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Indycar

Les 500 miles d'Indianapolis, la priorité de l'IndyCar

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«Organiser les 500 miles d'Indianapolis est notre plus grande priorité, à sa date prévue ou plus tard», a affirmé à l'AFP Mike Miles, patron de l'IndyCar, alors que son championnat est déjà amputé de quatre courses sur 17 à cause du coronavirus.

«Je suis sûr, autant qu'il est possible de l'être, que la course se courra. L'objectif est d'abord de voir si on peut la maintenir à la date prévue, le 24 mai. Sinon, on trouvera un autre jour. Mais c'est une décision qu'on ne pourra prendre que lorsqu'on y verra mieux», a dit M. Miles, joint au téléphone vendredi. 

La course mythique des 500 miles, remportée l'an passé par le Français Simon Pagenaud est, de loin, la plus importante de la saison, avec ses quelque 300 000 spectateurs rassemblés autour du circuit ovale. Elle est la sixième du calendrier, après le Grand Prix d'Indianapolis, pour l'heure lui aussi maintenu le 9 mai.

Les quatre premières épreuves, les GP de St. Petersburg, d'Alabama, de Long Beach et d'Austin, ont elles aussi été annulées. Mais deux pourraient être finalement courues.

«Deux courses n'ont pas demandé à être reprogrammées, faute de possibilités, selon elles. Pour les deux autres, à l'instar des Grands Prix restants, il est trop tôt pour savoir ce qu'il est possible de faire», a déclaré Mike Miles sans écarter la possibilité de les voir réintégrer le calendrier.

«Et rien n'indique que nous finirions avec 15 courses sur 17. Il y a la possibilité de faire des double headers (deux courses disputées sur un même circuit, une le samedi l'autre le dimanche), comme on le fait déjà à Detroit», a-t-il expliqué.

Pas à huis clos 

Si les courses reprennent, Mike Miles «ne pense pas qu’elles se dérouleront à huis clos». «Environ 2000 personnes sont nécessaires à leur tenue», a-t-il argué, induisant que s'il redevient possible de rassembler autant de personnes en un endroit, le public pourra s'y présenter.

Affirmant qu'aucun membre de l'IndyCar, des pilotes aux employés, n'a pour l'heure contracté le virus, il concède en revanche n'avoir «aucune idée de l'impact économique qu'aura cette crise». 

«On fait tout pour que le prix à payer soit le plus bas possible. S'il y a des possibilités de réduire les coûts pour les équipes, de les aider à préserver leurs revenus, ainsi que ceux des organisateurs, on les saisira», a-t-il assuré.