Crédit : Jerome Miron-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

Un match nul qui laisse un petit goût amer

Dave Lévesque

Publié | Mis à jour

FRISCO - L’Impact avait trois points en poche samedi avant que les 15 dernières minutes de la rencontre se pointent le nez, puis la fatigue a pris le dessus et le FC Dallas est parvenu à transformer un recul de deux buts en match nul de 2 à 2.  

C’est certainement un résultat décevant dans les circonstances puisque le Bleu-Blanc-Noir s’était offert une avance inespérée de 2 à 0 sur deux buts de Maxi Urruti en seconde demie.  

Promotion: ne manquez aucun des 34 MATCHS de l’Impact de Montréal en MLS   

C’est la seconde fois que le Bleu-Blanc-Noir échappe des avances de deux buts à l’étranger pour se contenter d’un verdict nul de 2 à 2.  

C’est également arrivé lors du premier match de la Ligue des champions contre Saprissa, au Costa Rica. Dans le contexte, le verdict nul était correct, mais dans un match de championnat de MLS, le nul, si juste soit-il, a un petit goût amer.  

Mentalité  

Mais revenons au fait que c’est finalement le résultat le plus juste puisque Dallas a complètement dominé la première demie alors que l’Impact pataugeait et gérait mal ses efforts défensifs.  

Sans de bonnes sorties de Clément Diop, le Bleu-Blanc-Noir serait possiblement rentré au vestiaire en se trouvant dans un trou dont il aurait eu du mal à s’extirper.  

Alors en effet, le résultat est justifié pour tout le monde, d’autant plus que l’Impact a enfin obtenu un premier point à Frisco après avoir subi des revers à chacune de ses quatre premières visites au cours des huit années précédentes.  

Il reste qu’il y a une certaine mentalité à changer et on en avait eu un avant-goût lors du début de match au Costa Rica.  

«Ça nous a pris du temps à nous mettre dans le match. On est sortis avec une intention de moins jouer au ballon, ce qui arrive souvent quand on joue à l’extérieur. C’est une mentalité qu’on veut changer», a expliqué Samuel Piette.  

Vivement Wanyama  

Le match de samedi nous fait réaliser à quel point la signature de Victor Wanyama pourrait être importante.  

Cette équipe a besoin d’un joueur décisif en milieu de terrain qui va dicter le ton du match et pour le moment, personne n’est en mesure d’assumer ce rôle.  

C’était d’ailleurs un match taillé sur mesure pour Wanyama puisque l’essentiel de la bataille s’est déroulé en milieu de terrain.  

En l’absence de Bojan, qui a déclaré forfait avant le match en raison d’un pépin musculaire, Anthony Jackson-Hamel a obtenu le départ.  

L’attaquant de Québec n’a toutefois pas connu un bon match et n’a pas du tout été remuant ni très impliqué en plus de perdre un bon nombre de ballons.  

C’est une belle occasion qui se présentait à lui et il n’a pas su la saisir, d’autant plus que son remplaçant, Orji Okwonkwo, a eu un impact immédiat quand il est rentré dans le match.  

Urruti s’anime  

Il faut lever notre chapeau à Maxi Urruti, qui a inscrit ses deuxième et troisième buts de la saison dans son ancienne demeure.  

Rappelons que l’Argentin avait attendu un 27e match de la saison pour atteindre le plateau des trois buts, lui qui en avait marqué seulement quatre en 2019.  

Il n’en marquera évidemment pas 34 cette saison, mais Thierry Henry a eu un très beau flash en le repositionnant dans le couloir droit, où il a moins de territoire à couvrir.  

De plus, Urruti attaque plus la surface, ce qui fait en sorte que son positionnement est meilleur. Ses buts ont été relativement faciles, mais c’est surtout parce qu’il était au bon endroit.  

Une bonne pioche  

Arrivé de la Première ligue canadienne cet hiver, Joel Waterman est en train de gagner un poste de titulaire.  

Il a d’abord joué comme réserviste lors des deux matchs de Ligue des champions en venant en relève de Rudy Camacho et de Jukka Raitala, blessés.  

Il a ensuite obtenu des départs lors des deux premières rencontres en MLS et contre Dallas, il s’est mis en évidence avec quelques retours suivis de sauvetages in extremis.  

Ça donne un résultat non seulement excitant, mais aussi très efficace. Sa courbe d’apprentissage est assez élevée, surtout quand on sait qu’il amorce seulement sa seconde saison professionnelle, lui qui jouait encore au soccer universitaire canadien en 2018.  

Par ailleurs, même s’il appuie bien l’attaque, Jorge Corrales soulève quelques inquiétudes dans le couloir gauche puisque les centres payants de Dallas sont venus de ce côté. Il faudra suivre l’évolution de la situation.