisse assurément des traces. 

Aujourd’hui, on demande aux joueurs capables de jeter les gants d’être de meilleurs hockeyeurs qu’autrefois. Ainsi, l’attaquant des Capitals Tom Wilson, qui est un dur de dur, est aussi en mesure d’enfiler de 15 à 20 buts par saison.    

Pour quiconque se souvient de Tony Twist, c’est toute une évolution.    

Les Canadiens de Montréal ne se sont pas spécialement distingués par leur jeu robuste dans les dernières décennies, surtout si on les compare aux Bruins ou aux Flyers, mais aussi, à certaines époques, aux Sénateurs ou aux Maple Leafs.    

Ils ont cependant eu, à quelques occasions, des porte-couleurs qui savaient se distinguer lorsque le jeu devenait excessivement robuste. Voici donc les 15 meilleurs «policiers» des 30 dernières années à Montréal. Hommage à un rôle qui n’est plus très bien vu aujourd’hui, mais qui a été apprécié en son temps et qui nécessitait une bonne part de courage.    

(Note : l’illustre Chris Nilan a joué quelques matchs en 1992 à Montréal, mais il est surtout un joueur des années 80, et ne sera pas dans cette liste)    

15. Dave Morissette  

Pensiez-vous vraiment qu’on n’allait pas l’inclure dans cette liste? Notre collègue n’a pas joué beaucoup de matchs dans la LNH, mais absolument tous les partisans du CH qui en ont l’âge se souviennent du K.-O. qu’il a passé à Bob Probert, un soir d’automne, au Centre Bell. Probert restera toujours l’une des références dans l’histoire des durs-à-cuire de la LNH, mais ce soir-là, «Moose» avait eu le dessus.    

 

14. Todd Ewen     

Ewen a disputé quelques saisons à Montréal au début des années 1990 et était de l’équipe qui a remporté la Coupe Stanley en 1993. Ewen en est un autre qui a bâti sa réputation grâce à ses duels contre Bob Probert. Malheureusement, le Saskatchewannais, qui a eu des problèmes de dépression à la retraite, est mort en 2015. L’un des plus tristes exemples de ce que ce métier a pu causer chez certains.     

 

13. Shayne Corson     

Corson était plus un «attaquant de puissance» qu’autre chose, mais il savait sacrément se défendre. L’Ontarien ne l’a pas toujours eu facile. Courageux, il a disputé 1156 matchs dans la LNH et il a chèrement vendu sa peau lors de chacun d’eux. Il a aussi fièrement défendu les couleurs du Canadiens pendant de nombreuses années.    

 

12. Chris Murray     

Gaillard un peu fou, prêt à affronter n’importe qui, Murray, qui a porté les couleurs du CH au milieu des années 1990, est peut-être le meilleur encaisseur dans toute cette liste. Il avait cette capacité à rester debout et à continuer de lancer des coups quand d’autres auraient plié les genoux. On espère qu’il va bien aujourd’hui.    

 

11. George Parros     

Il n’a pas joué longtemps pour le CH et on se souvient surtout, ici, de son énorme malchance lors d’un combat contre Colton Orr, mais il est indéniable que le moustachu colosse a été un bagarreur très respecté en son temps. Aujourd’hui, ce diplômé de l’Université Princeton est le grand patron du département de la sécurité de la LNH.    

 

10. Stéphane Quintal     

Quintal, c’est un bon gars qu’il ne fallait pas chercher trop longtemps. Fort comme un cheval, souvent le premier à défendre ses coéquipiers, l’actuel bras droit de George Parros a livré de nombreux combats durant sa carrière. Il n’y avait aucun défi trop grand pour lui. Sérieusement, seriez-vous allé vous battre contre Peter Worrell, vous?    

 

9. Darren Langdon     

Le Tricolore était en sérieux manque d’un policier lorsqu’il a obtenu Langdon, qui était bien établi dans le domaine, lors de la saison 2003-2004. Le gaillard de Terre-Neuve s’était bien acquitté de sa tâche. Il était particulièrement efficace contre un certain Tie Domi, qui avait l’habitude de faire pas mal ce qu’il voulait contre le CH à l’époque. Langdon n’a joué qu’une saison à Montréal. La suivante a été annulée en raison d’un lock-out et il n’a pas été réembauché en 2005-2006.    

