Crédit : Jerome Miron-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

La quarantaine de Samuel Piette

Publié | Mis à jour

Quand Samuel Piette et ses coéquipiers de l’Impact ont vu que la NBA suspendait ses activités, ils se doutaient bien que les autres ligues suivraient. 

«Au début, on n’était pas surpris, mais j’avoue qu’on croyait que ça allait durer une ou deux semaines», a-t-il affirmé à TVA Sports.

D’autant plus qu’après l’annonce de la MLS, les joueurs ont reçu un courriel les informant que l’entraînement du lendemain allait tout de même avoir lieu. Puis, pas d’entraînement pour le weekend. Puis, pour plus longtemps encore. 

«L’Impact gère bien dans les circonstances, même si il est à la remorque de la ligue, a observé le milieu de terrain. Ils sont efficaces pour alimenter les médias sociaux. En attendant» 

Demeurer disciplinés 

Côté forme, c’est assez simple. Les joueurs ont un programme d’entraînement. Des circuits pour la musculation. Ils sont en contact, via des groupes de discussion avec les physios du club au besoin. Certains joueurs ont reçu des vélos stationnaires. 

«Certains gars adorent le vélo, a souligné Piette. Comme je préfère courir et qu’il n’y avait pas assez de vélos pour tous, j’ai proposé de céder le mien. ‘Faut rester en forme. On ne sait pas quand ça va recommencer, s’il y aura un mini camp préparatoire, ou si on disputera tout de suite des matchs.» 

Piette croit qu’il y aura une saison. Pour l’instant. 

«Les matchs perdus peuvent être rattrapés, a-t-il indiqué. Mais jouer à tous les trois jours, ce serait dangereux. Je ne serais pas contre une saison de 20 matchs. Ce serait l’idéal, j’imagine.» 

Reste qu’il n’est pas dupe : il sait que son hypothèse pourrait être appelée à changer dans quelques semaines. 

Avec tout ça, la MLS ne compte toujours pas de joueurs testés positifs au coronavirus. Sam n’en connaît pas non plus dans son entourage. 

Être papa en temps du COVID-19 

La semaine dernière, Samuel partageait une rare bonne nouvelle : sa conjointe et lui seront bientôt parents. Pour la première fois. 

«On est soulagés que l’accouchement ne soit pas pour tout de suite, a-t-il admis. Ma conjointe est en arrêt de travail. On se tient à l’écart. Ça va. La naissance du bébé est prévue pour le 8 septembre.» 

« On ne connaît pas encore le sexe du bébé, a-t-il poursuivi. Aucune préférence, même si on a plus de choix de noms pour une fille. On espère simplement un bébé en santé et que la normale soit revenue d’ici là.» 

Parce qu’en ce moment, cette anomalie se traduit entre autres ainsi pour un couple qui attend un enfant : seule la maman peut aller passer une échographie.  

Heureusement, Sam a pu assister à la première, avant que toutes ces mesures soient mises en place. 

«Que le conjoint est autorisé à être présent lors de l’accouchement, a-t-il souligné. Que mes parents ne soient pas près de nous, ça me fait quelque chose. Il y a beaucoup d’inconnu actuellement». 

Sam vous recommande 

En ces temps de confinement, on a demandé au milieu de terrain de partager ses recommandations de films, de séries : 

«Drive to survive, très bon! Je suis devenu un fan de F1; Narcos; Peeky Blinders. Je fais aussi du rattrapage de séries québécoises : District 31 et l’Heure Bleue. Tout ce temps là, je suis ouvert aux recommandations!» 

Le Sam «Après Covid19», il sera... 

Invité à répondre à cette question en trois réponses, voici Sam en ses mots : 

«Il sera plus vigilant avec les autres, je me demande si la poignée de main sera chose du passé» 

«J’étais déjà casanier, mais c’est clair que je vais davantage profiter du moment présent» 

«Un meilleur peintre! Je ne cesse de repeindre. La chambre du bébé entre autres!»