Canadiens de Montréal

Yvon Lambert : «Il faisait réellement pitié»

Publié | Mis à jour

«On l’a vu il y a trois semaines. On s’en allait à la Place Bell et on est parti une demi-heure plus tôt pour le visiter. Il faisait réellement pitié...» 

L’ancien porte-couleurs des Canadiens de Montréal Yvon Lambert s’est joint à la pléiade d’anciens «Glorieux» ayant côtoyé le regretté Henri Richard pour témoigner tout le respect et l’affection qu’il éprouve pour son ancien capitaine, décédé tôt vendredi matin à la suite d’une longue maladie.

«Ç’a été très très dur pour la famille, a indiqué l’ancien numéro 11 à JiC, à TVA Sports. C’est sûr que c’est une délivrance, car les dernières années n’étaient pas jojo. Mais je suis sûr que (son épouse) Lise va trouver ça difficile. Elle était voisine du complexe où Henri était admis.

«Elle l’accompagnait depuis l’âge de cinq ou six ans. Je crois qu’ils se sont connus à la petite école. C’est une histoire fantastique.»

Un coup de bâton qui réveille

Comme plusieurs de ses anciens coéquipiers, Lambert a rendu hommage à celui qui lui a ouvert les yeux et qui lui a appris l’importance d’avoir une éthique de travail. 

Le natif de Drummondville n’a jamais vécu une conquête printanière avec Henri Richard, mais il a gagné ses épaulières grâce aux conseils qu’il lui a prodigués dès son année recrue.

«Moi, il y a trois personnes qui m’ont aidé énormément ou influencé dans ma carrière. Henri est un de ces trois-là.

«Il y avait un entraînement au vieux Forum où j’étais nonchalant. J’ai reçu un coup de hockey derrière la jambe. Je me suis retourné et c’était Henri. Il m’a parlé et il m’a soufflé quelques mots. C’est alors que j’ai compris pourquoi ce gars-là avait gagné 11 coupes Stanley. 

Un col bleu

Lambert se souvient d’un homme qui offrait toujours l’effort maximal, peu importe l’enjeu du rendez-vous. 

«C’est incroyable. Il mettait une paire de patins pour travailler tous les jours. Que ce soit à Montréal ou à l’extérieur. Même pendant les entraînements. Comme recrue, il faut que tu embarques.

«Tu gagnes, t’as du plaisir et t’as plus de fun à aller travailler et voir les gars. J’ai embarqué là-dedans.

Lambert a soulevé quatre fois la coupe Stanley, de 1976 à 1979. Il reconnait que le Bleu-blanc-rouge a changé sa vie, pour ne pas dire la définir.

«J’ai gagné des coupes Stanley. Aujourd’hui, tout ce qu’Yvon Lambert possède, c’est grâce au CH. C’est grâce à des Henri Richard, des Jean Béliveau, des Yvan Cournoyer et des Guy Lafleur.»