Sports d'été

Tokyo: un report encore plus apprécié par les athlètes paralympiques

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Dans les préoccupations pour la santé des athlètes que suscite la pandémie de COVID-19, le Comité paralympique canadien (CPC) monte en première ligne pour saluer le report des Jeux paralympiques de Tokyo en 2021. 

Le décalage d’un an de ces Jeux qui devaient se dérouler du 25 août au 6 septembre, annoncé dans le même souffle que le report des Jeux olympiques, est d’autant plus de circonstance, selon le CPC, puisque plusieurs des sportifs impliqués vivent avec des conditions de vie différentes.  

«Il y a une différence parce que nous, quand on parle de santé des athlètes, c’est encore plus délicat pour certains athlètes paralympiques qui ont des systèmes immunitaires et des conditions pulmonaires beaucoup plus fragiles. Ils sont donc à risque. On pense aux athlètes de boccia et de rugby en fauteuil roulant, dont plusieurs ont des handicaps lourds et des conditions de santé plus exposées», affirme le président du CPC, Marc-André Fabien. 

Décision logique 

Redéfinir la version paralympique de Tokyo 2020 entraîne chez les athlètes canadiens les mêmes bouleversements et sentiments que pour leurs pairs olympiques. Le CPC a profité de la visioconférence tenue mardi avec le Comité olympique canadien (COC) – à laquelle ont assisté plus de 600 sportifs – pour évoquer les raisons de santé et d’incertitude qui l’avaient guidé dans son annonce de dimanche de ne pas envoyer de représentants au Japon si les Jeux étaient maintenus à l’été 2020. 

«On ne peut pas demander à des athlètes de s’entraîner adéquatement pendant que toutes les installations sportives sont fermées, ni de les forcer d’aller à l’encontre des directives des autorités sanitaires et de santé publique au Canada», explique Marc-André Fabien. 

«Ceci est aussi dans un contexte où il y a des athlètes dans d’autres pays qui peuvent continuer à s’entraîner. On aurait créé littéralement deux classes d’athlètes pour les Jeux, ceux en pleine forme et au sommet de leur performance, et ceux qui ne le sont pas parce qu’ils auraient dû sacrifier plusieurs mois d’entraînement.»