 

8. Mario Roberge     

Un combat de Mario Roberge, c’était toujours spectaculaire. Il n’était pas le plus gros, mais il ne reculait devant absolument personne. Ses duels contre l’incontournable Rob Ray, des Sabres, ou encore Darin Kimble, étaient toujours explosifs. Un autre fier champion de la Coupe Stanley de 1993. Il a récemment fait parler de lui pour avoir sauvé la vie de deux femmes dans un incendie.  

7. Brandon Prust     

Prust est un autre de ses durs-à-cuire qui devait régulièrement se mesurer à des gars plus gros que lui, et qui s’en sortait très bien chaque fois. Teigneux, efficace joueur de quatrième trio, Prust a su se faire aimer lors de ses trois saisons à Montréal.    

 

6. Sheldon Souray     

Avant de déployer les qualités offensives et surtout, le lancer frappé qui ont fait sa renommée, Souray était un authentique défenseur robuste. L’Albertain était toujours prêt à défendre ses coéquipiers, mais pas exclusivement. Parfois, il était juste très agressif. Quand les fils se touchaient, ça se voyait immédiatement dans ses yeux et l’objet de sa colère n’avait qu’à bien se tenir.    

 

5. Nicolas Deslauriers     

Sera-t-il le dernier authentique bagarreur de l’histoire du CH? C’est possible et si le cas, il n’aura pas été le moindre. Le Québécois ne recule devant rien et semble frapper très dur. Il est également très respecté de ses coéquipiers et adversaires, ce qui en dit long. Le public québécois l’a aussi manifestement beaucoup aimé. Un indice? Plusieurs mois après son départ de Montréal pour Anaheim, tout ce qui le concerne a encore beaucoup de succès sur le TVASport.ca, et sans doute sur les autres sites de nouvelles sportives. Avec raison.    

 

4. Donald Brashear     

Le Québécois a joué pendant environ trois ans et demi à Montréal avant d’aller poursuivre sa carrière ailleurs pendant 13 saisons, avec quatre autres équipes. Avec une patte gauche qui frappait comme un marteau et une force physique impressionnante, le «Brash» était un bagarreur qui faisait peur.    

 

3. Lyle Odelein     

«Odie» en est un autre qui n’écoutait que son courage. Il a jeté les gants PLUSIEURS fois pour le CH entre 1989 et 1996. On parle de 1367 minutes de pénalité en 420 matchs. La plupart des partisans de l’équipe s’en rappellent avec affection, et que dire de son sourire légendaire?   

 

2. Gino Odjick     

Malheureusement, l'orgueuil de Maniwaki n’a joué que 49 matchs avec les Canadiens, sur deux saisons. Intimidant au possible et particulièrement agressif lorsque contrarié, Gino, personnage attachant s’il en est un, a particulièrement été utile au CH lors des séries de 2002, alors que l’équipe avait causé une immense surprise en éliminant les Bruins au premier tour. Et ces citations, souvent, valaient de l’or.    

 

1. Georges Laraque     

«Big Georges» n’a pas connu ses meilleures années à Montréal, étant notamment ennuyé par certaines blessures. Certains diront qu’il n’a pas livré de combats particulièrement mémorables avec le Tricolore, mais cela s’explique aisément : Georges était le bagarreur le plus craint de toute la LNH à l’époque et il y en avait bien peu pour tenter leur chance devant lui. Avoir Laraque dans son équipe, c’était l’équivalent d’avoir l’arme nucléaire dans son pays. Son pouvoir de dissuasion faisait les trois quarts de son travail!     

 

Les mentions honorables : Scott Thornton, Craig Rivet, Jim Cummins, Mick Vukota, P.J. Stock, Francis Bouillon, Brad Staubitz, Mike Brown et Travis Moen.