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Canadiens de Montréal

CH : le top 10 des «talents naturels» des 15 dernières années

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Pas besoin de statistiques exceptionnelles: parfois, elles ne viennent pas, pour une variété de raisons. Le talent naturel n’a pas besoin de ça pour être reconnu. Ce don, il se remarque immédiatement, à l’œil nu. Même les amateurs de hockey très occasionnels peuvent le voir sans douter.     

Quand un joueur est au-dessus, c’est évident. Pour lui, le geste compliqué semble facile. Ça se voit tout de suite dans le coup de patin. Les mains. L’intelligence au jeu. La créativité. Le panache. L’élégance, la grâce sur la glace, même.       

Le public adore ces joueurs qui semblent avoir reçu un don du ciel. Malgré ses insuccès chroniques, le CH a vu passer quelques uns de ces talents hors-norme dans les quinze dernières années.     

Voici les dix plus impressionnants :     

10 – Mike Ribeiro, centre (1999-2006)     

Le Québécois, qui avait des mains magiques, était un passeur de classe mondiale. Malgré son gabarit frêle et ses habitudes de vie parfois discutables pour un athlète professionnel, il a obtenu presque 800 points dans la LNH. Ça veut absolument tout dire.     

9 – Max Pacioretty, ailier (2009-2018)     

Choix de premier tour, l’Américain avait plusieurs atouts : la taille, le tir et à ses premières saisons, il était un puissant patineur. On avait l’impression qu’il partait en échappée au moins une fois par match. L’ex-capitaine a marqué 226 buts avec le CH, et a connu une saison de 39 buts. Son talent était, et demeure, indéniable.     

8 – Saku Koivu, centre (1995-2009)     

On se rappelle du petit capitaine finlandais pour son intensité, sa détermination, son courage, mais il ne faut surtout pas oublier qu’il était aussi un joueur très habile qui occupait le premier rang des pointeurs de la LNH, à l’automne 1996, lorsqu’une blessure à un genou était venue briser son élan. Koivu avait de bonnes mains, et il était aussi un très bon fabricant de jeux.     

7 – Andrei Markov, défenseur (2000-2017)     

Dès ses premiers matchs avec le Tricolore, cet ancien joueur de centre montrait des qualités particulières dans la relance de l’attaque. Markov a connu une très belle carrière à Montréal. L’équipe s’ennuie encore de ses qualités de «quart-arrière» en avantage numérique. Le défenseur était un passeur génial, qui semblait parfois avoir des yeux derrière la tête.     

6 – Alexander Radulov, ailier (2016-2017)     

Le Russe n’a joué qu’une saison à Montréal, mais comme plusieurs de ses compatriotes, il a su se faire aimer des partisans. On le voyait immédiatement tant ça détonnait par rapport à ses coéquipiers de l’époque : Radulov, c’était un vrai joueur de hockey. Solide, émotif, maniant très bien la rondelle, il ne semblait jamais prendre de mauvaise décision en zone adverse... bien qu’il était souvent indiscipliné.     

5 – Carey Price, gardien (2007-maintenant)     

On ne penserait pas à qualifier un gardien de «talent naturel», mais comment ignorer le recordman des victoires dans l’uniforme des Canadiens? Price a tout : le gabarit, l’instinct, la technique. Il est, sans doute encore à ce jour, le gardien le plus naturellement talentueux de la LNH. Pour la régularité, par contre, on repassera.     

Price vole un but à la toute dernière seconde! - TVA Sports

4 – Jonathan Drouin, ailier (2017-maintenant)     

La référence fera plaisir aux anciens : Drouin a toutes les qualités d’un «flying frenchman» traditionnel, ces joueurs québécois élégants qui patinent comme le vent et qui manient la rondelle avec une facilité déconcertante. Dans un bon soir, Drouin est un plaisir à voir jouer pour quiconque apprécie réellement le talent.     

Jonathan Drouin, d'un bout à l'autre! - TVA Sports

3 – P.K. Subban, défenseur (2010-2016)     

Dès ses premiers matchs préparatoires avec le CH, la foule le reconnaissait et criait son nom. Il n’y a personne qui faisait des montées comme Subban. Le public adorait ça : il fallait l’entendre crier alors que le numéro 76 s’élançait avec la rondelle du fond de son territoire. L’Ontarien, à la fois fort et agile, compétitif au possible, créatif et même impétueux, restera longtemps dans la mémoire des Québécois.     

2 – Ilya Kovalchuk, ailier (2020)     

Bon, le Russe n’a disputé que 22 matchs avec le CH, mais dans l’ensemble, il est carrément l’un des attaquants les plus talentueux de la LNH des 20 dernières années. Il est donc impossible de l’ignorer. À son meilleur, Kovalchuk faisait tout mieux que tout le monde. Son passage à Montréal s’est effectué en fin de carrière, mais le talent ne vieillit jamais. S’il ne pouvait plus montrer ses qualités comme en 2007, sa classe demeurait absolument indéniable.     

KOVY WIN -

1 – Alex Kovalev, ailier (2004-2009)     

«Kovy» a gagné le cœur d’à peu près tout le monde à Montréal, à un point tel qu’il y a eu une manifestation devant le Centre Bell, en 2009, pour que l’équipe conserve ses services. En vain. Le Russe était de ces joueurs qui fonctionnent à l’affectif. Un soir de janvier contre les Panthers de la Floride, il se pouvait qu’on ne le voie pas de la rencontre. Un soir de séries contre les Bruins, avec le «C» sur son chandail, il était le meilleur joueur de la LNH. D’une force physique impressionnante, avec un coup de patin parfait et des mains parmi les plus habiles de l’histoire du hockey, le numéro 27 était capable de tourner la plupart de ses adversaires en bourrique si l’envie lui prenait. Kovalev est le joueur d’avant le plus talentueux à être passé à Montréal depuis Guy Lafleur.     

  

Mentions honorables : Nick Suzuki, Andrei Kostitsyn, Tomas Plekanec, Alex Tanguay, Benoit Pouliot, Alex Galchenyuk, Jesperi Kotkaniemi et Erik Cole.