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Tennis

Un généreux don de Félix Auger-Aliassime

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Ce n’est certainement pas la pandémie de coronavirus qui va empêcher le Québécois Félix Auger-Aliassime de contribuer à un monde meilleur.  

Le joueur de tennis, qui prévoyait verser de l’argent à un projet humanitaire au Togo à chaque point remporté pendant un tournoi en 2020, a simplement décidé d’aller de l’avant, selon une formule semblable, en se fiant sur ses performances de l’an dernier.  

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Tel que calculé par le site web du média européen Eurosport, qui publiait cette semaine un grand reportage sur Auger-Aliassime, plus de 33 000 $ seront remis au programme EduChange, malgré l’annulation des tournois d’Indian Wells, Miami, Monte Carlo, Madrid, Rome, Barcelone et Lyon. L’objectif : aider à l’éducation des enfants au Togo, le pays natal de son père situé en Afrique.

«Ça donne beaucoup plus de sens à ce que je fais quand je suis sur le court», a commenté Auger-Aliassime, cité par Eurosport.

Étape par étape

Au-delà du projet humanitaire qu’il a à cœur et du rappel du mot-clic #FAAPointsForChange, Auger-Aliassime a résumé sa pensée à propos de son ascension fulgurante.

«Même si tout est allé assez vite, j'ai bien fait les choses, sans précipitation, tout en restant calme, a indiqué le jeune homme de 19 ans, qui figure au 20e rang mondial. Ce qui m'a fait gravir les échelons vite, c'est que j'ai pris étape par étape à chaque fois.»

Encore aujourd’hui, Auger-Aliassime prend les choses comme elles viennent.

«Je dois m'adapter à cette nouvelle vie, à cette nouvelle pression, a noté le Québécois vivant en Europe. Pour l'instant, j'ai eu la chance que ces périodes d'adaptation soient plutôt courtes à chaque fois mais elles sont là quand même.»

Beaucoup d’argent!

Pendant ce long reportage, une anecdote rapporte les propos du joueur de tennis français Gilles Simon tenus lors d’une conversation à bâtons rompus plus tôt cette année.

«Lui, il va gagner beaucoup d'argent. Beaucoup, beaucoup», dit alors Simon, en parlant d’Auger-Aliassime.

Tout près de là, le Québécois sourit, non sans être un brin embarrassé.

«Il me répète tout le temps ça, toutes les semaines!», réplique le jeune homme.

Entendre parler d’argent, ça fait aussi partie de la nouvelle réalité d’Auger-Aliassime. Minimalement, peu importe ses gains, le Québécois se tient responsable d’en reverser une partie dans le but d’aider les autres.