Canadiens de Montréal

CH: un agent perce le mystère Kovalchuk...

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Les Canadiens de Montréal ont-ils déjà une entente confidentielle en place avec Ilya Kovalchuk pour le rapatrier cet été sur le marché des joueurs autonomes?      

Les spéculations vont bon train à ce sujet pour deux raisons en particulier. Le Russe a d’abord lui-même éveillé les soupçons en indiquant que le directeur général Marc Bergevin a accepté une offre plus faible en retour de ses services pour l’envoyer à la destination de son choix, les Capitals de Washington.          

Puis, dans un récent entretien avec Mathias Brunet, Bergevin a indiqué à mots à peine couverts que Kovalchuk sera de retour dans le giron de l’équipe, affirmant que le franc-tireur agira à titre de mentor auprès de l’espoir Alexander Romanov.      

En faisant une fleur à «Kovy», Bergevin a-t-il obtenu la garantie de réembaucher l’attaquant à la tombée du 1er juillet, s’étant déjà entendu avec lui sur les modalités de l’éventuel contrat? C’est une hypothèse populaire sur les réseaux sociaux à l’heure actuelle.      

Or, l’agent de joueurs Dominic DeBlois, qui représente notamment Thomas Chabot, est catégorique : aucun document liant Kovalchuk et le CH n’a été signé.      

«C’est sûr qu’il n’y a pas de papiers, a-t-il tranché en entrevue à l’émission Les Partants, mardi. Ce sont des ententes de bonne foi. Tu sens que le joueur, au moment de son départ, a vraiment un attachement avec la ville.»      

Autrement dit, les deux parties y sont peut-être allées d’une bonne vieille poignée de main, mais d’un point de vue légal, rien ne forcera Kovalchuk à jeter son dévolu sur le CH lorsqu’il deviendra libre comme l’air.      

«En tant qu’agent, tu as un bon pouls, tu es capable d’avoir un "feeling" si le joueur veut revenir, si l’organisation veut le ravoir, a précisé DeBlois. C’est plus de cette façon que les affaires ont lieu. Parce qu’il n’y a pas de négociations qui peuvent se dérouler quand tu échanges un joueur comme ça.»     

Mais disons que la loyauté est un concept plutôt abstrait dans le monde du hockey...      

«Gagner une coupe Stanley peut altérer la loyauté, a souligné l’agent québécois. De la loyauté dans le monde du hockey, il y en a, mais c’est limité à une niche de joueurs...»      

On se souviendra des fameuses paroles que Bergevin avait prononcées au sujet d’Alexander Radulov : «Si tu veux de la loyauté, achète-toi un chien.»     

L’arbitrage, un combat dans la boue     

Le dossier Max Domi retient de plus en plus l’attention alors que la saison régulière tire à sa fin. L’attaquant deviendra joueur autonome avec compensation cet été, et contrairement à plusieurs jeunes joueurs étoiles lors de la dernière période estivale, il bénéficiera de l’arbitrage comme levier dans les négociations avec le CH.     

Bien qu’il s’agisse d’une carte dans la manche du joueur, l’arbitrage n’a rien d’une partie de plaisir, rappelle toutefois DeBlois.      

Les stratégies peuvent être cruelles en affaires, et rien n’empêcherait le CH de faire valoir, par exemple, qu’une bonne proportion des points de Domi en 2019-2020 ont été amassés alors que son équipe était virtuellement exclue des séries.      

«Tout est possible en arbitrage, a prévenu DeBlois. Généralement parlant, ça peut être difficile pour les joueurs. Tout est sur la table. Tout peut être présenté.»     

«Du côté de l’agent, tu travailles sur ton mémoire. C’est un document assez étoffé qui doit être préparé. Tout est possible en ce qui a trait aux arguments présentés pour essayer de diminuer la valeur du joueur.»      

Le dernier bras de fer de la sorte chez le Tricolore opposait Subban et Don Meehan à Bergevin, à l’été 2014. Subban s’était finalement vu décerner un mirobolant contrat de huit ans et 72 millions $ avant que l’arbitre ne puisse trancher. 

Voyez l'entrevue accordée par Dominic DeBlois à l'émission Les Partants dans la vidéo ci-dessus.