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Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Sports divers

«Dès que le doute s’installe, c’est terminé» - Rose Woo

Philippe Asselin

Publié | Mis à jour

MONTRÉAL – Les athlètes de haut niveau doivent composer avec la pression, mais dans le cas des gymnastes, un seul petit faux pas peut complètement bousiller une performance, aussi minime soit-il. 

Les artistes du saut, de la poutre ou des barres asymétriques ne peuvent pas se permettre une erreur, comme le golfeur peut rater un coup roulé ou le tennisman peut commettre une double faute. 

«Dès que le doute s’installe, c’est terminé», a indiqué Rose Woo lors de la cérémonie des remises de prix des finales individuelles par appareils de l’International Gymnix, dimanche. 

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La Québécoise de 20 ans a fait ce commentaire en lien avec sa performance à la poutre, où elle a pris le sixième échelon. 

«J’ai commencé vraiment fort. À la fin, j’ai douté et cela m’a déséquilibrée», a expliqué celle qui a pris part aux Jeux olympiques de Rio en 2016. 

Que se passe-t-il donc dans la tête d’une gymnaste quand cela arrive? 

«Tu te parles, a répondu Woo. Quand j’étais sur la poutre, j’ai commencé à penser aux mouvements que j’allais faire. [...] Je me disais : calme-toi. Tu dois y aller mouvement par mouvement.» 

«C’est difficile quand tu sais que tu viens de commettre une erreur, a quant à elle dit Sophie Marois qui a pris le deuxième rang au saut et le quatrième échelon à la poutre lors des épreuves individuelles. Tu ne dois plus y penser instantanément, parce que le reste de ta routine ne va pas bien aller par la suite.» 

Ici, Woo n’a pas le même sentiment que sa compatriote. 

«Moi quand je tombe, on dirait que je ne suis plus stressée. Ce n’est pas que je m’en fou, mais c’est comme si ça allait super bien après, parce que je suis tellement déçue que je continue sans réelle pression.» 

Si les réactions des deux représentantes de l’unifolié diffèrent quand elles commettent un faux pas, elles ont essentiellement la même réflexion, si une erreur est commise, tes chances de médaille tombent à l’eau. 

«C’est sûr que c’est stressant, mais il ne faut pas le voir comme ça. On fait ce qu’on aime. Il faut y aller avec le "flow" et ne pas trop y penser», a conclu Marois.