Canadiens de Montréal

Le vestiaire du CH fermé aux journalistes

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Il n’y a pas que les bourses qui ont connu un recul majeur en raison de la panique mondiale qu’engendre le coronavirus. Il en est de même pour le métier de journaliste sportif.

Dans une directive adressée à ses membres, la Ligue nationale de hockey (LNH) a invité les 31 équipes de son circuit à fermer l’accès des vestiaires aux médias.

Lors d'une rencontre avec les journalistes, samedi à Sunrise, Gary Bettman avait fait un premier pas en ce sens en déclarant qu’il serait «préférable que les entrevues des médias se fassent au podium pour la santé et la sécurité de tous, pas seulement celle des joueurs, mais également celle des médias».

À ce moment, cependant, il avait poursuivi en indiquant qu’il allait laisser la décision à la discrétion de chacune des formations et qu’aucune modification ne serait apportée à la politique d’accès des médias.

Des précautions à prendre

Au terme de l’entraînement du Canadien, exceptionnellement tenu au Centre Bell en raison de la prise de la photo d’équipe, Jeff Petry, Brendan Gallagher, Phillip Danault et Paul Byron se sont donc présentés à tour de rôle dans l’un des corridors de l’amphithéâtre, lundi.

Ils ont été invités à rencontrer les médias rehaussés par une petite plateforme.

«C’est certain que cette crainte nous trotte un peu dans la tête avec toutes les personnes qui gravitent quotidiennement autour de nous et tous les déplacements que nous faisons, a souligné Petry. On comprend qu’il y a des précautions à prendre.»

«C’est par mesure préventive, a indiqué Gallagher, relevant tout juste d’un empoisonnement alimentaire. Il y a du désinfectant pour les mains à notre disposition, on nous rappelle les façons d’éviter de transmettre les microbes, de se laver les mains et d’éviter de toucher n’importe quoi.»

L’itinéraire du Canadien tient

Toutes les équipes ont donc joint les rangs des Sharks de San Jose, première formation de la LNH à modifier sa politique d’accès aux médias.

D’ailleurs, le service de la santé publique du comté de Santa Clara, où évoluent les Sharks, avait suggéré qu’ils disputent leurs matchs locaux à huis clos, recommandant même de les annuler.

Dans cette même foulée, le tournoi de tennis d’Indian Wells a été annulé après que le service de la santé publique du comté de Riverside River, situé dans le sud de la Californie, eut décrété l’état d’urgence en raison de la présence d’un cas de COVID-19.

Rappelons que le Tricolore quittera vendredi pour un périple de trois rencontres en sol californien.

«Pour l’instant, ça ne change pas les plans. Notre itinéraire tient toujours», a souligné Dominick Saillant, directeur des communications hockey du Canadien.

Ailleurs dans le monde

Évidemment, la LNH n’est pas la première organisation à voir sa routine affectée. Le championnat mondial de hockey féminin, qui devait se tenir au début du mois d’avril à Halifax et Truro, en Nouvelle-Écosse, a été annulé. Celui des hommes, prévu à Zurich et Lausanne, en mai, pourrait subir le même sort.

En France, dans la Ligue Magnus, les Scorpions de Mulhouse ont pu réintégrer les quarts de finale après avoir été disqualifiés en raison d’une décision du préfet du Haut-Rhin d’interdire les rassemblements de plus de 50 personnes.

Il a fallu l’intervention du ministère des Sports pour réintégrer la formation. Toutefois, leurs matchs sont disputés à huis clos.

«Si on devait en arriver là, l’absence d’ambiance serait vraiment étrange», a souligné Petry.

De son côté, la Ligue nationale A suisse a plutôt choisi de repousser de quelques semaines ses matchs éliminatoires.