Crédit : MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Canadiens de Montréal

Julien et Bergevin renoncent à une partie de leur salaire

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

En guise d’appui pour les employés mis à pied par le groupe CH, Claude Julien et Marc Bergevin, du Canadien de Montréal, ont accepté de renoncer à 20 % de leur salaire.

Voilà ce qu’une source près du dossier a confirmé au «Journal de Montréal», mardi. Plus tôt en journée, l’organisation, qui comprend également les compagnies de spectacles et de divertissements Spectra et Evenko, avait annoncé la mise à pied temporaire de 60 % de ses effectifs.

Une réduction de personnel, effective à compter du 30 mars, qui était devenue nécessaire en raison de la crise du coronavirus ayant entraîné la suspension des saisons de la Ligue nationale de hockey (LNH), de la Ligue américaine, ainsi que le report de tous les spectacles prévus au cours des prochaines semaines.

«Les autres employés qui ne sont pas touchés (40 %) comme les équipes d’entretien de la patinoire et de l’édifice et les membres des opérations hockey ont accepté de subir une réduction de salaire de 20%. C’est pour démontrer leur solidarité avec les autres», a expliqué cette source.

«Cela inclut même Marc Bergevin et Claude Julien», a-t-elle ajouté.

Pour limiter l'impact de cette décision sur les quelque 275 employés touchés, un fonds d'aide de 6 millions $ a été créé. Grâce à celui-ci, le Groupe CH pourra bonifier les prestations d’assurance-emploi établies à 55 % pendant huit semaines.

«Cette bonification permettra à tous les employés mis à pied temporairement de continuer à recevoir 80 % de leur salaire durant cette période», peut-on lire dans le communiqué officiel.

Une aide appréciée

Parmi les secteurs touchés par ces mises à pied temporaires, on note celui des ventes, des opérations, des communications, les dépisteurs, le personnel athlétique, tels les préposés à l’équipement et les thérapeutes, de même que l’équipe médicale.

Considérant les nombreux licenciements des derniers jours dans plusieurs sphères d’activité, l’implication de l’entreprise dans l’absorption des pertes de ses employés est, évidemment, bienvenue.

«Avec ce que je payais pour la garderie et l’essence pour me déplacer, je reviendrai probablement au même salaire en restant à la maison à 80 %. Je ne crois pas ressentir d’impact financier», a calculé une employée du groupe souhaitant garder l’anonymat.

Il y a évidemment lieu de se consoler en comparant la situation à celle des 4679 employés du Cirque du Soleil, mis à pied dans 95 % des cas, la semaine dernière.

«Plus que jamais, il est important d'appuyer nos communautés respectives et de faire preuve de solidarité. Nous travaillons très fort à limiter l'impact de cette situation sur nos employés», a déclaré Geoff Molson, propriétaire, président et chef de la direction du Groupe CH, par voie de communiqué.