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L’histoire «Cendrillon» de Roberto Luongo

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Le Québécois Roberto Luongo a disputé 1044 rencontres dans la LNH, n’étant devancé dans cette catégorie que par Martin Brodeur. Samedi soir, il a reçu l’honneur de voir son chandail #1 retiré par les Panthers de la Floride avant le match face aux Canadiens de Montréal, au BB&T Center de Sunrise. 

Qui plus est, il s’agissait de la première fois que les Panthers accordaient une telle distinction à l’un de leurs anciens joueurs.  

Tous les grands joueurs ont une histoire, certaines plus rocambolesques que d’autres. Celle de Luongo, selon les dires de ses parents, relève d’un conte de fées. 

«Il y avait un voisin qui avait quatre ans de plus que lui et il jouait toujours dans la rue avec des petits garçons plus vieux que lui. Ils le mettaient toujours dans les buts», a tout d’abord confié sa mère, Pasqualina, dans une entrevue accordée à l’animateur de la chaîne TVA Sports Louis Jean, samedi. 

«Roberto avait 8 ans. Le voisin, qui avait 12 ans, est venu sonner à ma porte, a-t-elle continué. Il m’a dit : "Vous savez madame Luongo, vous devriez inscrire Roberto dans les sports organisés parce qu’il est vraiment bon. Si vous les regardez "goaler", il a un "papillon" comme Patrick Roy"». 

Ainsi, Luongo a été inscrit dans une équipe de hockey mineur, mais en tant que joueur, pour qu’il apprenne à patiner. 

«L’entraîneur ne voulait pas (qu’il soit gardien), car il comptait, a rigolé son père, Antonio. Il gagnait des tournois. Il était bon avec le bâton.» 

Puis, l’inévitable s’est produit. 

«Mon mari et moi, on était dans les estrades et Roberto est venu nous voir puisque l’entraîneur lui avait demandé s’il voulait être dans les buts parce que l’autre gardien avait lâché l’équipe, a indiqué sa mère. On lui a loué l’équipement de la Ville. Il a gagné 2-0. La même journée, il a joué dans une catégorie pee-wee, deux ans plus vieux, et il a gagné, 2-1. C’était écrit dans le ciel. C’est une histoire Cendrillon.» 

Maintenant que la carrière de leur fils est terminée, le temps est venu de célébrer ses accomplissements. 

«On n’a pas encore eu le temps vraiment de s’asseoir et de vraiment revivre tous les moments spéciaux qu’il nous a fait vivre, a continué Pasqualina, qui a même avoué ne pas avoir regardé le match de la médaille d’or entre le Canada et les États-Unis lors des Jeux olympiques de Vancouver. Vraiment, c’est beaucoup, il y a tellement d’histoires. Il y en a même qui ont dit quand il était jeune que c’était une histoire Cendrillon, vraiment ç’a été une belle histoire de hockey.» 

Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus.