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Canadiens de Montréal

Un soulagement pour Alex Belzile

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Meilleur marqueur du Rocket de Laval l’an dernier avec 54 points (19 buts, 35 passes) et décrit comme l’une des révélations du camp du Canadien au mois de septembre, Alex Belzile se retrouvait près d’un poste dans la LNH. Même à l’âge de 28 ans.

Belzile s’est éloigné de son rêve le 4 décembre dernier. L’ailier a subi une déchirure du muscle pectoral droit dans un gain de 3 à 2 contre les Monsters de Cleveland. Ce soir-là, il avait marqué un but en plus d’obtenir une passe. Le diagnostic des médecins a été brutal avec une absence de six mois.

«Je devais revenir vers le début du mois de juin, a rappelé Belzile en entrevue au Journal. Pour moi, la saison était pratiquement à l’eau, sauf en cas d’une participation à la finale de la Coupe Calder pour le Rocket. Je me suis déchiré le muscle pectoral sur la pole de la baie vitrée entre les deux bancs des joueurs. C’est plus facile de figurer ça quand on repense à la mise en échec de Zdeno Chara contre Max Pacioretty. Je venais de faire une passe et mon bras est resté pris contre la pole après une mise en échec.» 

Toujours dans les plans 

Belzile aurait pu vivre des mois de nervosité. Avec seulement 20 matchs cette saison, où il a obtenu 14 points (7 buts, 7 passes), il n’a pas eu beaucoup de temps pour vendre sa cause lors d’une dernière année de contrat. Et pour ajouter à l’incertitude, il y a la pandémie du Coronavirus qui paralyse les activités dans le monde du sport depuis le 12 mars dernier. 

Le Canadien lui a toutefois offert une très belle marque de confiance en lui faisant signer une prolongation de contrat d’un an, vendredi. Il a écrit son nom au bas d’un pacte à deux volets, soit 700 000$ s’il joue dans la LNH et 225 000 $ s’il se retrouve dans la Ligue américaine. Il a aussi une clause dans son contrat qui lui permet de gagner un minimum de 250 000$. 

«Honnêtement, je n’étais pas vraiment nerveux, a répliqué Belzile. Je me disais que je n’avais aucun contrôle sur cette situation. Je jouais du bon hockey avant ma blessure. J’ai juste joué de malchance. Avant ça, je poursuivais mon développement, j’étais loin d’un joueur en régression. Je trouve que c’est une très bonne nouvelle d’obtenir ce contrat aujourd’hui, mais je n’étais pas stressé tant que ça.» 

À recommencer 

Dans une conversation avec Marc Bergevin au TD Garden de Boston le 12 février dernier, le DG du CH avait dit que Belzile aurait probablement obtenu sa chance cette année à Montréal en raison des nombreux blessés. 

Les attaquants Riley Barber, Ryan Poehling, Lukas Vejdemo, Dale Weise et Jake Evans ont tous reçu des rappels du Rocket. Sans un coup de malchance, Belzile aurait probablement patiné pour une première fois sur une glace de la LNH. 

«Sur le plan personnel, je trouvais ça dur pour le moral, surtout pour les deux ou trois premiers jours après le verdict comme quoi ma saison était terminée, a dit l’ancien de l’Océanic de Rimouski. Je restais près de mon but ultime, celui de jouer un match dans la LNH. J’ai comme philosophie qu’il n’y a rien qui n’arrive pour rien dans la vie. Je ne contrôlais pas ça. On parle d’une blessure. Une fois que tu as avalé la pilule, tu te retrouves devant six mois de rééducation. J’étais bien mieux d’attaqué ça avec un esprit positif que négatif. Je ne voulais pas me placer dans une position de victime.» 

«J’ai le sentiment que je suis proche, a-t-il continué. Je dirais que depuis mes débuts chez les pros, je n’ai jamais senti que je cognais aussi fort à la porte qu’en ce moment. Je sais toutefois que ce sera à recommencer l’an prochain puisque je reviendrai d’une longue absence. Je travaillerai très fort au cours des prochaines semaines pour arriver au camp dans une grande forme.»