Impact de Montréal

Wanyama déjà charmé par l'Impact

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Victor Wanyama est une fort belle prise pour l’Impact de Montréal et le grand Kenyan de 28 ans s’est entraîné avec ses nouveaux coéquipiers, mercredi, avant d’être présenté aux médias.

C’est un homme timide et nerveux qui a affronté la presse en après-midi, mais Wanyama a aussi su être convaincant en insistant sur l’importance de l’équipe avant celle de l’individu.           

«J’espère que vous l’avez vu jouer, s’est d’abord enthousiasmé le directeur sportif Olivier Renard. C’est un garçon qui insiste sur l’esprit d’équipe et il est fier du maillot qu’il porte à partir de maintenant.»

Il en a donné la preuve lors de la séance de photos qui a suivi la conférence de presse. Lorsqu’un photographe a demandé à Wanyama de se retourner pour que l’on voie son numéro et son nom, il a refusé.

«C’est ceci qui est important», a-t-il dit en pointant le logo de l’Impact sur sa poitrine.

Combativité

Wanyama a aussi dit vouloir poursuivre la tradition africaine au sein du Bleu-Blanc-Noir en citant les noms de Didier Drogba et de Bacary Sagna, qui sont tous deux d’origine africaine.

Wanyama est un milieu de terrain défensif qui fait 6 pi 2 po et 176 lb, il ne craint donc pas le jeu robuste.

«J’amène de la passion, de la combativité, je vais tout faire pour mes coéquipiers.»

Certains observateurs le comparent à Michael Bradley, du Toronto FC, mais Olivier Renard n’est pas allé aussi loin même si on a senti que la comparaison lui plaît.

«Je n’aime pas trop comparer les joueurs, c’est un joueur capable de récupérer le ballon et de jouer avec. Son esprit combatif est remarquable. Quand il entre en mode guerrier, c’est un bon guerrier.»

Pas un rival

L’arrivée d’un joueur désigné comme milieu défensif soulève des inquiétudes chez les partisans, qui se demandent ce qu’il adviendra de Samuel Piette, qui a signé un nouveau contrat au cours des derniers mois.

«Victor ne vient pas pour être concurrent de Sam, il est là pour être partenaire», a assuré Renard.

On se demande d’ailleurs quand Wanyama sera en mesure de disputer son premier match. Sur le plan de la bureaucratie, il attend son permis de travail et sur le plan physique, on se demande quand il sera en forme de match.

«Je n’ai pas joué depuis un petit moment, mais je m’entraîne intensément. Je vais laisser l’entraîneur décider quand il voudra m’utiliser.»

Blessures

C’est tout de même étonnant que l’Impact ait pu obtenir un transfert gratuit pour un joueur de calibre international en provenance de Tottenham.

Mais il faut savoir que Wanyama n’a pas été épargné par les blessures au cours des dernières années.

Une blessure au genou lui a fait rater la moitié de la saison 2017-2018. Il a également raté trois mois lors de la saison suivante, toujours en raison de problèmes au genou.

«C’est normal dans le foot les blessures, mais c’était il y a trois ans et je me sens très fort maintenant», a assuré Wanyama.

«Si on passe tous sous un scanneur, on va tous avoir des petits problèmes. On a un staff médical qui a vérifié tout ce qui devait être vérifié», a ajouté Olivier Renard.

Plus dans les plans

Wanyama possède un beau parcours professionnel qui s’est amorcé à Anvers, en Belgique, en 2009. Il a également joué pour le Celtic FC, en Écosse, avant de poursuivre sa carrière à Southampton, puis à Tottenham, où il jouait depuis 2016.

Il ne faisait tout simplement plus partie des plans de José Mourinho, qui dirige le club londonien.

De fait, Wanyama n’a disputé que deux matchs de Premier League cette saison et c’était à la fin de septembre. Il n’a pas été dans l’effectif pour les 21 derniers matchs de ligue de l’équipe.

Sa dernière présence sur le terrain remonte au 11 décembre pour un match de phase de groupe de la Ligue des champions contre le Bayern Munich.

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Renard a saisi sa chance

Comment expliquer que l’Impact ait été en mesure de mettre la main sur un joueur du calibre de Victor Wanyama grâce à un transfert gratuit de Tottenham Hotspur ?

«On se plaint toujours de notre situation pour les transferts en Major League Soccer (MLS), mais sur ce coup-ci, on est la seule compétition où on peut transférer actuellement. Ça nous a aidés sur le prix, on l’a eu gratuitement», a résumé le directeur sportif Olivier Renard.

Pour rappel, Wanyana devait être transféré au club belge de Bruges pour une somme estimée à 10 millions d’euros (14,9 millions $ CAD) l’été dernier, mais la transaction a avorté.

Si dans le cas de Bojan, c’est le clan du joueur qui a fait les premiers pas, il semble que ce soit Renard qui ait orchestré la manœuvre cette fois-ci.

«J’essaie d’analyser les joueurs qui ne jouent pas beaucoup dans certains clubs et des fois ça fonctionne. Si on ne tire pas au but, on ne marque pas», de souligner Renard, qui pioche encore chez les Spurs après y avoir déniché Luis Binks.

Magnétisme

Et tout ça s’est bouclé en l’espace d’une semaine en incluant les négociations avec le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, qui détenait les droits de négociation sur Wanyama.

Renard a eu un coup de main pour convaincre Wanyama: le nom de Thierry Henry.

«Ç’a été une décision facile à prendre, Thierry comprend très bien le jeu, il a réalisé de grandes choses au cours de sa carrière et je suis heureux de pouvoir le côtoyer», a reconnu Wanyama, qui adhère au projet sportif qui lui a été présenté.

Renard reconnaît que d’avoir Henry dans son coin est d’une grande utilité quand il aborde l’entourage d’un candidat potentiel.

«Ça serait complètement ridicule de ne pas utiliser l’arme de Thierry Henry dans le recrutement. Son nom peut grandement m’aider.»

Pas fini

Wanyama devient le second joueur désigné de l’Impact avec Saphir Taïder. À ce titre, il remplace Nacho Piatti, mais pas complètement. Et selon toute vraisemblance, il y aurait encore des sous disponibles.

«Il ne vient pas remplacer Nacho en termes de salaire, a expliqué Renard. On essaie encore d’avoir des renforts et si on peut renforcer l’équipe, on le fera.»

Il n’a toutefois pas voulu préciser ce qu’il recherche pour améliorer son effectif.

«Par respect pour les joueurs, je ne vais pas cibler les positions.»

Voyez dans la vidéo ci-dessous les points de presse complets de Victor Wanyama et d'Olivier Renard.   

Wanyama déjà charmé par l'Impact -

L’Impact jouera sa prochaine partie samedi, 15 h, face au FC Dallas. Le duel sera diffusé à la chaîne TVA Sports.  

Nos deux experts soccer, Frédéric Lord et Vincent Destouches, croient que l'Impact a réalisé un bon coup en obtenant Wanyama. Ils en ont d'ailleurs discuté dans la baladodiffusion «XI MTL» diffusée à QUB radio.       

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(Crédit photo: Capture d'écran/Impact de Montréal)