Canadiens de Montréal

La fameuse gifle expliquée

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À l’époque où le plafond salarial était inexistant, c’était chose courante pour un joueur de la LNH de passer la quasi-totalité de sa carrière avec une seule équipe, ce qui permettait de tisser des liens fraternels serrés.    

Jean Béliveau, Henri Richard, Yvan Cournoyer, Serge Savard... des frères d’armes jusqu’à la tension du flambeau et l’héritage du «C».    

Dans la vidéo, ci-dessus, Serge Savard revient sur la gifle d'Henri Richard.   

Pendant la dynastie des années 1970 des Canadiens de Montréal, ces quatre capitaines ont marqué une génération de pieux fidèles, qui ne s’attendaient à rien de moins qu’un défilé glorieux, un rituel sur la rue Ste-Catherine pour commencer l’été.    

Hélas, dans les coulisses, les héros du samedi n’étaient guère différents des autres familles. Les prises de bec et des scènes de brasse-camarade ne faisaient pas exception. Un épisode a souvent été relaté dans la littérature et les mythes fascinants de l’époque : la fameuse gifle que le regretté Monsieur Richard a infligée au jeune Savard dans le vestiaire.    

Extrait de la chronique de Marc de Foy, dans Le Journal de Montréal de dimanche :    

«Après une défaite à l’étranger, il fut décidé de garder la porte du vestiaire fermée. Richard s’interposa en faisant valoir que les journalistes avaient un travail à faire. Savard eut le malheur de lui dire qu’il devait coucher avec eux. Le sang de Richard n’a fait qu’un tour. Il a giflé Savard.»  

Celui qui a encaissé la main de l’homme au cœur de lion s'est ouvert sur cet épisode dans sa récente biographie, «Canadien jusqu’au bout». L’ancien directeur général a élaboré à l’émission «JiC», vendredi.    

«C’était une petite chicane de famille. Le lendemain, tout était terminé. C’était un événement malheureux. Mais c’était pas mal mieux que ce soit moi qui reçoive la tape que lui!», a raconté Savard avec une note d’humour.    

Henri Richard
Crédit photo : Le Journal de Montreal

Comme des frères    

Dans son bouquin, lancé à l’automne, il a été expliqué qu’un article d’un quotidien anglais reprochait aux joueurs de participer à des nuits festives à l’étranger après des défaites, critique qui a été mal accueillie par certains joueurs.    

Comme le disait M. Savard à «JiC», les porte-couleurs du Tricolore étaient comme des frères.    

«Quand on jouait à Chicago le samedi soir, on partait en train à minuit. On passait tellement de temps ensemble. Le Club de hockey Canadien était une grande famille. C’est très difficile aujourd’hui de recréer ça.    

«Lorsque tu commençais ta carrière avec le Canadien, t’avais des chances de la terminer avec le même club. C’est rare aujourd’hui.»