Olympiques

Le rêve olympique est bien en vie

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Les Jeux olympiques de Tokyo sont officiellement reportés et si certains athlètes pouvaient être frustrés de cette décision, prise par les organisateurs en pleine pandémie, la délégation canadienne s’en réjouit.

«C’est la meilleure décision qu’on pouvait prendre, a affirmé la plongeuse Meaghan Benfeito, mercredi, à "Salut Bonjour", au réseau TVA. Avec tout ce qui se passe en ce moment, maintenir les Jeux n’auraient pas été l’idéal.»

Ci-dessus, voyez son entrevue à «Salut Bonjour».

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Les représentants de l’unifolié avaient d’ailleurs laissé entendre qu’ils ne se présenteraient pas au grand rendez-vous tant que l’épidémie de COVID-19 mettait la santé de tous les participants en péril.

«Avec le Canada qui se retirait, c’était décevant sur le coup, admet-elle. Mais c’était aussi la bonne décision.

«Je suis super heureuse, puisque ça me donne un an d’entraînement de plus. Je pourrai me concentrer sur ce que je dois faire. Les gens pourront se concentrer sur leur santé.»

En confinement comme la grande majorité des athlètes, la triple médaillée olympique ne sait quand elle pourra remonter sur les tours, voire s’exercer dans l’eau. Elle s’entraîne comme elle le peut à la maison.

Meaghan Benfeito plonge…dans son salon! -

Chose certaine, elle entend être prête.

«C’est pourquoi j’ai mon matelas dans mon salon! Pour faire des périlleux et non recommencer à zéro lorsque je retournerai à la piscine.

«J’ai confiance que les athlètes font ce qu’ils ont à faire pour revenir à la normale bientôt. Il faut garder le sourire et rester optimiste.»

«Le rêve reste là»

Pour ce qui est du plongeon synchronisé, ça se complique au niveau de l’entraînement. Heureusement, les technologies de communication pourraient faciliter une partie du travail.

«J’ai pensé faire des appels Face Time pour qu’on fasse des périlleux ensemble. Sinon un a un groupe sur (l’application) WhatsApp et les entraîneurs nous écrivent tous les jours et nous envoient des plans d’entraînement.

«Je prends le temps d’analyser des vidéos. On parle beaucoup du fait que le plongeon est très physique, mais c’est beaucoup mental aussi. Le côté visualisation, on ne le faisait pas assez je crois.»

Pendant cette période sans précédent, Benfeito dit garder le sourire.

«Je reste motivée, assure-t-elle. Il y a eu des jours et semaines plus difficiles, mais le rêve reste là même si c’est pour l’année prochaine.»