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Hockey

«Je ne savais pas si je me faisais kidnapper ou sauver»

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L’attaquant Josh Hennessy n’a pas connu une glorieuse carrière dans la Ligue nationale de hockey, disputant 23 parties pour les Sénateurs d’Ottawa et les Bruins de Boston de 2006 à 2012. Puis, l’Américain s’est dirigé en Ligue continentale de hockey où il a vécu une expérience qu'il n'est pas près d'oublier.    

Hennessy a été un choix de deuxième tour des Sharks de San Jose lors du repêchage de 2003 après un beau passage de quatre ans avec les Remparts de Québec dans la LHJMQ, où il a évolué, notamment, avec Alexander Radulov.        

En 2012-2013, saison du lock-out dans la LNH, Hennessy a pris le chemin de Moscou où il porté les couleurs du Vityaz de Chekhov dans la KHL, équipe qui tentait de sortir de sa réputation de formation de «goons» après le départ de leur controversé entraîneur Andrei Nazarov.    

«J’arrive de "JFK" (NDLR : l’aéroport John F. Kennedy à New York). On m’avait dit d’apporter mon propre équipement parce que c’est difficile de s'en procurer (là-bas), a confié Hennessy lors du podcast Spittin' Chicklets, animé par l'ancien joueur de la LNH Paul Bissonnette. "Yabo" (NDLR : Jeremy Yablonski) m’avait dit de faire ça et d’apporter les factures. Alors j'ai acheté mes bâtons pour toute la saison, 40 bâtons. J’arrive et ils (les bâtons) ont simplement disparu. Quelqu’un a dû rire en les voyant arriver.    

«Lorsque tu arrives à l’aéroport de Moscou, pour ceux qui ne sont jamais allés en Europe de l’Est ou en Russie, ce serait mieux d’être sur Mars. C’est comme si tu entrais dans un autre monde.»    

Mais Hennessy n’était pas au bout de ses surprises.    

«Je ne savais pas qui viendrait me chercher, a-t-il continué. Dès que je suis sorti de l’endroit où l’on récupère nos valises, je n’avais même encore parlé à ma femme, [...] que quelques Russes costauds en manteau de cuir se sont mis à courir vers moi en prenant toutes mes choses. Je ne savais pas si on me kidnappait ou si on me sauvait. [...] Ils avaient des fusils. Je me suis dit : "C’est vraiment ce qui se passe?"»    

Avec Panarin    

Hennessy a également évolué avec un jeune Russe du nom d'Artemi Panarin avec le Vityaz. Dès qu’il a posé son regard sur le jeune homme, il savait qu’il serait tout un joueur de hockey.    

«Je le disais à qui voulait bien m’entendre, a-t-il dit. Quand je suis arrivé, il était blessé. Il avait l’air d’avoir 9 ans et était très maigre. Il restait après les entraînements pour jouer avec la rondelle. Je disais : "Je ne le connais pas, mais il a les meilleures mains que je n’ai jamais vues".»    

Hennessy parle également de son passage à Québec et d’Alexander Radulov lors de l’entrevue.