LHJMQ

La saison de la LHJMQ suspendue

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La Ligue de hockey junior majeur du Québec suspend, jusqu’à nouvel ordre, ses activités en saison régulière en raison de la pandémie de COVID-19. Avec deux semaines à écouler au calendrier régulier, il restait un total de 41 rencontres à disputer aux quatre coins du circuit Courteau.

Les propriétaires des 18 équipes de la LHJMQ ont pris la décision à l’issue d’une conférence téléphonique d’urgence. Les deux autres circuits régionaux, soit la Ligue de l’Ontario et la Ligue de l’Ouest, ont emboîté le pas.

«La LCH et les trois ligues régionales prennent très au sérieux la santé et la sécurité de ses joueurs, ses partisans, ses bénévoles, son personnel et du grand public. Le président de la LCH, Dan MacKenzie, et les commissaires des ligues régionales, David Branch, Gilles Courteau et Ron Robison, ont surveillé la situation de près en réponse à l'éclosion de la pandémie du Coronavirus (COVID-19) avec les recommandations des agences de santé locales, provinciales et fédérales», a déclaré le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin, par voie de communiqué.

«À la suite des consultations avec des experts médicaux et des réunions tenues aujourd'hui [jeudi] avec le Comité exécutif de la LCH ainsi que les Bureaux des gouverneurs des ligues régionales, la LCH annonce que le reste de la saison 2019-20 ainsi que toutes activités de hockey doivent être interrompues jusqu'à nouvel ordre.»

Joueurs et dirigeants dans l’inconnu

Joueurs et dirigeants de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) nagent en plein néant à la suite de la suspension des activités saisonnières jusqu’à nouvel ordre.

«La Ligue n’avait pas le choix. Pensez-y si on essayait de défier ce que les autres font et qu’il y avait des joueurs qui tombaient malades. Je ne suis pas sûr que ce serait bien vu. Il faut respecter les règles qui sont faites pour tout le monde», a signalé le grand patron aux opérations hockey des Remparts, Patrick Roy.

Pour l’heure, Roy et son personnel ont décidé que les joueurs passeront le week-end à leur pension respective tout en poursuivant leurs études en attendant la suite des événements plutôt que d’affronter l’Océanic de Rimouski et le Phoenix de Sherbrooke.

Les Remparts avaient tenu une séance d’entraînement régulière en matinée sur la glace du Centre Vidéotron, jeudi. Des mesures d’hygiène supplémentaires avaient été mises en place alors que les joueurs avaient chacun leur bouteille d’eau. Le sujet d’une possible interruption de la saison alimentait les conversations dans le vestiaire.

«On en parle. Est-ce une crainte? Je ne pense pas et on n'a pas vraiment parlé de ça comme [étant] une crainte, mais on se demande si la saison va être arrêtée ou ce genre de truc. Ce sont plus ce genre de questions», confiait l’attaquant Théo Rochette, dont le père Stéphane, analyste à la télévision suisse, a vécu l’annulation du championnat de la Ligue nationale de ce pays.

Les Sags restent positifs

Malgré les circonstances, l’entraîneur-chef et directeur général des Saguenéens, Yanick Jean, tentait de garder le sourire. Son équipe est l’une de celles qui aspirent aux grands honneurs, cette saison.

«On n’a aucun contrôle là-dessus. C’est tout le monde dans le même bateau. On ne peut pas s’apitoyer sur notre sort et se casser la tête avec ça», a débité Jean au bout du fil.

De son côté, l’attaquant étoile des Wildcats de Moncton, Jakob Pelletier, ne cachait pas sa déception, mais comprenait que les enjeux allaient au-delà du sport.

«C’est dans le moment où il ne fallait pas que ça arrive. Les séries s’en viennent et c’est le moment que le monde attend. C’est plate que ça arrive. On n’était pas surpris, mais sous le choc, car on ne sait pas si on va revenir au jeu. On se prépare au pire», a dit l’espoir des Flames de Calgary.