Canadiens de Montréal

L'équipe d'étoiles des Canadiens pour un 7e match

Publié | Mis à jour

«Subban... la passe à Richard... qui remet à Naslund... ET COMPTE!»              

En cette ère de pandémie, revisiter la riche des histoires des Canadiens de Montréal représente un moyen formidable de tuer le temps et de se changer les idées.                           

Le journaliste Mark Spector a eu la brillante idée récemment de construire l'équipe d’étoiles des Oilers d’Edmonton qu’il enverrait sur la patinoire dans le cadre d’un septième match de la finale de la Coupe Stanley. Les Wayne Gretzky et Mark Messier unissent ainsi leurs forces avec celles de Connor McDavid et de Leon Draisaitl. Voyez par vous-même, la force de frappe de cette formation hypothétique est hallucinante.               

Et si nous faisions le même exercice avec le Tricolore? Sans pouvoir se targuer d’avoir pu compter sur le meilleur joueur de l’histoire, le CH et ses 24 coupes Stanley ne sont pas en reste.               

Voici la formation toute étoile assemblée par le TVASports.ca pour remporter un match ultime de la finale.               

Steve Shutt Jean Béliveau Guy Lafleur  

Le «Gros Bill» qui refile la rondelle au Démon blond? Shutt qui se démarque alors que l’autre équipe tente tant bien que mal de contenir ses deux légendaires compagnons de trio? Le gardien adverse tremblerait d’effroi...               

En passant, Shutt et Lafleur partagent le record de l’organisation pour le nombre de buts en une saison : 60.               

Mats Naslund Henri Richard Maurice Richard   

Difficile de trouver un trio plus teigneux... Les frères Richard laisseront leurs tripes sur la patinoire alors que le petit Viking, un autre joueur fougueux, donnerait des maux de tête à l’adversaire à l’aide de sa vitesse. Les défenseurs de l’autre côté de la patinoire ont intérêt à être en forme.               

D’ailleurs, si vous croyez que l’expérience vaut son pesant d’or dans ce genre de situations, sachez qu’aucun joueur de la LNH n’a remporté plus de coupes Stanley qu’Henri (11). Son frère Maurice, lui, a soulevé le trophée pas de moins de huit fois... On ne crache pas là-dessus lors d’un septième match.               

Yvan Cournoyer – Jacques Lemaire – Bernard «Boom Boom» Geoffrion              

Bien beau tout ce talent offensif, mais une équipe gagnante compte sur des joueurs pouvant occuper différents rôles. Entre en jeu Lemaire. Ce génie du hockey est l’un des attaquants les plus efficaces dans les deux sens de la patinoire de l’histoire du circuit, et il a néanmoins connu des saisons de plus de 90 points!              

Et il pourra passer la rondelle à des ailiers de choix. Le tir frappé de Geoffrion est si retentissant que cela lui a valu un mémorable surnom. Et, à gauche, le «Roadrunner» n’est pas piqué des vers. Décidément, cette équipe sera rapide...               

Bob Gainey – Guy Carbonneau – Claude Lemieux               

Oh que ce trio ne doit pas être plaisant à affronter... La réputation de Lemieux en séries éliminatoires est fort documentée. Cet homme des grandes occasions est complété par deux des meilleurs attaquants défensifs de l’histoire. Gainey (4) et Carbonneau (3) totalisent sept trophées Selke.               

13e attaquant : Pierre Turgeon              

Le passage de Turgeon à Montréal fut court, mais ô combien prolifique : 127 points en 104 matchs. On parle ici d'une moyenne de 1,22 qui le place au troisième rang de l'histoire du club!  

Larry Robinson – Chris Chelios               

Avec un différentiel cumulatif de +722, Robinson trône au sommet de l’histoire de la LNH, devant nul autre que Bobby Orr (+582).              

Chelios a pour sa part connu trois saisons de plus de 70 points, en plus de revendiquer trois trophées Norris.               

Serge Savard – P.K. Subban               

Ce serait le festival des spinoramas! Vous savez à quel point les deux défenseurs affectionnent cette manœuvre pour semer les attaquants à leur poursuite.              

Si Robinson figure au premier rang de l’histoire au chapitre du différentiel, Savard n’est pas bien loin au sixième échelon (+462). «Le Sénateur» accepterait sagement de couvrir les arrières de Subban alors que ce dernier tenterait des manœuvres électrisantes à l’autre bout de la patinoire.               

Doug Harvey – Shea Weber              

Harvey a contribué à moderniser sa position en devenant l’un des premiers défenseurs offensifs du circuit. L’attaque massive du CH était tellement dominante à l’époque où Harvey, Béliveau et Geoffrion faisaient leur loi que la LNH n’a eu d’autre choix de que de changer le règlement, décrétant que l’avantage numérique devait prendre fin après que celui-ci eut produit un but.              

On ne parle pas beaucoup d’Harvey lorsqu’il est question des meilleurs défenseurs de l’histoire, mais Toe Blake, lui, estime qu’il est le meilleur arrière de tous les temps. Harvey a d’ailleurs été inclus dans la liste des 100 meilleurs joueurs de l’histoire de la LNH.               

À la droite d’Harvey se trouve Weber, qui a été considéré comme le meilleur joueur à sa position à son apogée. Sa robustesse et son tir frappé dévastateur font de lui un défenseur craint à travers la LNH.              

7e défenseur : Guy Lapointe              

«Pointu» a certes connu une carrière plus faste que celle de Subban ou de Weber lorsqu’il est question de coupes Stanley. Mais c’était une autre époque, et le CH était alors extrêmement dominant. Weber était jadis qualifié de meilleur défenseur du circuit, et Subban est probablement l’arrière ayant le plus marqué les partisans du CH lors de la dernière décennie, en plus d'avoir constamment élevé son jeu d'un cran en séries éliminatoires. Cela dit, on pourrait très bien remplacer l’un des deux défenseurs par Lapointe. Personne ne serait offusqué!             

Patrick Roy - Carey Price              

Roy est de l’avis de plusieurs le meilleur gardien de l’histoire de la LNH et il est la définition même de «joueur des grandes occasions». Il est LE joueur que vous voulez lors d’un septième match.               

La présence de Price en tant qu’auxiliaire en fera sourciller plus d’un sachant qu’il n’a jamais remporté la coupe Stanley, mais il faut se poser la question suivante : aurait-il soulevé le trophée à plusieurs reprises s’il avait joué lors de la glorieuse époque de la Sainte-Flanelle? Parions que oui. Price est, après tout, un gardien techniquement impeccable doté d’un immense talent naturel. Price avec le «Big Three» (Robinson, Savard, Lapointe) devant lui et les gros canons de jadis (Lafleur, Shutt, etc.), ça ressemblerait à Price avec l’équipe canadienne à Sotchi...