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F1: front commun contre Ferrari

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Les sept écuries de F1 non motorisées par Ferrari demandent mercredi des comptes à la Fédération internationale de l'automobile (FIA) suite à l'accord confidentiel conclu avec la Scuderia après une enquête sur le fonctionnement de son moteur l'an dernier.

«Nous déclarons publiquement par la présente notre engagement commun à rechercher une information complète et appropriée à ce sujet, afin de garantir que notre sport traite tous ses concurrents de manière juste et équitable», énoncent McLaren, Mercedes, Racing Point, Red Bull, Renault, AlphaTauri et Williams dans un communiqué commun. 

«En outre, nous nous réservons le droit de demander réparation en justice, dans le cadre de la procédure régulière de la FIA et devant les tribunaux compétents», écrivent-elles. 

Ce communiqué commun - rare en soi - fait suite à l'annonce vendredi par la FIA, «qu'après des enquêtes techniques approfondies, elle a conclu son analyse du fonctionnement de l'unité motrice de la Scuderia Ferrari de Formule 1 et est parvenue à un accord avec l'équipe», dont «les détails resteront confidentiels».

Le communiqué diffusé par l'instance gouvernante du sport automobile à dix minutes de la fin des essais hivernaux indiquait toutefois que «la FIA et la Scuderia Ferrari ont pris un certain nombre d'engagements techniques qui permettront d'améliorer la surveillance de tous les groupes propulseurs en Formule 1 dans les saisons à venir et aideront la FIA dans ses autres tâches réglementaires en Formule 1 et dans ses activités de recherche sur les émissions de carbone et les bio-carburants.»

Cette annonce intervenait alors que plusieurs écuries ont exprimé en seconde partie de saison dernière des suspicions sur la conformité du groupe propulseur utilisé par la Scuderia, après un gain en vitesse en ligne droite particulièrement visible en qualifications au retour de la trêve estivale.

Avant le Grand Prix du Mexique, Red Bull avait ainsi demandé - puis obtenu - une clarification à la FIA sur la mesure du débit de carburant, limité par le règlement, en visant nommément Ferrari devant les médias. 

Les sept écuries signataires se disent «surprises et choquées» par le communiqué diffusé par la FIA. «Un régulateur sportif international a la responsabilité d'agir avec les plus hauts standards de gouvernance, d'intégrité et de transparence», estiment-elles.  

«Après des mois d'investigations qui n'ont été entreprises par la FIA qu'à la suite de requêtes déposées par certaines écuries, nous nous opposons fermement à ce que la FIA conclue un accord confidentiel avec Ferrari pour clore cette affaire», poursuivent-elles.

Sollicitée par l'AFP, la Fédération internationale de l'automobile a indiqué préparer une réponse au communiqué des écuries.