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Golf

Le jour de la marmotte pour Rory McIlroy

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Rory McIlroy a dû se pincer en se réveillant à son arrivée au TPC Sawgrass, où il défendra son titre au Championnat des joueurs du circuit de la PGA dès jeudi. À la recherche de sa première victoire en 2020, il vit un scénario identique à celui de l’an dernier.

Des top 5 à pleine poche sans être en mesure de savourer la moindre victoire. Certains pourraient être gagnés par la frustration. Mais pas McIlroy.

Le Nord-Irlandais a appris de ses erreurs du passé. À l’ère des statistiques avancées et de la quête incessante de résultats, il refuse de suivre la parade sociale. Il préfère s’attarder à son processus personnel.

«Je crois qu’il ne faut jamais se concentrer sur les résultats, car ça ne fonctionne pas et ça n’aide surtout pas. Il faut s’occuper de ses affaires. La meilleure façon de ne pas gagner est de se concentrer sur la victoire et les résultats, a rappelé celui qui compte six top 5 en autant de sorties cette saison.

«Si on se concentre sur ce qu’il faut réussir afin de s’améliorer, analyser les forces et les faiblesses dans son jeu, on peut ainsi espérer gagner», a ajouté celui qui cherche à devenir le premier champion à défendre son titre au Stadium Course du TPC Sawgrass.

McIlroy a précisé que cette recette l’a énormément aidé au fil des années. Il a tout de même signé 20 victoires au sein du circuit de la PGA dans sa carrière. Il sait de quoi il parle.

Patience et sagesse

Après sa victoire l’an dernier, l’athlète maintenant âgé de 30 ans avait raconté sa métamorphose et expliqué les grandes lignes de sa nouvelle philosophie. Il présentait en quelque sorte le Rory 2.0 qui allait remporter trois tournois durant la saison, soulever le trophée de la Coupe FedEx, mériter le trophée Harry-Vardon (meilleur score moyen), en plus de devancer Brooks Koepka à titre de joueur par excellence de l’année.

Tout avait débloqué à Sawgrass, un endroit que McIlroy ne portait pas dans son cœur au début de sa carrière. L’expérience lui a appris que tout vient à point à qui sait attendre. C’est pourquoi il reste patient. Il sait qu’en poursuivant sur sa lancée, en s’accrochant même lorsque son jeu n’était pas tout à fait à point, il passera « go » et empochera cette victoire.

«Cette saison ressemble à celle de l’an dernier. Je n’ai pas réussi à profiter de mes chances, mais ça ne devrait pas tarder. Ce sera génial de répéter le scénario de 2019», a souhaité celui qui avait empoché 7,78 M$ en bourses, en plus des 15 M$ pour sa consécration de la Coupe FedEx et des bonis au classement. Une lucrative saison.

Mais au-delà des dollars, McIlroy se sent nettement mieux dans sa peau. Il ne s’efforce plus de devoir plaire à tout le monde. Il défend ses idées et fait maintenant figure de leader au sein du circuit alignant de plus en plus de jeunes vedettes. Il prend ainsi le flambeau des grands qui sont passés avant lui.

Vrai spectacle

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les dirigeants du circuit ont compris l’importance du spectacle. Chaque année, ils rassemblent les grands noms afin de plaire aux amateurs et aux spectateurs sur le parcours.

En l’absence de Tiger Woods, ils ont concocté des trios plus qu’intéressants. Ainsi, celui des «trois amigos», composé de Justin Thomas, Rickie Fowler et Jordan Spieth, animera le spectacle dès jeudi matin. Habitués de jouer ensemble pour le plaisir, on peut déjà prédire qu’ils se tireront la pipe sur le parcours.

En après-midi, les meilleurs au monde seront réunis, alors que McIlroy, trônant au sommet du classement mondial, sera accompagné de Jon Rahm (2e) et Brooks Koepka (3e). McIlroy occupe le sommet pour la 100e semaine de sa carrière.

Avec le soleil qui sera au rendez-vous jusqu’en ronde finale et le mercure frôlant les 30o Celsius, la lutte promet d’être chaude et les surprises nombreuses.