Impact de Montréal

Un style imposé par nécessité chez l’Impact

Thierry Henry est un maniaque de foot et sa connaissance en est très pointue.

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Thierry Henry est un maniaque de foot et sa connaissance en est très pointue. On pourrait même dire que discuter foot avec lui donne tout son sens à l’expression le diable est dans les détails. 

Ainsi, quand un collègue lui a fait remarquer, hier midi, que son équipe avait joué de façons différentes à chacun de ses trois matchs au cours des deux dernières semaines, il a remis les pendules à l’heure. 

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«Je ne leur ai pas demandé de jouer différemment, le jeu nous a fait jouer différemment. 

«Ils ont su s’adapter. Les gens oublient qu’il y a une équipe en face et le système s’adapte où est la balle.» 

Tactique 

Henry a énormément de bagout en point de presse et n’hésite pas à se lancer dans des explications détaillées et dans des analyses, on le répète, pointues. 

Ainsi, il est revenu en détail sur les deux rencontres de Ligue des champions contre Saprissa. 

«On les a pressés super haut et ça les a gênés, ils ont changé leur tactique. Ici, on voulait être bien solides et essayer de repartir le plus rapidement possible. 

«On pouvait jouer vers l’avant, mais sur la première passe on jouait vers l’arrière et on reculait.» 

Tout revient donc à l’importance de savoir s’adapter en cours de match histoire d’épouser la physionomie de la rencontre. 

«Après dix minutes, tu penses faire quelque chose et il y a une équipe qui est peut-être mieux que toi ou toi mieux qu’eux et tu arrives à t’installer. Il faut savoir gérer les temps forts et faibles d’un match.» 

Adaptation 

Et comme l’adaptation était le thème du jour, c’est en voulant modifier une formule qui ne fonctionnait pas bien lors du camp d’entraînement que Henry a opté pour jouer avec cinq arrières en demandant aux latéraux de devenir des ailiers lorsque l’équipe attaque. 

Il a d’ailleurs précisé que ce n’était pas par courage qu’il avait changé d’approche. 

«Ce n’est pas du cran. Il fallait regarder ce qui allait bien et pas. Et si vous regardez les matchs amicaux, ça n’allait pas. 

«Il ne faut pas être têtu et bête, il faut regarder ce qui peut rendre l’équipe meilleure, mettre son ego de côté et voir ce qui peut rapporter à l’équipe.» 

La bonne décision 

Il a ensuite renchéri sur l’importance de ne pas parler d’une défense à cinq arrières puisque le système est plus subtil que ça. 

«Ça me fait rire quand j’entends défense à cinq parce que quand on a la balle, on est très aventuriers avec une idée de jeu.» 

Appelé à se prononcer à savoir s’il s’agissait d’une bonne décision d’avoir changé de système, Thierry Henry a bien fait rigoler les médias. 

«C’est une bonne décision jusqu’à tant que tu perdes et là, ça devient une mauvaise décision.» 

Il n’écarte pas la possibilité de revenir à un schéma plus classique à quatre défenseurs si c’est nécessaire. 

«Peut-être que dans deux semaines, vous allez me dire : “c’est peut-être mieux de passer à quatre”.» 

Maciel s’entraîne 

Par ailleurs, le jeune milieu de terrain argentin Emanuel Maciel s’est entraîné pour la première fois avec l’équipe, hier. 

Le joueur de 22 ans, obtenu de San Lorenzo dans le transfert de Nacho Piatti, va s’intégrer en douceur à l’effectif, lui qui ne s’est pas entraîné à fond. 

«On sait qu’il a une bonne patte gauche, a observé Henry. Il n’y a pas un plan précis pour lui, il y a un plan pour l’équipe.» 

«On ne voulait pas le brûler parce qu’il a voyagé et qu’il doit s’adapter.»