Canadiens de Montréal

«J'ai perdu mes deux capitaines»

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À la suite de la retraite d’Henri Richard, Yvan Cournoyer a succédé au légendaire numéro 16 en tant que capitaine des Canadiens de Montréal, en 1975.   

Richard et Jean Béliveau ont ensemble montré à Cournoyer tout ce que le petit attaquant devait connaître sur le leadership, à la tête d’une organisation aussi prestigieuse.      

Un peu plus de cinq ans après le décès de Béliveau, Cournoyer a appris la mort du «Pocket Rocket», vendredi; une nouvelle dont se ressent énormément le «Roadrunner».   

«Henri a toujours été un exemple pour nous, surtout quand je suis arrivé avec les Canadiens en 1964-1965, s’est souvenu Cournoyer, en entrevue à l’émission Les Partants sur TVA Sports. Ce sont des gars comme Jean Béliveau et Henri Richard qui nous ont montré comment gagner des coupes Stanley.   

«J’ai perdu mon deuxième capitaine aujourd’hui. C’est vraiment pénible.» - Yvan Cournoyer   

On a appris en 2015 que le frère cadet de Maurice Richard souffrait de la maladie d’Alzheimer. Ambassadeur des Canadiens en compagnie de son ancien coéquipier, Cournoyer a continué de faire équipe avec Henri Richard malgré tout.   

«On faisait beaucoup de promotion pour le Club de hockey Canadien, a-t-il rappelé. Quand sa maladie a commencé, il y a plusieurs années, on voyageait avec lui pour être sûr qu’il n’y avait pas de problème.   

«C’était mon coéquipier, pas seulement sur la patinoire, mais à l’extérieur aussi.»   

Richard et Cournoyer ont passé ensemble 11 saisons dans l’uniforme des Canadiens, remportant au passage six des 11 coupes Stanley du défunt capitaine.   

Le deuil de Talbot 

Son coéquipier de 12 saisons avec les Canadiens, Jean-Guy Talbot, est également éprouvé par le décès de Richard. 

«C'est une nouvelle qui est très triste, mais j'ai parlé avec Lise la semaine passée, son épouse, et elle m'a dit qu'Henri ne "filait" pas du tout, a souligné Talbot lors de l'émission Les Partants. La nouvelle arrive et je vais vous dire une affaire, je ne suis pas content. D'un autre côté, je suis content parce que la vie qu'il avait en ce moment, c'était impossible pour sa femme de vivre. Ça me déçoit qu'il soit mort, mais il est bien mieux là que de la manière qu'il était avant. 

«[...] On était de grands, grands amis, mais c'est rare qu'on revenait sur le hockey. [...] Quand on a eu fini de jouer au hockey, on était toujours ensemble. Quand le club ne jouait pas trop bien, on était marabouts pas mal. On a eu beaucoup plaisir.»