Marc Andre Barriault UFC

Crédit : Simon Clark/Agence QMI

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L'ultime chance de Marc-André Barriault

Kevin Dubé

Publié | Mis à jour

Marc-André Barriault montera pour la quatrième fois dans un octogone de l’Ultimate Fighting Championship (UFC) le 20 juin prochain, cette fois face à Oskar Piechota lors d’un gala présenté à Saskatoon et dans ce qui sera vraisemblablement sa dernière chance de faire sa place dans l’organisation dirigée par Dana White.

Barriault, qui compte un dossier de 11 victoires et quatre défaites chez les professionnels, a perdu ses trois premiers combats dans l’UFC.

Malgré tout, l’organisation a décidé d’honorer le contrat de quatre combats signé avec lui il y a un an. Il ne fait aucun doute maintenant que le combat du 20 juin sera déterminant pour la suite.

«Je ne me mets pas la tête dans le sable. Je m’en vais là pour sauver mon emploi, ma vie», assure-t-il.

Remise en question

Barriault ne cache pas qu’après la défaite de décembre dernier en Corée du Sud face à Jun Yong Park, il s’est offert une importante période de remise en question. Avec du recul, il estime ne pas avoir été lui-même depuis qu’il a fait son entrée dans l’UFC.

«Quand tu arrives dans l’élite mondiale, tu te dis que tu dois trouver un moyen d’être meilleur. On a voulu arriver avec un Marc-André moins unidimensionnel. En essayant des choses, on a toutefois laissé de côté le combattant instinctif qui ne réfléchit pas et qui gère la pression comme elle vient. Avec du recul, ça me laisse un goût amer de savoir que je n’ai pas livré ce que je devais livrer. Je ne me suis pas reconnu lors de ces trois combats et ça m’a titillé», mentionne-t-il.

Celui qui vient tout juste d’avoir 30 ans a donc décidé de revenir à son ancienne identité, mais aussi d’essayer quelque chose de nouveau. Le 15 mars, il s’installera à Montréal pour cinq semaines, où il s’entraînera au réputé gym Tristar.

«Si je ne veux pas avoir de regrets, il faut que j’y aille. J’ai parlé avec Firaz (Zahabi) et je suis excité de ce nouveau départ. J’ai la chance d’avoir un gym de ce niveau relativement accessible alors je dois en profiter», ajoute le combattant qui assure que ce n’est pas un désaveu envers son entraîneur depuis plusieurs années, Dany Laflamme.

Feux d'artifice

De son côté, Piechota (11-4-1) a remporté ses deux premiers combats dans l’UFC, en octobre 2017 face à Jonathan Wilson puis en février 2018 contre Tim Williams. Le Polonais de 30 ans a toutefois perdu ses trois derniers affrontements et il se retrouve donc dans une situation semblable à celle de Barriault.

Le combat du 20 juin pourrait donc donner droit à des feux d’artifice, prévient le Québécois.

«Je m’attends à voir un gars affamé comme moi. Dans ses trois défaites, il en a eu deux par soumission et il a été mis K.-O. assez solidement lors de son dernier combat. De mon côté, j’ai perdu dans des décisions assez serrées. Je sens que je ne suis pas loin. Je pense que tous les ingrédients sont en place pour une recette qui va faire des feux d’artifice», conclut «Powerbar».