Sports d'été

«Le sport peut attendre»

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Lorsque le Comité olympique canadien (COC) a annoncé qu'il n'enverrait pas ses athlètes au Jeux olympiques de Tokyo, dimanche soir, le joueur de tennis Vasek Pospisil a été l'un des premiers sportifs à saluer cette décision.    

Le natif de la Colombie-Britannique l'a d'abord fait sur son compte Twitter.  

«Une décision difficile, mais c’est la bonne», a-t-il notamment écrit sur son réseau social.  

«Avec la façon dont les choses vont présentement, le sport peut attendre, a ensuite indiqué le représentant de l'unifolié lors d'un entretien avec le réseau Sportsnet. Je sais que [les Jeux de] Tokyo sont dans quelque temps, mais je pense à la logistique et de la santé de tous les gens impliqués dans les Jeux, incluant les partisans et les athlètes.»  

«Nous devons mettre tous nos énergies et nos ressources pour arrêter cette pandémie, a-t-il poursuivi. Nous nous concentrerons sur le sport et les divertissements quand ce sera le temps et ce n'est sûrement pas maintenant.»  

Un message aux jeunes athlètes  

Actif depuis plusieurs années sur la scène du tennis mondial, Pospisil a déjà représenté le Canada à deux occasions lors des Jeux d'été, soit à Londres (2012) et à Rio (2016).  

On peut donc imaginer qu'il est plus facile pour lui d'accepter la décision du COC, contrairement à ses jeunes collègues Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov ou Bianca Andreescu. En effet, ceux-ci en auraient été à une probable première expérience olympique, eux qui sont tous âgé de moins de 21 ans.  

«Je veux dire aux jeunes athlètes qu'il y aura plusieurs autres opportunités, a exprimé Pospisil. En ce moment, il y a des choses plus importantes dans la vie, comme vous inquiétez pour votre famille et les gens plus âgés. [...] Il faut mettre les choses en perspective, ce qui n'est pas toujours facile quand tu es jeune. Il y aura une multitude d'autres occasions pour ces athlètes.»  

Le vétéran de 29 ans a d'ailleurs livré ses impressions sur l'état d'esprit de la crème de la crème du tennis canadien présentement.  

«Nous avons un groupe où nous nous écrivons. J'ai été particulièrement en contact avec Félix. Je pense que le mot confusion est la meilleure façon de résumer le sentiment général des athlètes. Nous sommes habitués d'avoir une routine et une structure. Soudainement, tu n'as plus d'objectif à tes entraînements, plus rien pour te préparer mentalement, parce que tu ne sais pas quand tu vas pouvoir jouer de nouveau.»