Ski et planche

Coupe du monde de Québec: les skieurs y ont cru jusqu’à la toute fin

Publié | Mis à jour

Une épreuve de la Coupe du monde de ski de fond devait être présentée à Québec ce week-end, mais les organisateurs ont finalement choisi d’annuler l’événement en raison de la pandémie du coronavirus.   

Les concurrents y ont cru jusqu’à la toute fin, mais ils ont dû se résigner. C’est avec déception qu’ils ont appris la nouvelle vendredi. Ils comprennent cependant la décision.       

«On a pensé qu’on allait y échapper. Plus la Coupe du monde approchait, plus on pensait qu’elle allait avoir lieu puisque c’est un événement extérieur», a indiqué la Québécoise Cendrine Browne en entrevue à LCN, samedi. À voir dans la vidéo ci-dessus.   

«C’était l’un des derniers événements sportifs d’envergure à avoir encore lieu. On espérait, mais on se doutait que ça allait arriver», a-t-elle ajouté, précisant que «c’était la bonne décision» à prendre.    

Sur le plan personnel, celle qui fréquente le Centre national d’entraînement Pierre Harvey à Québec est triste de ne pas pouvoir skier devant sa famille et ses amis. Cette annulation a aussi sonné la fin de la saison.    

«C’est très décevant de ne pas pouvoir courir à la maison, a avoué Browne. On ne pensait pas que la saison allait se finir aussi abruptement. Il restait encore un mois de compétitions, mais elles ont toutes été annulées.» 

L'ex-fondeur québécois Alex Harvey a une pensée ses ex-collègues.

«Pour le cas des fondeurs internationaux, c'est la fin de leur saison, a souligné Harvey lors de l'émission Salut Bonjour Weekend, samedi, sur les ondes de LCN. Les dernières compétitions, c'était Québec, Minnesota et Canmore et ces trois événements sont annulés. Ça va beaucoup plus large que les athlètes. 

«Tous les organisateurs, les bénévoles qui ont été mobilisés pour organiser ça, ce n'est pas le samedi qu'ils prennent le téléphone et qui vont appeler ces gens. Ça fait des mois et des mois que c'est mis en route. C'est beaucoup de gens qui vont être déçus. Les athlètes, c'est certain, je sais qu'ils avaient une belle expérience à Québec avec la proximité de la foule, avec la qualité de l'organisation et du parcours. Dans les circonstances, c'est difficile de faire autrement.»