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«C’est fou ce qui se passe!»

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Sur le plan familial, la situation est chaotique pour le gardien Louis Domingue, qui est passé des Devils du New Jersey aux Canucks de Vancouver, le 24 février dernier. 

Son épouse et ses enfants l’ayant visité pendant la semaine en Colombie-Britannique, la famille a vécu les perturbations dans les aéroports avec l’épidémie du COVID-19.  

«Quand ils ont atterri au New Jersey, il y avait un état de panique à New York. Ils ont donc décidé de rentrer à Montréal aujourd’hui», a raconté Domingue à «JiC», jeudi, sur les ondes de TVA Sports. 

Il a aussi salué la patience de sa conjointe. 

«C’est une épreuve de plus qu’elle a eu à traverser. Elle est faite forte.» 

L’ancien des Remparts de Québec, qui en est à sa troisième organisation, cette saison, parlait quelques heures après la suspension de la saison par les autorités de la Ligue nationale de hockey dans une journée sombre où toutes les ligues sportives ont interrompu leurs activités. 

«C’est un peu fou ce qui se passe. Ça évolue vite. Chaque heure, il arrive quelque chose. C’est assez spécial.» 

Dès tôt en matinée, les joueurs des Canucks savaient que des mesures radicales étaient sur le point d’être annoncées avant de participer à l’entraînement matinal, en Arizona, où ils devaient jouer en soirée. 

«Ils nous ont dit que la séance était annulée. On ne s’est pas rapporté à aucune rencontre d’équipe. Chaque heure il se passait quelque chose et ils ont suspendu la saison. 

«C’est comme une journée de congé, dans le fond. On s’en retourne à Vancouver, ce soir.  

«On est en arrêt de travail...» 

David Savard assommé

De son côté, le défenseur des Blue Jackets de Columbus David Savard abonde dans le même sens.

Le Québécois devait d'ailleurs disputer un match à huis clos, jeudi soir, face aux Penguins de Pittsburgh, duel qui n'aura évidemment pas lieu.

«On sait qu’on est du monde en santé et que, normalement, ça ne devrait pas nous atteindre trop fort, a souligné Savard. On regarde la situation et on devait voyager. [...] On allait pouvoir mettre nos familles en danger, beaucoup de joueurs ont de jeunes enfants ou vont voir leurs parents, certains sont plus âgés. Ce n’était pas une bonne idée de mettre à risque nos familles et tout le monde qui travaille pour l’organisation. La LNH a pris la bonne décision de prendre une pause.

«C’est là qu’on se rencontre que le hockey, c’est secondaire. C’est vraiment une question de santé pour tout le monde aux États-Unis, au Canada et dans le monde entier.

«Tout le monde trouve la situation bizarre. On ne sait pas comme se revirer de bord. C’est encore tout nouveau. On va plus d’information au cours des 24-48h.»