JC MASSON

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Blue Jays - MLB

Un premier camp écourté avec les Jays pour Masson

Roby St-Gelais

Publié | Mis à jour

À 17 ans seulement, le voltigeur Jean-Christophe Masson se préparait à vivre sa première saison complète dans le baseball professionnel avec l’organisation des Blue Jays de Toronto avant d’être obligé de rentrer chez lui, à Lévis.

À l’instar de tous les sportifs de la planète qui ont vu leur carrière être brusquement mise sur pause, le Québécois ronge son frein depuis l’annulation des camps d’entraînement du baseball majeur pour lutter contre l’épidémie de la COVID-19.

«Nous, on ne peut plus faire du sport et on est tous dans le même bateau, mais il y a des gens qui sont plus touchés présentement et qui s’occupent de personnes en danger», a relativisé le choix de 26e ronde du dernier repêchage en entretien avec Le Journal.

Si Masson sait très bien qu’il n’est pas près de retourner sur un terrain gazonné de sitôt, il ne peut quand même pas s’empêcher de pousser un long soupir en pensant que la saison 2020 est sérieusement en danger.

L’ancien des Canonniers de Québec a accepté un alléchant boni de signature de 300 000 $ pour faire le saut chez les professionnels avant même d’avoir atteint l’âge de la majorité, l’été passé, en plus d’obtenir la garantie que les Jays paieraient ses études universitaires une fois sa carrière terminée.

La forme en priorité

En isolement préventif depuis son retour de la Floride, dimanche, Masson garde la forme avec les moyens du bord. Il se promet d’augmenter la cadence dès qu’il pourra recommencer à sortir de la maison.

«Ça fait peur un peu, je serais vraiment déçu que ma première saison se résume à une semaine de camp d’entrainement. On ne contrôle pas ça et je vais essayer de rester le plus prêt possible. Ça allait bien pour moi et j’étais content des ajustements apportés à mon élan. Après ma quarantaine, je vais recommencer mon entraînement avec mon préparateur physique Guillaume Leduc», a confié celui qui doit normalement évoluer avec les recrues des Blue Jays à partir du mois de juin.

Sa courte expérience au camp du club torontois à Dunedin lui a permis de découvrir comment les joueurs des ligues majeures se comportent au quotidien.

«Tu vois comment ils sont relaxes. Ils font des blagues, mais quand ils vont sur le terrain, ils sont sérieux. Tu sens qu’ils sont à l’aise dans ce qu’ils font et tu vois la différence entre un joueur des majeures et un joueur des ligues mineures», a expliqué le grand voltigeur de 6 pi 3 po qui a notamment discuté avec Rowdy Tellez au camp, lui qui a disputé 111 rencontres l’an passé.

Crédit photo : Photo Antoine Meunier / Courtoisie

Julien veut en tirer avantage

Choix de 18e ronde des Twins du Minnesota en 2019, Édouard Julien, de Sainte-Foy, est également rentré au bercail. Sa situation est toutefois totalement différente de celle de Masson puisque le puissant cogneur est toujours en réhabilitation à la suite de l’opération au coude de type Tommy John qu’il a subie en août.

L’ancien des Tigers de l’Université d’Auburn fréquentait le site d’entraînement des Twins de Fort Myers depuis qu’il était passé sous le bistouri avant d’être contraint à plier bagages.

«Je dois revenir au jeu en mai ou en juin, alors ça va possiblement coïncider avec les dates de reprise. Je pourrais recommencer avec tout le monde», a souligné Julien, qui a reçu 493 000 $ en boni pour renoncer à sa troisième saison universitaire.