Crédit : AFP

NFL

La décision calculée de Tom Brady

Publié | Mis à jour

La décision de Tom Brady de poursuivre sa carrière à Tampa Bay, avec les Buccaneers, est bien calculée tout en étant sportivement très avantageuse. Voici quelques éléments qui ont sans doute motivé la réflexion du quart-arrière.

Sous le chaud soleil de la Floride, Tom Brady aura deux cibles de prédilection à la position de receveur éloigné. En effet, Chris Godwin et Mike Evans ont presque cumulé 2500 verges par la voie des airs lors de la dernière campagne. En Nouvelle-Angleterre, seul Julian Edelman a réussi à obtenir plus de 1000 verges.

De plus, les Buccaneers seraient prêts à accorder une dernière chance à l'enfant terrible de la NFL Antonio Brown, qui avait, somme toute, bien fait lors de son court séjour chez les Patriots en 2019.

Depuis la retraite de Rob Gronkowski, Brady n'a jamais réussi à recréer une véritable chimie avec un ailier rapproché. Les talentueux Cameron Brate et OJ Howard chez les «Bucs» devraient ravir le pivot de 42 ans.

Un entraîneur taillé sur mesure sur Brady

L'entraîneur de la formation floridienne, Bruce Arians, est un spécialiste de l'offensive et a déjà dirigé des quarts-arrières d'expérience comme Peyton Manning, Ben Roethlisberger et Carson Palmer.

L'actuel directeur gérant des Buccaneers, Jason Licht, était l'un des recruteurs des Patriots à l'époque et avait fortement recommandé Tom Brady au repêchage de 2000 alors qu'il avait été le 199e choix au total.

En quittant l'Association Américaine pour l'Association Nationale, Brady n'aura plus à se frotter aux jeunes loups que sont les Patrick Mahomes et Lamar Jackson, mais il se retrouvera dans la même section que Drew Brees et les Saints de La Nouvelle-Oléans qu'il affrontera deux fois en saison régulière.

Malheureusement, ceci signifie qu'il faudra attendre à 2021 pour assister à un match entre les «Pats» et les «Bucs» puisqu'aucun duel n'est au rendez-vous en 2020.

Enfin, en prenant la direction de la Floride, Brady est assuré de jouer au moins 11 matchs du calendrier régulier, à domicile et un peu même à l'étranger, dans des conditions souvent plus favorables en novembre et décembre, contrairement à Boston.

Tom Brady mettra-t-il fin à la disette des Buccaneers, qui n'ont pas participé éliminatoires depuis 2007, la deuxième plus longue séquence active du genre derrière les Browns de Cleveland?

S'il y parvient, les partisans des «Bucs» en seront doublement ravis, car le Super Bowl LV, c'est à Tampa que ça se passe.