Repêchage 2020

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

LHJMQ

Un véritable casse-tête pour la LHJMQ

Publié | Mis à jour

La réalité cyclique du hockey junior n’épargnera pas les équipes qui s’étaient engagées dans la course au championnat éliminatoire avant l’épidémie du coronavirus. Il serait d’ailleurs surprenant que ces formations soient dédommagées dans leurs opérations sportives pour ne pas avoir pu mener à terme leur projet de conquête. 

Dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Chicoutimi, Moncton, Rimouski, Sherbrooke et Cap-Breton avaient tous mis sur la table pour se couvrir d’honneur ce printemps en effectuant plusieurs transactions à la période des Fêtes  

Si le Phoenix peut se consoler puisque sa formation sera encore dangereuse lorsque les activités reprendront, les quatre autres formations devront savoir bien manœuvrer pour éviter un long et pénible processus de reconstruction. 

«On n'a pas envisagé quoi que ce soit à ce moment précis. [...] Quand on reprendra certaines de nos activités, incluant les réunions de propriétaires, on va regarder les différentes possibilités», a déclaré le commissaire Gilles Courteau au sujet de potentielles compensations futures. 

Impossible 

Le copropriétaire de l’Océanic, Alexandre Tanguay, voit mal comment la LHJMQ pourrait favoriser certaines équipes sans nuire à la reconstruction déjà entamée par celles ayant choisi de vendre à la plus récente période des échanges. 

«C’est très embryonnaire pour penser à ça. On n’est pas rendu là dans notre réflexion, mais je verrais mal comment on pourrait compenser [une équipe] de façon à reprendre nos choix, et ce, à la pleine valeur de ceux-ci sans affecter les autres équipes et notre ligue», s’est-il questionné en entrevue téléphonique avec «Le Journal de Québec». 

Pour le président des Remparts de Québec, Jacques Tanguay, les équipes devront tout simplement se résoudre à aller de l’avant puisque personne ne pouvait prédire que ce scénario catastrophique verrait le jour. 

«Ce sont des situations incontrôlables. Toutes les équipes ont arrêté leurs opérations en même temps et je ne crois pas qu’il y aura des mesures compensatoires. Personne ne peut prétendre qu’il aurait battu une équipe ou une autre. Ça prend une équité et des surprises, il y en a à toutes les années», a-t-il lâché. 

Jean ouvert 

L’entraîneur et directeur général des Saguenéens, Yanick Jean, juge que l’idée des compensations mérite d’être étudiée, lui qui a sacrifié plusieurs choix au repêchage pour acquérir des éléments clés dans l’espoir de tout rafler. 

«Je suis content d’entendre ça. Les gens vont y penser et analyser ça. Si quelque chose est fait, ce sera pour le bien de la ligue et pour la pérennité des marchés. Cela dit, ce n’est pas ça qui va tout transformer et qui va pallier tout ce qu’on vient de manquer», a reconnu Jean au bout du fil. 

Malgré la tournure des événements, l’homme de hockey tentait de garder le sourire. «Qu’ils annulent les séries aussi rapidement, ça m’a pris par surprise, mais ils ont plus d’informations que nous [...] C’est très frustrant, mais ça va au-delà du hockey en ce moment.» 

Installé au sommet du classement général avant la pause, le Phoenix tentera de poursuivre dans la même veine après la crise en 2020-2021. «Je sentais que quelque chose de spécial se passait [...] Je m’attends à ce qu’on soit encore dans le groupe du premier tiers de la ligue, mais il y a tellement d’impondérables», a dit le directeur général Jocelyn Thibault, qui s’est rapidement rangé derrière la décision de la LHJMQ.